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jeudi 21 novembre 2024

I am a prisoner here forever

D'un film à l'autre, changeons de pays, donc de culture et d'ambiance, direction la Finlande avec "les feuilles mortes". Premier Kaurismaki que je visionne, et ce film est une grande réussite, tant pour son histoire, ses personnages et la réalisation en tant que telle !

Beaucoup de plans statiques, donnant à voir une composition de personnages pensée ! Quelle coïncidence d'ailleurs de retrouver une affiche de Rocco et ses frères dans l'un d'eux !


Ansa (Alma Pöysti) dans son appartement :
 



Point d'orgue de ce film, qui rappelle autant Jarmush (pour son amour du rock et de la musique live) que Béla Tarr (dans la succession des plans), le morceau joué par le groupe finlandais Maustetytöt.


Cette scène peut s'apprécier ici. Dans chaque regard, transparaît une histoire, une existence...


[...]

because anyway I just mainly lie down
I don't leave my house, without a reason at least
forget me, I want to be alone
I was born to sorrow and clothed with disappointments

I am a prisoner here forever
fences surround the graveyard too
when finally my last worldly task would end
you still dig me deeper into the ground
I like you but can't stand myself
I don't need others, don't know about you
I admit, if I leave
I only do it for the sake of myself

Aki Kaurismaki, les feuilles mortes (2023)

Maustetytöt - Syntynyt suruun ja puettu pettymyksin
Eivät enkelitkään ilman siipiä lennä (2020)

mercredi 16 octobre 2013

Ne vous attendez à rien, c’est ça qui compte


" Ne vous affligez pas, ne soyez pas tristes. Ne vous attendez à rien, c’est ça qui compte. Nous attendons tous quelque chose. Tenez, moi, par exemple. Toute ma vie j’ai attendu. Toute ma vie je me suis senti comme sur un quai de gare. Et toujours j’ai eu l’impression que ce qui se passait n’était pas la vie, mais une attente de la vie, une attente de quelque chose de réel, d’important. Pas vous ? "

Le Sacrifice, Andreï Tarkovski (1986)


Le Sacrifice est le septième et dernier long-métrage de Tarkovski, sorti l'année de la mort du réalisateur. C'est un film franco-suédois, tourné sur l'île de Fårö [googlemaps], la fameuse "île de Bergman" (où se joue notamment Persona). Si les liens au réalisateurs suédois sont évidents, certaines scènes m'ont aussi fait penser à du Bela Tarr.

dimanche 4 décembre 2011

Un weekend en images...

...avec tout d'abord "Simon Werner a disparu" que j'ai enfin pu visionner. Encore un film qui doit tout à Rashômon, pour la narration multi points de vue (et sans doute aussi à Elephant).
Je ne résiste pas au plaisir de publier à nouveau cette première photo... La première fois, c'était dans la rubrique "Album cover of the week", pour la bande originale signée Sonic Youth.



Puis l'expo Diane Arbus (annoncée ici)...


J'aime bien celle-ci...
avec cette pose et ce regard à la Laura Palmer.


Et enfin les 2h26 du Cheval de Turin, le dernier film de Béla Tarr. Deux sujets dépeints avec d'infimes variations au fil des jours, jusqu'à l'épure finale.

Je préfère tout de même largement "Les harmonies Werkmeister".
D'autres Béla Tarr, dans le cycle actuellement programmé au Centre Pompidou.

Fabrice Gobert, Simon Werner a disparu (2010)
Diane Arbus, Untitled 3 (1971)
Diane Arbus, Girl in a coat lying on her bed, N.Y.C. (1968)
Béla Tarr, le cheval de Turin (2011)