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mardi 8 août 2017

#pasgorafi

Sara Errani, finaliste en 2012 de Roland-Garros, vient d'être suspendue deux mois pour dopage. [...][Elle] a réagi en affirmant avoir subi une « contamination accidentelle » en raison de la prise par sa mère d'un médicament contenant du letrozole. « Je n’ai jamais pris de produits interdits dans ma carrière et dans ma vie », écrit-elle dans un communiqué.

« Cependant, cette substance (letrozole) est présente dans le Femara, un médicament que ma mère utilise quotidiennement depuis 2012 à des fins thérapeutiques après une opération d'un cancer au sein. Par conséquent, il était présent dans la maison où j’habite », ajoute Sara Errani. Alors que sa mère préparait des tortellinis, elle aurait accidentellement fait tomber du Femera dans les pâtes, selon la joueuse. Des explications qui ont semblé convaincre le tribunal indépendant.

[via lemonde.fr]
Libération, bien informé, complète en nous expliquant que cette substance peut aussi "cacher l’absorption de testostérone"

samedi 1 juin 2013

Les raquettes sont aussi des instruments à cordes

La séquence Cannes - Roland Garros annonce pour beaucoup la dernière ligne droite avant l'été. Toujours en prise directe avec la réalité, Arise Therefore va parler Tennis aujourd'hui (comme quelques autrefois auparavant).

"Tennis et Musique", même. 

Commençons par de récentes références explicites : Celle des français de Papaye pour leur album Tennis, avec une pochette fort à propos.

Même cohérence visuelle pour Indian Wells et leur "tennistronic" (c'est ainsi qu'ils définissent leur style musical) hautement recommandable.
L'album est librement téléchargeable sur le bandcamp du groupe.
Ci-dessous, un extrait (Wimbledon 1980) pour sonoriser votre lecture :




Enchaînons maintenant avec une "disambiguation" de mise.
Ainsi faut-il se garder de confondre les Denverites - au look un brin rétro - de Tennis
 et les Japonais de Tennis Coats (au look... japonais)

On pourra déplorer (pour le bien de cet article) qu'aucun de ces groupes n'ait eu recours à des pochettes en rapport avec ce sport. Avouez que pour le single Marathon, on n'était pas loin
(on imagine bien un court hors champ).


Si je poursuis le fil conducteur (ténu) de cet article, il me faut désormais évoquer Housse de Racket.

A leurs débuts, tout leur univers était centré sur le tennis, pour un résultat désopilant. Le morceau "housse de racket" samplait en préambule les commentateurs sportifs Jean-Paul Loth et Michel Dhrey, assistant vraisemblablement à un échange épique.
Et l'un d'eux de conclure :

"Les raquettes sont aussi des instruments à cordes"


Tennis, Marathon (Underwater People, 2010)
Papaye, Tennis (Kythibong, 2013)
Indian Wells, Night Drops (Bad Panda Records, 2012)
Housse de Racket, Oh Yeah (Discograph, 2008)


Bonus :
Chris Rea, Tennis (Magnet, 1980)

mardi 5 juin 2012

I think he's crying


- That's 72 unforced errors for Richie Tenebaum. He's playing the worst tennis of his life. What's he feeling right now, Tex Hayward?
- I don't know, Jim. There's obviously something wrong with him. He's taken off his shoes and one of his socks and... actually, I think he's crying.

Wes Anderson, the Royal Tenenbaums (2001)

Note: il y a 3 ans, à pareille époque, on parlait aussi tennis sur ce blog

jeudi 28 mai 2009

un miracle de beauté, de franchise et de jeunesse

Cette semaine (qui n'est pas encore finie) aura été un vrai marathon concerts. Art Brut, the Pains of Being Pure at Heart, Câlin + Crystal Stilts, Black Lips + Liars, Bell Orchestre, Dan Deacon + Deerhoof.

Mais cette semaine, c'est aussi Roland Garros.
Parlons tennis.
Si, si.


Avant d'envoyer sa balle de service, elle s'arrêtait, se recueillait un moment (une mesure ou deux de temps strié de blanc) et bien souvent, alors, elle faisait rebondir sa balle, ou piaffait un peu, toujours détendue, toujours un peu indécise quant au score, toujours gaie — comme elle l'était si rarement dans la sombre existence qu'elle menait auprès de moi. Son style de tennis était au sommet le plus haut qu'une jeune créature puisse, à ma connaissance, atteindre dans l'art du faux-semblant, quoique cela ne fût sans doute à ses yeux que l'exacte géométrie de la réalité plus simple.

La clarté exquise de tous ses mouvements avait sa contrepartie acoustique dans le claquement sonore et limpide de chacun de ses coups. La balle, pénétrant l'orbite nimbée de son pouvoir, devenait étrangement plus blanche, sa résilience plus riche, et l'instrument de précision que Lo lui opposait semblait démesurément préhensile et presque conscient au moment tenace du contact. En vérité, son style était une imitation parfaite d'un tennis hors ligne — mais sans aucun résultat utilitaire. Comme me le disait un jour Electra Gold (sœur d'Edusa et monitrice exemplaire), tandis que je tressaillais sur mon banc de bois dur en regardant Dolorès Haze se jouer de Linda Hall (et se faire battre par elle) : « Dolly a un aimant dans les cordes de sa raquette, mais bon sang! pourquoi fait-elle tant de politesses? » Ah, Electra, quelle importance, avec une telle grâce! Il me souvient, la toute première fois que je la vis jouer, d'avoir été submergé par un spasme presque douloureux de réplétion esthétique. Ma Lolita, en amorçant l'essor ample et ductile du cycle de son service, avait une façon inimitable de lever son genou gauche légèrement plié et, pendant une seconde, l'on voyait naître et flotter dans le soleil la trame d'équilibre vital que formaient le bout de ce pied pointé, cette aisselle pure, ce bras poli et brun, sa raquette levée haut en arrière — et elle souriait, les dents étincelantes, au petit globe suspendu dans le ciel, au zénith de ce cosmos puissant et délicat qu'elle avait créé à seule fin de l'abattre d'un coup bref et retentissant de son fléau d'or.
Ce service était un miracle de beauté, de franchise et de jeunesse, que soulignait la pureté toute classique de sa trajectoire — et, en dépit de son impétuosité, il était relativement facile de retourner sa balle, dont le long essor élégant était totalement dépourvu d'« effet » et de mordant.
Aujourd'hui, à la pensée que chacun de ses coups, chacun de ses enchantements pourraient être immortalisés sur des bandes de celluloïd, je ne puis retenir des sanglots de frustration. C'eût été tellement mieux que les photographies que j'ai brûlées! Sa volée haute était à son service ce qu'est l'envoi à la ballade; car elle avait appris, ma gentille, à courir aussitôt au filet sur ses petits pieds pétulants et agiles et chaussés de blanc. Il était impossible de choisir entre son coup droit et son revers : ils se reflétaient exactement l'un l'autre — et mes reins résonnent encore de ces détonations que multipliaient des échos crépitants et les exclamations d'Electra. L'une des perles de son jeu était une demi-volée courte que Ned Litam lui avait enseignée en Californie...

Lolita, Vladimir Nabokov (1955)

J'ai fini ce bouquin il y a quelques jours...
Roman intéressant, par l'écriture et pour sa dimension psychologique.

Humbert Humbert pousse en effet assez loin la description et l'analyse rationnelle de sa déviance pathologique ; le mélange des deux intrigue.

Jeu-concours :
Pas facile de trouver sur internet une photo de tennis woman qui ne soit ni totalement banale, ni voyeuse... J'ai donc choisi celle-ci. J'ignore qui est cette joueuse, 3 points à qui saura me renseigner... (après tout, je sais que certains d'entre vous, lecteurs, lisent l'Equipe)