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jeudi 14 juillet 2022

Tier list "Herman Düne"


Deuxième groupe à passer à la moulinette de la "Tier list", Herman Düne, emmené par David-Ivar et André. Deux frères, nés à Paris, aux origines doubles franco-suédoises, et qui multiplient les noms d'artistes en solo (Yaya, Kungen ; Stanly brinks maintenant, mais aussi John Trawling, Ben Haschish...). Deux guitaristes, auteurs-compositeurs-interprètes, accompagnés à la batterie d'abord d'Omé, puis de Neman.

Herman Düne a multiplié les albums dans les années 2000 et y délivre un (anti-)folk lo-fi électrique unique. Leurs textes nous font naviguer entre la Suède, New York City et Berlin, parlent de femmes, singes (!) et name droppent à l'envie (Sonic Youth, Velvet Underground, Suicide....)

La liste ci-dessous s'arrête à l'album Giant (2006), à partir duquel les frangins mèneront des carrières artistiques séparées (Herman Dune * sans trema d'une part, Stanley Brinks d'autre part). Si je concède avoir un faible pour l'ami André (et donc pour ses chansons), mes albums préférés du groupe s'avèrent à la réécoute très bien équilibrés.


HERMAN DÜNE
-
MÉMORABLES
Fire EP (2000)
They Go to the Woods (2001)
Turn Off the Light (2000) [!]


REMARQUABLES 
Not on Top (2005)


AGRÉABLES
Mash Concrete Metal Mushrooms (2003)
Mas Cambios (2003)
The Whys and the Hows of Herman Düne (2002)
Switzerland Heritage (2001)


DISPENSABLES 
Giant (2006)


(*) Parmi mes disques favoris, tout groupe / artiste confondu
(**) très bons albums
(***) bons albums
(****) moins réussis / plus inégaux
[!] album par lequel j'ai connu le groupe

Note : Pour aller plus loin, on pourra notamment aussi écouter
Stanley Brinks, Herman Dune et Zombie Zombie.

mardi 12 juillet 2022

You don’t know where I'm from

You don’t know where I'm from
You don’t know when I'll come
You don’t know much, do you ?
Well, neither do I

When I come late in your sleep
Bringing dreams and smells from my trip
I take a shower, though I know I don’t have to
It’s a very little thing, I do for you
You don’t ask for much, do you ?
Well, neither do I

When I lay my hairy chin on your avocado skin
Sometimes you turn to me
But you don’t need to see
And when I feel like
Spending one more day
On german streets, far away
You don’t care that much, do you ?
Well, neither do I

Herman Düne, From German Streets to a Danish Bed
They Go to the Woods (2001)

lundi 4 avril 2022

I had an indie dream

Depuis que j'ai "chargé" le Fire EP de Herman Düne sur mon téléphone, je ne cesse d'y revenir. Encore ce soir, sur le chemin et au sortir du concert de Porridge Radio à la Boule Noire. Disons que leur musique possède ce qu'il faut pour d'abord mettre l'oreille en condition, puis pour offrir un supplément de frissons. Je faisais récemment l'expérience inverse, à savoir un concert totalement affadi par l'écoute préalable de "Algérie" de Mendelson. Trop puissant. A la réflexion, les quatre titres de Fire EP (sorti en 2000, sur Prohibited, qui - hasard - hébergeait aussi Mendelson) sont un condensé parfait du "early" Herman Düne, de ce qui a rendu leur musique si chère aux oreilles de certains. 

Les souvenirs d'un attachement profond à ce groupe sont récemment remontés, en relisant certains de mes écrits (Land of long shadows, back in the dales), en échangeant avec l'ami Guillaume de Popnews, et surtout à la faveur d'un rêve venu de nulle part. Récit (dispensable, j'en conviens)


Cette nuit, j'ai rêvé que j'avais croisé trois fois dans la même journée, dans un passage proche de la rue Amelot (et donc du bar "Pop In"), Herman Düne. Au complet. Soit David Ivar, Neman et André (dans son célèbre t-shirt blanc à manches longues bleu marine).


Bien sûr, l'idée que quelque chose soit en train de se tramer m'a rendu follement enthousiaste… mais impossible de trouver la moindre information tangible à ce sujet (car bien sûr, je n'ai pas eu le réflexe de leur poser la question directement). Je tombe sur internet un teaser vidéo dans lequel on voit le groupe jouer "Just Like That"... mais sans qu'il soit fait référence à une quelconque date. Je décide de me rendre au Pop In, mais ne parvient pas à m'adresser au patron (bizarrement Julien C., boss de Super! dans la vraie vie). Posé sur une table, un flyer sur lequel je reconnais le trait de David Ivar. Las, il annonce en réalité un concert de Cerberus Shoal. Un employé du bar finit par me donner le tuyau…

*
*     *

Le concert en question (au Pop In, donc) arrive. Je me dis que ça va être une COVID party, mais qu'importe… Au merchandising, trois albums inconnus au bataillon (dont un double). Je ne les achète pas, me souvenant avoir stoppé ma collection de disques d'Herman Düne à "Not on top" (car moins emballé par la suite). Le concert est génial, l'entente entre les trois musiciens est bonne (c'était pas gagné, vu la longue brouille qu'ils ont traversée). Il y a même des featurings : L'un des batteurs du groupe RIEN (pas Francis Fruit, l'autre). Julien T. au chant sur un morceau ! Et Aziz O. qui rappe sur un autre ! Incroyable. A l'approche de la fin du concert, le groupe s'ouvre aux requests, hélas, rien ne me vient. Pas même des suggestions de reprises de Palace Music / Will Oldham. La salle est timide, la situation devient un poil malaisante… Et je me réveille. Voilà!

samedi 25 décembre 2021

This is so not what i wanted

Quelque jour après avoir rêvé de la reformation d'Herman Düne, voici que mon cerveau se met à jouer de lui-même cet excellent morceau, extrait de Mas Cambios. Allez zou, c'est décidé, dès que je rentre, je me refais l'intégrale du groupe (jusqu'à Not on Top, et tiens, je suis prêt à redonner sa chance à Giant)

I do not believe we met before
Or maybe in a darker place

There's many people singing good songs
So many people singing true songs

This is so not what i wanted
Not what i wanted
So not what i wanted

This is what i have been waiting for
With my hand on my face

People take the time to
Look back and forth

This is so not what i wanted
Not what i wanted
So not what i wanted

Herman Düne - So Not What I Wanted
Mas Cambios (2002)

lundi 27 mars 2017

In the wine​-​dark sea

C'était ce samedi, Stanley Brinks + Freschard, de passage à Paris pour un concert en appartement.

vendredi 23 janvier 2015

(Wave) Pictures

Le 27 juin 2003, à Mains d'Oeuvre, se déroulait la soirée de clôture du festival Mo#Fo, alors très orienté "antifolk". S'y produisaient Wilfried*, Herman Düne, Kimya Dawson, the Mountain Goats et les Wave Pictures . Une édition à ce point marquante que j'en reparlais dans ces colonnes en 2008.

Vendredi dernier, au Point FMR, l'affiche avait un petit goût de revival.
Si Darren Hayman (Hefner) et les Wave Pictures ont été les premiers noms annoncés pour cette date, le plateau s'est rapidement complété par Wilfried* et Freschard feat. Stanley Brinks.
André Herman Düne est si rare en France que c'était là une excellent nouvelle (d'autant qu'il a sorti l'an passé un album avec les Wave Pictures).

J'ai pris quelques photos !

Tout d'abord Wilfried* qui, en plus de jouer le DJ, a ouvert la soirée avec 3-4 titres acoustiques solo, d'abord extraits de son répertoire passé, puis de son dernier album.
L'occasion pour lui de réaliser en temps réel que les morceaux de sa Matrice passent moins bien en live solo acoustique que dans le dispositif scénique d'origine.

C'est ensuite que la soirée a pris le visage qu'à mon sens elle n'aurait jamais dû quitter, à savoir celui d'un concert collaboratif. Freschard fut en effet secondée par Stanley Brinks et les Wave Pictures, soit un backing band de choix, avec deux guitaristes se complétant avec talent.

Freschard et Dave [Wave Pictures]
Freschard et Stanley Brinks

Tout ce beau monde aura même été rejoint le temps d'un morceau par Wilfried* et Howard Hugues  [Coming Soon] en invité surprise (ce garçon a décidément d'excellentes fréquentations, cf. l'interview que je publiais de lui, au sujet de David Berman / Silver Jews)

A mon regret, les Wave Pictures n'auront pas été le fil rouge de la soirée, et malgré des albums réalisés avec Stanley Brinks d'une part, et Darren Hayman d'autre part, ils ne seront remontés sur scène que pour leur propre concert.


C'est donc seul que l'ex-Hefner se présente à son public.
Avouons-le, on aura craint d'être confronté à un chanteur en perte de vitesse et manque d'inspiration, mais rapidement, l'Anglais nous rassure, et conquière le public. 
Son humour et son charisme y furent pour beaucoup.


Les Wave Pictures, enfin, avec toujours plus de maîtrise (et de solos de guitare), peut-être, parfois, au détriment de la fraîcheur des débuts
La batteur Jonny Helm, au chant (rôle usuellement dévolu à David Tattersale) 

jeudi 11 décembre 2014

J'aime trop l'idée d'une vie sans racine

Nos concerts c'était vraiment de la bombe
quand avec mes frères, nous sillonnions le monde 

*
*     *

François Tarot (Les Disques Bien) qui propose une "couverture" de Stanley Brinks (ex-André Herman Düne, faut-il le rappeler) en français dans le texte, que rêver de mieux ?


(au chant, sur ce morceau, Dana Boulé)


François Tarot, Stanley Brinks
Guernesey (Les disques bien, 2015)
https://francoistarot.bandcamp.com/album/guernesey-chansons-lp-2015
(allez également tout de suite écouter "Si doux si tendre", la couverture de "Sweet and tender hooligans" des Smiths!)

Pour les paroles originales, c'est là :
http://arise-therefore.blogspot.fr/2011/05/i-became-enemy-of-society.html

mardi 1 avril 2014

Stay Happy There [Top Tape]


Top Tape Vol.6 (S6), c'était ce dimanche, et la mixtape est en ligne :

Bon, c'est bien simple, j'adore tout ce que j'ai diffusé, et il y a pour moi ce soir beaucoup de chansons remarquables (à l'échelle de l'année) : la délicieuse pop psyché d'Axxa / Abraxas, celle un peu plus déglinguée de Morgan Delt, la b-side imparable de Guided by Voices chantée par Tobin (et non pas Robert). Quart d'heure folk, ensuite, avec ce morceau cohenesque de Angel Olsen, la plus belle chanson du monde du printemps interprétée par Rodrigo Amarante, le retour d'Alden Penner (Unicorns, Clues), et puis un extrait du très bon album de Metronomy.
C'est sur ces entre-faits que la face B débute, conviant les frenchies hautement recommandables que sont the Wedding Soundrack, Silver Jews (bon, finalement, c'est sûr, Bright Flight est mon album favori d'eux), Stanley Brinks accompagné des Wave Pictures (formule qu'on sait gagnante), et puis Let's Wrestle, parce que je suis somme toute assez fidèle.
Ensuite ça envoie, ca devient même jouissif, grâce à Eagulls (qui vient les voir mercredi au point FMR?), Cloud Nothings qui affole les bpm, et La Dispute (pour se consoler d'avoir perdu à tout jamais At the Drive-in) 

vendredi 7 mars 2014

Il ne faut pas confondre...

...Herman Dune (David-Ivar + Néman)

Herman Düne (les mêmes, avec André, qui quitta le groupe en 2006)
[Sur la photo, oui, il y a Julie Doiron, mais c'est parce que les photos de ce line-up sont aujourd'hui très difficiles à trouver... Sans même parler de l'avant Néman]

Amen Dunes , le projet folk psyché de Damon McMahon

et Amon Düül II, groupe allemand fondateur du Krautrock au tout début des 70's 

lundi 24 février 2014

Paint a Smile on me

Je ne sais pas trop d'où ca vient, mais il faut bien le constater, souvent, le folkeux dessine. Devendra Banhart, Jeffrey Lewis, Kyle des Little Wings, David Ivar Herman Düne...  et leur aîné qui les a peut-être indirectement encouragés : Daniel Johnston.

Peut-être ferai-je un jour de ce "trait" commun une saga estivale, sur ce blog... ne serait-ce que pour présenter les spécificités de chacun.

Pas de circonvolutions aujourd'hui, j'en viens directement au fait : l'exposition de certaines des oeuvres récentes de David-Ivar Black Yaya à la galerie Nivet-Carzon à Paris (2 rue Geoffroy Langevin, dans le IVe).

Si je n'ai jamais vraiment été convaincu par ses Yetis bleu, j'ai vu ici de belles choses, qui plus est très bien exécutées (peintures, sculptures). Pas moyen de dénicher les visuels correspondants sur internet, je me contenterai donc d'oeuvres approchantes


Ca dure jusqu'au 8 mars, ne tardez pas.

*
*      *

Cette visite aura marqué la fin d'une quinzaine musicale assez chargée me concernant, avec une série de concerts successivement 8bits / Folk / Chanson pop / Electro / Ambient et enfin Indie rock.

Elle a commencé le 10 février avec Anamanaguchi, ce groupe new-yorkais adepte de chiptune.
C'est d'avantage la curiosité qui m'a poussé à aller au point FMR ce soir-là (après tout, le sujet m'intéresse, cf. Top Tape Vol.3 S1).
Musique instrumentale la plupart du temps, qui n'est pas de la pure 8-bit, puisque les membres du groupe jouent avec de vrais instruments (guitares + basse + batterie).
Le tout pour un résultat assez (vidéo-)ludique, donné devant un public très jeune !


Deux jours plus tard, Bill Callahan relevait à fois la moyenne d'âge et le niveau à la Cigale. Rien à redire musicalement, tout est parfait, la voix de Bill, son batteur, son guitariste.
Concert peut-être un poil trop homogène, avec ce regret, toujours, celui de ne jamais pouvoir entendre le Smog des débuts, infiniment plus touchant selon moi.

Jeudi, Autour de Lucie au 104 (13 ans après les avoir vus à Grenoble) : je réserve mon jugement et préfère attendre l'album à l'automne prochain pour me prononcer.

Vendredi Espace B, avec Alex June et San Carol, venus pour la soirée Radio Campus Paris. Chouette moment, bonne ambiance, artistes très sympas.
On va remettre ça en mai, du coup (avec d'autres groupes, hein). 

Rebelotte le lendemain, toujours à l'Espace B, avec le concert totalement captivant de Loscil (que j'aurais volontiers vu prolongé d'une heure). A ma grande surprise : le meilleur concert de ce début d'année...



...même si Yuck a fait très très fort Vendredi.
Et qu' il me reste encore à voir pour Février la double affiche Islands + Angil, Vendredi @Petit Bain !

vendredi 29 juillet 2011

I can face the sun as it rises

Si j'étais sur Facebook, je créerais un groupe "J'attends la fin de la chanson pour sortir de chez moi, ou arriver au travail".

Récemment, ça aura été un poil handicapant puisque j'écoutais un live de Godspeed You Black Emperor (live @ Brooklyn Masonic Temple, mars 2011) :
deux heures et dix minutes, réparties en 7 morceaux.

Tout à l'heure, j'ai non seulement attendu la fin "Philly - San Fran" de Stanley Brinks avant d'aller chercher de quoi remplir mon frigo chez Franprix, mais je l'ai même rejouée.

Il faut dire que je venais de trouver dans ma boîte à lettres l'album "Back in the Dales", celui-là même dont je vous parlais tantôt. Je remercie mes amis suédois G+J pour cette belle surprise, qui s'inscrit d'ailleurs dans une journée très bien démarrée, et achevée au septième ciel.

Avant d'aller plus loin, je m'empresse de saisir l'occasion pour compléter ma série d'articles sur la Suède et les Düne par ces quelques mots qu'André (Herman Düne) écrivait au dos :

I hadn't been back to my house in the Dales for two years, apart from the twenty-six hours of Yom Kippur that I spent there in 2003. That's the house of my ancesters, that's where my father tried and teached me to make wood horses. It turned out a knife was a dangerous thing in my hand, so I started making songs instead. In my teenage I played guitar all night in the smaller winter house my grandfather buit for us. Since I got my first minidisc device I've been recording in the sauna, about a hundred feet from the main house, still always at night. At the break of day I walk or ride my bicycle to the lake that used to be a river and I can face the sun as it rises.

J'ai l'impression d'y être à nouveau...

Que vous dire d'autre?
Je vous raconte le concert de Jérôme Minière demain, car je vais aller dormir.... J'attends juste que se termine cette chanson de Snowman
(je kiffe)

Stanley Brinks, Back in the Dales (2004)

Snowman - Whitewall
Absence (Dot Dash, 2011)

mercredi 6 juillet 2011

Back in the Dales

Je ne sais pas si Memory Tapes est "connu".
Ou plutôt je ne sais pas répondre à cette question.
Ca dépend évidemment de ce qu'elle entendait par "connu"...

Je me suis aperçu aujourd'hui que ces soirées Inrocks IndieLab étaient assez particulières, aussi pour leur public. Au moins, on n'y est pas entre initiés, ou happy few.
Pas tellement happy, d'ailleurs, le public:
Le webzine filmant le concert aura dû renoncer aux plans de coupe côté spectateurs, faute de mouvements perceptibles.

Drainer un public jeune amateur de musique juste sur son nom (ou sur la gratuité de la soirée), c'est aussi ça la force d'un magazine prescripteur. Un peu comme TF1 draine la ménagère de moins de 50 ans RDA (Responsable des Achats).

Ou comme le présent blog est premier sur les fans d'Herman Düne s'étant fait dédicacer un de leurs disques. Lectorat de niche, certes, mais ô combien de qualité.

Back in the Dales, donc.
the Dales, c'est le Dalarna, contrée de Suède dont il aura beaucoup été question dernièrement ici (je vous refais pas l'intro à chaque fois, hein, reportez-vous au minimum à l'article précédent: Land of Long Shadows).

Vendredi, nous avions suivi - via André - la piste d'Herman Düne jusqu'à Garberg, tandis que je reproduisais une interview de David-Ivar décrivant les paysages de cette région.

Les quelques dessins ci-dessous devraient vous permettre de visualiser. Ils sont l'oeuvre conjointe de David et de la créatrice Marion Hanania.
J'ajoute quelques photos, à titre de comparaison.


Certains montrent l'atelier d'Anders Zorn
(quand je vous dis que tout se recoupe)

De fait, les paysages sont proches de ceux peints par le maître.


I'll see what's right and what's wrong, i'll see what's true and what's fake
when the water gets cold and freezes on the lake
and then i'll send out invitations to my family in france
they will come all the way from sweden, they will come all the way from france
my brother will bless the wine and my sister will bake a cake
when the water gets cold and freezes on the lake

Herman Dune, when the water gets cold and freezes on the lake
Giant (Source, 2006)


Les deux dernières photos ci-dessus sont à mettre au crédit de Céline / I'll be your mirror, la première de Guillaume ou Johanna / And the Jelly Fish, à qui je dois - en plus du toit - des informations précieuses pour la rédaction de cet article.

Certains des dessins ici réprésentés ont donné lieu à de vraies estampes, sur lesquelles vous trouverez des renseignements ici. Pour suivre les aventures de Marion Hanania, aka Mayon et David-Ivar, aka yaya, vous pouvez vous reporter au tumblr de la jeune femme:
http://mayonscrayons.tumblr.com/

vendredi 1 juillet 2011

Land of Long Shadows

L'histoire d'Herman Düne a connu un nouveau départ en 2006. Depuis lors, le tréma s'efface, le groupe est duo, enregistre dans des studios professionnels, plaît aux magazines féminins et passe à la télé.

Je remarque d'ailleurs que cette nouvelle identité a presque phagocyté la première, dont il n'est pas aisé de trouver traces sur internet (ne serait-ce qu'une discographie complète). La bio officielle détaillée, commence tout de même par :

A Decade Ago, songwriter and vocalist David-Ivar Herman Dune and drummer Cosmic Neman let go of their secular life and created the band Herman Dune.

(ce qui n'est pas tout à fait vrai).
Vous, lecteurs réguliers de ce blog, savez mon attachement à André Herman Düne / Ben Haschish / John Trawling / Klaus Bong... Stanley brinks...
Qu'on se rassure, il est bien évoqué par la suite.
Je ne développe pas, d'autant que ça n'est pas le sujet du jour.


Si on revient en l'an 2000, càd au moment de la sortie de "Turn Off the Light", Herman Düne était beaucoup plus présenté comme un groupe franco-suédois que maintenant.
J'en viens donc au dernier chapitre résultant de mon voyage en Suède, et plus particulièrement dans le Dalarna (cf. précédemment (1), (2) et (3)).
Puisque le sujet, précisément, sera d'illustrer le lien entre cette région, ses paysages, et le groupe.

On le sait, la mère de la fratrie Düne (sans oublier Lisa) est suédoise, on le sait moins, son père (donc leur grand-père maternel) était un diplomate vivant à Washington (cf. bio sus citée).

Un résidu de texte introductif, trouvé via google sur le site d'un disquaire, précise:

The brothers Herman Düne - David-Ivar and André - cite as important influences their family home in Dalarna, Sweden (with its silence, space, and trees), the German writer Franz Jung, and the music of VU, Sebadoh and other usual suspects.

Lors d'une interview à Libération (on est toujours en l'an 2000), David Ivar développe :
Aujourd'hui, ce qui me lie à la Suède ce n'est ni un passeport ni une famille royale; c'est de savoir que mes tripes seront enterrées sous une colline de Dalarna (Dalécarlie), que le sol que mes pieds reconnaissent est couvert de mousse brune et de myrtilles sauvages, que perdu dans une forêt de pins, le son des branches des bouleaux et des trembles me rassure, et qu'au milieu du lac je pourrai voir une grue sauvage se poser sur la berge, voilà.

Un an plus tard paraissait "They go to the woods", à la pochette dessinée par David. Premier paysage suédois:


En fait, j'en sais rien, mais le renne
- bien que mort - parle de lui-même [la preuve]...
Tout comme le Dala Horse (Dalahäst en Suédois, cheval du Dalarna) sur l'album "Back in the Dales" d'André
...

...ou sur ce T-shirt, porté lors d'un concert en appartement à Annecy.



Il y chante l'atmosphère et la lumière de la Suède dans "Land of Long Shadows":

And my land of long shadows
the light is good for filming
it's still the 60's on the radio
and the water is good to swim in

A regarder de plus près les crédits de cet album, on y lit :
Recorded in Garberg, Dalarna during the first week of August 2004

Et c'est du côté de Garberg que se prolongera notre périple demain (ou lundi), en paroles, dessins, et photos.
...
Herman Düne, they go to the woods (Shrimper, 2001)
André Herman Düne, Back in the Dales (2004)

jeudi 19 mai 2011

I became an enemy of society

Tandis que j'écoute le nouvel album d'Herman Dune (Strange Moosic) - après tout, je ne suis pas à l'abri d'une bonne surprise, je viens de trouver un site très complet compilant toutes les paroles de Stanley Brinks. Y figure également un lien vers l'impressionnante discographie d'André Herman Düne.

Avant peut-être de l'exploiter plus avant sur ce blog, je vous propose d'abord quelques éléments biographiques, tels qu'André nous les livre, sur la pochette de Dank U d'une part (que je trouvais tantôt au Rough Trade West), puis dans la chanson fondatrice "Stanley Brinks".

Après tout il sont rares, tant AHD boude les interviews
(et les sessions acoustiques, d'ailleurs ^_^)

I was born in Paris. My Mother was swedish but she had lived in Uganda and America. My Father was moroccan, he was a physician but he played the guitar. Soon i started singing in Spanish and English, with my little brother. In high school i took italian, my hair turned black, i started playing the straight horn and i grow a beard.
There were a few girls who liked me but i just didn’t know. I roamed suburban streets at night with Simon and Sam and only drank coffee. I also watched a lot of television and fought for the remote with my little sister.
Then i went to New York City on my own, talked to strangers, heard Ish Marquez sing, and learned about people and things. I quit reading and started making a living out of writing songs and playing shows.
One morning in 2006 i had a beer with my friend dominic in Berlin and he suggested that i call myself Stan : i immediately thought that was a very good idea. Europe was still a rather free country, you could do whatever you wanted.

La chanson maintenant, qui reprend certains des éléments ci-dessus:

In the summer of nineteen seventy-three
A boy was born and that boy was me
Born with blue eyes and blond hair
And relatives and origins everywhere

My mother was quiet and educated
She travelled the world, she studied and painted
She used the french that she was reading
And never made it back to sweden

My father was a doctor but he played the guitar
On the day that you are born, you know who you are
He gave me the name of my late grandfather
One goes down and up comes the other

When i was a younger man i drank a lot of coffee
I studied biology and philosophy
The only thing i learned was what no one said to me
You better live now and stop getting ready

I played in a band, we toured the old world
The shows were exciting, fun and unheard
I loved the spirit, i loved the UK
And chilling with my friends by the side of the highway

I loved the movies, i loved the ocean
I liked the idea of an orphan nation
So i flew to the city to catch up with a friend
I met a few songsters and a lot of good men

In the fall of two thousand six
I changed my name to Stanley Brinks
I turned my back on friends and family
And became an enemy of society



Stanley Brinks, Stanley Brinks
Dank U (2007)

http://www.stanbrinkssongs.toile-libre.org/

PS: Pendant ce temps... RAS du côté de l'album de Strange Moosic.
A sauver tout de même: #10, 12

lundi 5 juillet 2010

Good old me is back



C'est sans doute lié au concert de Stanley Brinks au point éphémère de la semaine dernière... ou d'en avoir discuté ensuite avec B. de Bagnolet.
Quoiqu'il soit, ce weekend, j'ai commandé trois albums d'Herman Düne. "Turn off the light" (trouvé par chance sur priceminister), "they go to the woods", et "Not on top". Il faut dire que jusqu'à présent, je n'avais en CD que "Mas Cambios", et ce vieux live enregistré au Pez Ner de Lyon en décembre 2001, celui où on m'entend demander (et obtenir) "Just like That" [ceci est une private joke, à l'attention de mes lecteurs anciennement grenoblois].

Hier, j'ai écouté en boucle le nouveau CD(-R) de Stanley Brinks: hoots. Encore un disque de mon futur top10 2010, j'ai l'impression.

La voix de Stanley Brinks, donnant tantôt dans le chant mélancolique, tantôt dans ce qu'on pourrait appeler son "flow" caractéristique, est vachement mise en avant, ce qui fait que l'album doit être écouté en de bonnes conditions, pour ne pas passer à côté de la partie guitare (une merveille). On pense aux premiers Herman Düne, justement.
Guitare, voix, batterie comme avant, avec de temps à autres, le renfort d'une clarinette, ou d'une basse (les Wave Pictures participent à certains titres).

Chez André Herman Düne, j'adore ce mélange de discrétion, d'humilité et de flegme avec la confiance que lui donne son identité de Stanley Brinks.



On se souvient du "That's not how you speak to Stanley Brinks!" qu'il chantait dans "Things ain't what they used to be".

Dans ce même registre, le premier morceau de l'album donne le ton (Good Old Me):

Hey Dolores, hey Jack, hey Charles,
Remember me at the devil's arms?
See, i got me a flask and i got me a six pack
Good old me is back!

this is a warning to you all
look at me standing slanted but tall
i have all the pluck
it's the patience i lack
Good old me is back!

Now get ready to scream and shout
"woooooouuh"
you thought you had me all figured out
well, i got my axe and i'm taking the mic
Good old me is back!

Now i may sound a little excited
but did you have to wait like i did?
...

Il y a d'autres très bon moments, bien entendu ("I didn't know I didn't know you"), ou dans "What a Fool"

I looked my best, I wore a clean shirt
I was ready to dance, I was ready to flirt
cleaned, shaved and happy at heart
clear-minded, keen and smart
After 5 minutes you stole away
what i'd been waiting the whole day

What a fool you must have thought me
What a fool you must have thought me
You must have thought me such a fool

If only you'd let me take the lead
you'd see I'm exactly what you need
but you won't hear, you won't listen
you've now idea what you're missing
...


Et puis, vient "three years":

I changed my name, I changed my face,
i carry my shame from place to place
and my life is strange, it makes no sense,
in a way it's empty, in a way it's intense


Stanley Brinks
, hoots
(autoproduit / BY records, 2010)
www.myspace.com/therealstanleybrinks

lundi 5 janvier 2009

It has always been the end of the world

Il suffit d'entendre une chanson de Stanley Brinks, n'importe laquelle, pour savoir ce qu'il y a toujours eu dans Herman Düne, et ce qui n'y est plus aujourd'hui (c'est-à-dire depuis le départ d'André).
Sur l'album Stanley Brinks and the Wave Pictures, on retrouve, en plus de son chant, de ses paroles et de ses mélodies, des morceaux portées par deux guitares, toujours prêtes à l'impro (le mix place André à ma droite; et Dave, à ma gauche)


All the women and men i've ever known
have troubles that they wanna call their own
they think they're gonna die some day
and they struggle to keep the thought away

but It has always been the end of the world
and i'm in love with a beautiful girl
It has always been the end of the world
and i'm in love with a beautiful girl

May I think about a girl and how she's pretty
when Death comes to me and says "are you ready?"
my answer will be very simple i guess
it will start with a "Y" and end with a "S"

It has always been the end of the world
and I'm in love with a beautiful girl
It has always been the end of the world
and i'm in love with a beautiful girl

[...]

Stanley Brinks - End of the World
Stanley Brinks and the Wave Pictures (Radbab records, 2008)
www.myspace.com/therealstanleybrinks

jeudi 22 novembre 2007

My friends kill my folks

my friends kill my folks in front of me
my friends kill my folks and they're not even sorry
they say the line is thick between crying and crying
they say the line is thick between dying and dying

i hardly ever listen and i don't steer
but i do hear and i often peer
at the features of men through my glasses
through my pictures and through their faces
it's the only thing that keeps me awake
through some nights and all kinds of mornings
when you hate yourself it's the mirror you break
you won't find ears that fit your earrings

i once was used to killing and double talking
i wasn't writing then, not even smoking
so i know how it feels to hate your own guts
and rest your sick ego on ifs and buts
and i don't see a line and i don't give a damn
i see a surface and i feel its thickness
and what i see from where i am
is so obvious not seeing it is a sickness

Herman Düne - my friends kill my folks
Mas Cambios (track&field, 2003)
www.myspace.com/therealhermandune
www.myspace.com/therealstanleybrinks