jeudi 9 janvier 2020
Le monde de Tchernobyl
vendredi 29 mars 2019
Une double infirmité
vendredi 15 septembre 2017
Kim Jong Un looking at things
looking at a guitar
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vendredi 28 avril 2017
All men are brothers - That's the bottom line
mercredi 26 avril 2017
Et le fascisme périra...
jeudi 13 avril 2017
Mech on the fields
lundi 21 novembre 2016
Pendant ce temps, dans la "War Room"...
mercredi 9 novembre 2016
November Spawned A Monster
dimanche 11 septembre 2016
We are in the pre-world dark again
jeudi 17 mars 2016
Des fous, des cons et des sages
dimanche 23 août 2015
La raison d’état, cette myopie
Y est lu cet écrit de Victor Hugo, alors en exil (on en est 1876, Napoléon III est à la tête du second empire). Hugo y parle d'un pays qui lui est cher, la Serbie. Si le pays a pu obtenir son autonomie en 1830 et s'affranchir de la tutelle de l'Empire Ottoman (en place depuis 1459), son peuple continue d'être persécuté par les Turcs.
C'est un peu long pour une note de blog, certes, mais je vous encourage vraiment vraiment à la lire (quitte à l'imprimer), tant les mots sont puissants. Qui plus est, ce texte est aujourd’hui considéré comme l’un des actes fondateurs de l’idée européenne.
vendredi 7 août 2015
La paix, le seul combat qui vaille d'être mené
(8 août 1945)
mercredi 28 août 2013
Ce nouveau monde où les vieillards ont 17 ans
Côté Eustache, les références d'Alexandre sont nombreuses, mais plus cinématographiques.
jeudi 17 novembre 2011
du plomb dans le ventre
dimanche 31 juillet 2011
†
vendredi 15 avril 2011
Une pratique de résistance
Depuis ce début d'année, le monde arabe nous montre que la Révolution est possible: Il est possible pour un peuple de renverser un régime autoritaire en place. Je m'empresse d'ajouter: "Encore aujourd'hui" (car tout de même, j'ai eu des cours d'Histoire à l'école).
Cela tend à donner raison à Etienne de la Boétie et à son "Discours de la Servitude Volontaire" (1581). Rappelons que son idée maîtresse est que si un peuple souffre de la domination d'un tyran, c'est d'abord parce qu'il y consent.
Je prendrai le temps prochainement de revenir sur ce raccourci et d'approfondir ce texte... Car enfin, il semble bien que les rebelles libyens, aussi déterminés soient-ils, se seraient fait ratatiner, sans aide extérieure.
Si je lis Michel Onfray, qui se sert du texte pour étayer sa conception de la politique, qui passe par une (louable) "pratique de résistance" :
Que faire? Relire La Boétie et réactiver ses thèses majeures: le pouvoir n'existe, on l'a dit, qu'avec le consentement de ceux sur lesquels il s'exerce. Si ce consentement fait défaut? Le pouvoir n'a pas lieu, il perd prise. Car le colosse aux pieds d'argile tient ses pieds du seul assentiment du peuple exploité. Phrase sublime: Soyez résolus de ne plus servir, et vous voilà libres, écrit l'ami de Michel de Montaigne.

A Mesure qu'Etienne de la Boétie suit le fil de ses idées, il finit enfin par évoquer le nombre des dominants.
Et la phrase mise en exergue par Onfray ("Soyez résolus de ne plus servir, et vous voilà libres") s'adresse d'abord à cette première catégorie. Pas à celle qui, sans servir, n'en est pas moins écrasée et démunie par un régime en place. Pour elle, le renversement d'une domination est moins trivial.
S'agissant de dominations plus subtiles ou rampantes, ou de ce qu'Onfray appelle les micro-fascismes, chacun peut néanmoins se fixer une règle:
Michel Onfray, la Puissance d'exister (2006)
samedi 11 septembre 2010
L'amour par tous les temps
Les deux tours sont tombés
C'était le chaos à New York
Le World Trade Center en cendres
Son vêtement de lumière en loques
Anna Lou et sa mère sont entrées dans ma vie
En ces temps de violence, de désordre infini
Violence d'hommes qui n'ont pas compris
Paroles et prophéties
Nous étions tuméfiés d'angoisse
Mais dans nos coeurs s'élevait l'audace
Du bonheur de ce nouvel amour
Plus fort que la chute de ces deux tours
Je me souviendrai longtemps de ce chaos,
Des milliers d'homme piégés dans les bureaux
Anna Lou était bercée par le piano,
Quelque part à Rome, le 11 septembre 2001
-
Au dessus des fumées de Manhattan
S'étend l'amour par tous les temps
Qu'il pleuve, qu'il tue, qu'il y ait du vent,
L'amour par tous les temps
Coca-Cola bien mérité chez E. de Joinville. Nous allumons incidemment la TV.
Images de New York:
les rédactions des principales chaînes ont pris l'antenne, de la fumée s'échappe d'une tour. Il me semble qu'au début, sans trop comprendre, j'imaginais un accident d'un avion monoplace. Jusqu'au deuxième avion.
De retour chez moi, la deuxième tour s'effondrait. En direct.
Et vous, que faisiez vous le 11 septembre 2001?
lundi 29 mars 2010
En ma fin est mon commencement
Je me souviens de l'Egypte et de la Grèce en 6ème. De la révolution française en 4ème et à nouveau en 1ère. De la crise de 1929 en troisième. Du moyen-âge en primaire, truffé d'anecdotes et de "personnages".
Je ne me souviens pas si ces cours d'histoire ont jamais dépassé la succession de faits et dates à retenir (articulés entre eux, certes)...
Aucun souvenir d'avoir d'une quelconque manière appréhendé les aspects profondément politiques d'une situation ou d'une période, ni leurs conséquence sur notre présent.
Disons que si l'éducation donne à chacun les jalons la connaissance historique, afin de pouvoir éventuellement y revenir plus tard, c'est déjà pas si mal.
En plus des aspects que j'évoquais dans mes deux précedents articles à ce sujet, la lecture de la biographie de Marie Sutart m'a donc intéressé à bien des égards, puisque sortant du cadre franco-français. On y lit en toile de fond la réforme protestante, on y appréhende les relations "internationales" entre nations, on y croise des souverains qui au-delà de leur existence ont le sens de l'Histoire et le souci de la Postérité, on y pressent l'incroyable gravité du geste qui clôture ce livre.
Maintenant il n'y a plus de choix qu'entre la grâce et la mort. La décision toujours ajournée et qu'on ne peut plus écarter se fait pressante. Elisabeth frémit, elle devine les conséquences immenses, d'une portée incalculable qu'aura son attitude. Il est difficile de se représenter aujourd'hui ce qu'il y avait de nouveau et de révolutionnaire dans la mesure prise contre Marie Sutart et qui ébranla toute la hiérarchie du monde. Car que signifie en somme l'envoi d'une reine à l'échafaud si ce n'est montrer à tous les peuples asservis de l'Europe que les monarques sont eux aussi responsables de leurs actes devant la justice et nullement intanglibles? Ce n'est pas la mort d'un être humain, c'est une idée qui arrête Elisabeth. Ce précédent d'une tête courronnée qui tombe sur le billot aura ses répercussions pendant des siècles, ce sera une menace permanente pour tous les rois de la terre. Sans cet exemple il n'y eût pas eu d'exécution de Charles Ier, ni ensuite de Louis XVI et de Marie-Antoinette.

Paul Delaroche, La dernière communion de Marie Stuart (1858)
lundi 15 mars 2010
Fruit de la passion
La passion peut faire bien des choses. Elle peut éveiller chez un individu des énergies incroyables, surhumaines, faire surgir des forces titaniques de l'âme la plus paisible et la pousser par-delà toute morale jusqu'au crime. Mais il est normal qu'après de tels exploits elle retombe épuisée. En cela le criminel par passion se distingue essentiellement du criminel-né, de l'assassin professionnel. Le premier, la plupart du temps, est capable de commettre le crime, mais rarement de faire face à ses conséquences. Agissant par impulsion, ne voyant que l'acte qu'il se propose d'accomplir, il tend toutes ses forces vers ce seul but; dès qu'il l'atteint, son énergie se brise, sa résolution tombe. Au contraire le criminel qui a calculé froidement son acte est prêt à accepter la lutte avec ses accusateurs et ses juges; lui, ce n'est pas pour le crime même mais pour se défendre ensuite qu'il raidit toute sa volonté!
- - -
Depuis les us et les Lois ont changé.
Mais ce qui est intéressant, c'est de rapprocher ces pratiques de celles de la vie politique actuelle, ou d'ailleurs également du monde de l'entreprise.
Puisque nul n'arrive au sommet par hasard, sans s'être fait sa place.
Pour revenir au thème premier de ce post, voici le sujet de réflexion du jour:
"Discutez du bien fondé juridique de la notion de crime passionnel".
vendredi 12 mars 2010
la vie me pèse autant que ma couronne
Impossible, bien sûr, de me faire une idée de ce genre littéraire, ceci dit, je pressens qu'un des travers peut être une narration orientée, selon l'angle choisi par le biographe.
Cherchant à valider sa propre idée du personnage, il pourrait donc tenter d'expliquer chaque péripétie par les deux ou trois traits de caractères qu'il aura jugé constitutifs.
Beaucoup d'images caricaturales voire trompeuses ont été ainsi faites.
De l'intérêt, sans doute, de croiser les biographies.
A entreprendre en revanche, l'exercice doit être des plus intéressants, surtout pour un personnage historique (plutôt que pour Luc Châtel). Reconstituer l'Histoire à la lueur de documents archivés et d'échanges épistolaires, a tout de même plus d'attrait que de faire une recherche sur Google.
Deux figures principales dans ce livre. Marie Stuart, reine d'écosse, et Elisabeth, reine d'Angleterre. Avec Catherine de Médicis qui fut leur contemporaine, on se dit qu'il était finalement plus facile pour une femme d'être au pouvoir à l'époque qu'aujourd'hui.
(uniquement en ce qui concerne la fonction suprême, on s'entend)
Oui, donc pour situer, Marie Stuart, c'est 1542-1587.
Lire les passages se rapportant à l'Ecosse, à ses conflits internes, entre roi et clans, c'est se retrouver en plein Shakespeare. L'attrait des personnes pour le pouvoir, la lutte d'une nation pour étendre son influence (quite à soutenir des forces d'oppositions), tout cela existait hier, comme aujourd'hui. Les formes sont un peu différentes, c'est tout.
Vive la politique.
Sur ce dernier sujet, je vous livre un premier extrait de cette lecture. Il ne concerne pas Marie Stuart, mais son père, Jacques V. C'est une lettre écrite à Marie de Guise.
A y repenser, je trouve hallucinant que le texte d'une lettre de Jacques V datée de 1542 puisse être publiée en 2010 sur un blog.
Bref...
Madame,
Je n'ai que vingt-sept ans et la vie me pèse déjà autant que ma couronne... Orphelin dès l'enfance, j'ai été le prisonnier de nobles ambitieux; la puissance de la maison des Douglas m'a tenu longtemps en servitude et je hais leur nom et tout ce qui me rappelle les soumbres jours de ma captivité. Archibald, comte d'Angus, de même que George, son frère et tous leurs parents exilés ne cessent d'exciter le roi d'Angleterre contre moi et les miens; il n'y a pas de noble dans mes états qu'il n'ait séduit par ses promesses ou suborné par son argent. Il n'y a pas de sécurité pour ma personne, rien ne garantit l'éxécution de ma volonté ni celle de lois équitables. Tout cela m'effraye, Madame, et j'attends de vous appui et conseil. Sans argent, réduit aux seuls secours que je reçois de France ou aux dons parcimonieux de mon opulent clergé, j'essaye d'embellir mes châteaux, d'entretenir mes forteresses et de construire des vaisseaux. Malheureusement mes barons tiennent un roi qui veut vraiment régner pour un insupportable rival. Malgré l'amitié du roi de France et l'aide de ses troupes, malgré l'attachement de mon peuple, je crains bien de ne jamais pouvoir remporter sur mes barons rebelles une victoire décisive. Je surmonterais tous les obstacles pour ouvrir à cette nation la voie de la justice et de la paix et j'atteindrais peut-être mon but si je n'avais contre moi que la noblesse de mon pays. Mais le roi d'Angleterre ne cesse de semer la discorde entr elle et moi, et les hérésies qu'il a implantées dans mes Etats étendent leurs ravages jusque dans l'Eglise. De tout temps, mon pouvoir et celui de mes ancêtres n'a reposé que sur la bourgeoisie et le clergé, et je suis obligé de me demander si ce pouvoir durera encore longtemps. [...]




































