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jeudi 21 novembre 2024

I am a prisoner here forever

D'un film à l'autre, changeons de pays, donc de culture et d'ambiance, direction la Finlande avec "les feuilles mortes". Premier Kaurismaki que je visionne, et ce film est une grande réussite, tant pour son histoire, ses personnages et la réalisation en tant que telle !

Beaucoup de plans statiques, donnant à voir une composition de personnages pensée ! Quelle coïncidence d'ailleurs de retrouver une affiche de Rocco et ses frères dans l'un d'eux !


Ansa (Alma Pöysti) dans son appartement :
 



Point d'orgue de ce film, qui rappelle autant Jarmush (pour son amour du rock et de la musique live) que Béla Tarr (dans la succession des plans), le morceau joué par le groupe finlandais Maustetytöt.


Cette scène peut s'apprécier ici. Dans chaque regard, transparaît une histoire, une existence...


[...]

because anyway I just mainly lie down
I don't leave my house, without a reason at least
forget me, I want to be alone
I was born to sorrow and clothed with disappointments

I am a prisoner here forever
fences surround the graveyard too
when finally my last worldly task would end
you still dig me deeper into the ground
I like you but can't stand myself
I don't need others, don't know about you
I admit, if I leave
I only do it for the sake of myself

Aki Kaurismaki, les feuilles mortes (2023)

Maustetytöt - Syntynyt suruun ja puettu pettymyksin
Eivät enkelitkään ilman siipiä lennä (2020)

mercredi 4 mars 2020

I'm more of a Stax girl myself

Fantastique film de Jim Jarmush dans lequel les amants Adam (Tom Hiddleston) et Eve (Tilda Swinton) promènent leur swag tout autour du globe. Il faut dire qu'être des vampires centenaires, figurer aux côtés et parmi les plus grands artistes de l'humanité et porter des lunettes de soleil en toute circonstance donne une certaine contenance.


L'ambiance sonore est une merveille, tant par ces riffs psychés cradingues chers à Jarmusch que par la voix enveloppante de Tom Hiddleston. Malgré ça, le film sait conserver une certaines légèreté, comme lors de cette virée nocturne en voiture à Détroit, territoire d'Adam

- So this is your wilderness. Detroit.
- Everybody left.
- What's that?
- It's the Packard plant where they once built the most beautiful cars in the world.Finished.
- But this place will rise again.
- Will it?
- Yeah. There's water here. And when the cities in the South are burning, this place will bloom.
- Do you wanna see the Motown Museum? Although it's not much to look at from the outside.
- I'm more of a Stax girl myself.
- Actually, there is something I could show you. It's not far.
- There. That's Jack White's house.
- Oh. I love Jack White.
- That's where he grew up.
- Oh. Little Jack White. Nice.
- Do you know he's actually his mother's seventh son?
- That figures.

Jim Jarmusch, Only Lovers Left Alive (2013)

dimanche 26 mai 2019

samedi 9 juin 2018

La profonde solitude du samouraï

Ce n'est que récemment que je suis enfin arrivé à visionner un film de Jean-Pierre Melville (finalement assez peu repris au cinéma). Le premier, depuis "Le silence de la mer" (1947), vu étant enfant.
Le Samouraï.

Il ne m'aura pas fallu longtemps avant de comprendre que l'aura dont joui le réalisateur est totalement fondée. Vu peu avant, je n'avais trouvé  au "clan des siciliens" (Verneuil, 1969) qu'un charme désuet, sur une intrigue fade.
Si les ingrédients paraissent similaires (Alain Delon, Paris, les années 1960, des flics, des truands, des borsalinos, des imperméables et des flingues), l'ambiance est toute autre dans Le Samouraï, film noir intemporel.

Pour ne rien gâcher, la photographie (Henri Decae) est superbe
(surtout dans l'appartement gris occupé par Jef Costello). Un film marquant, donc, qui aura inspiré Ghost Dog à Jim Jarmush


Melville, le Samouraï (1967)

vendredi 2 mars 2018

Glow

When I wake up earlier than you and you
are turned to face me, face
on the pillow and hair spread around,
I take a chance and stare at you,
amazed in love and afraid
that you might open your eyes and have
the daylights scared out of you.
But maybe with the daylights gone
you’d see how much my chest and head
implode for you, their voices trapped
inside like unborn children fearing
they will never see the light of day.
The opening in the wall now dimly glows
its rainy blue and gray. I tie my shoes
and go downstairs to put the coffee on.

Ron Padgett, Glow (You Never Know, 2002)
un poème également entendu au cinéma, dans
Paterson, Jim Jarmusch (2016)

jeudi 12 janvier 2017

Coffee and Cigarettes

Iggy et Tom se retrouvent autour d'un café
(et sous l'oeil de Jim Jarmusch)...

- Come on, have some coffee.
- Okay, coffee it is.
- Are those your cigarettes?
- No, they were just sitting here when I got here.
- You don't smoke, do you?
- No. I gave it up.
- Not for me, either.
- Boy, enough of that.
- That was enough, 25 big ones.
- Finished !
- Got the energy now !
- Since I quit, I mean, just everything...
- Yeah, you're focused !
 - Zeroed in. Bang, you know?

- Me, too.
- I feel sorry for suckers still puffing away, you know?
- No willpower.
- No willpower. Pacifier.
- Silly.
- You know, the beauty of quitting is now that I've quit...  I can have one. Because I've quit. I mean, it's just like jewelry. You know, it's not really...I don't even inhale. You want to join me in one?
- Well, yeah, since I quit. Okay.
- Now that you've quit, you can have one.
- Sure, yeah. I can do that. All right.
- Boy, thank you.
- Yeah, you know what I mean? Now that we've quit...
- Cigarettes and coffee, man. That's a combination.
- Can't beat it.


Jim Jarmusch, Coffee and Cigarettes (2003)
-
"Coffee and Cigarettes" est un film bavard, composé de onze courtes scènes cocasses, absurdes ou caustiques, où se retrouvent deux à trois personnes devisant en mode café/clope.
(feat. Roberto Benigni, Steve Buscemi, Iggy Pop, Tom Waits, Isaac de Bankolé, Cate Blanchett, Jack White, Meg White, GZA, RZA, Bill Murray)

samedi 4 octobre 2014

My life, my dog, my strength

Lorsque j'ai vu Wrong, de Quentin Dupieux, pour la première fois, j'avais bien décelé l'influence Twin Peaks (les références les plus évidentes se trouvent dans la bande originale. Plus tard, pour Wrong Cops, le recours à des acteurs de la série devait le confirmer).

Maintenant que j'ai vu Broken Flowers, clairement, je découvre une autre source d'inspiration à ce film.

Par le choix commun de l'actrice Alexis Dziena tout d'abord (qui interprète des personnages similaires) :

Et par la présence de doux fêlés au titre d' "Animal Communicators", à l'origine tous deux d'une bibliographie singulière :

Animal Vernacular : An indepth analysis of the vernacular
and how we can communicate with animals [Broken Flowers]
"My life, my dog, my strength" [Wrong]

Quentin Dupieux, Wrong (2012)
Jim Jarmusch, Broken Flowers (2005)

dimanche 6 janvier 2013