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mercredi 31 août 2022

Le grand canal

Un peu d'exotisme en cette rentrée avec deux illustrations aquarelles de Venise, par le mangaka préféré des personnes qui ne lisent pas de mangas, Jirō Taniguchi. Le livre fait parti d'une collection dirigée par une célèbre marque de luxe française, et ravivera de belle manière les souvenirs de ceux qui ont déjà déambulé dans la Sérénissime.



Jirō Taniguchi, Venise (2014) 

mercredi 21 juin 2017

Soutien

(face au réchauffement climatique)

Support, Lorenzo Quinn (2017)

jeudi 1 juin 2017

Treasures from the Wreck of the Unbelievable

En 2008, le vaste site d’un naufrage a été découvert au large des côtes de l'Afrique de l'Est, donnant créance à la légende de Cif Amotan II, un esclave affranchi d’Antioche (au nord-ouest de la Turquie) qui vécut du milieu du premier siècle au début du deuxième siècle de l’Ère Commune.

Dans l’Empire romain, les esclaves affranchis pouvaient trouver de grandes possibilités d'enrichissement et d'ascension sociale en s'impliquant dans les affaires financières de leurs anciens maîtres et patrons. L'histoire d'Amotan (parfois nommé Aulus Calidius Amotan) raconte que l'esclave cupide accumula, en acquérant sa liberté, une immense fortune qui lui permit de construire une collection d’artefacts provenant des quatre coins de l'ancien monde. Les cent trésors légendaires de l’affranchi – commandes, copies, faux, achats et pillages – furent réunis à bord d’un navire colossal, l'Apistos (« incroyable » en koinè grecque), qui était destiné à un temple construit par le collectionneur. Mais le navire fit naufrage, reléguant son trésor au domaine du mythe et donnant naissance à une myriade d’interprétations de cette histoire faite d’ambition et d’avarice, de splendeur et d'hubris.

La collection resta immergée dans les profondeurs de l'océan Indien pendant environ deux mille ans avant que le site ne soit découvert en 2008, près des anciens ports commerciaux de l'Azanie (côte sud-est de l’Afrique). Près d’une décennie après le début des fouilles, cette exposition (*) rassemble les œuvres retrouvées lors de cette extraordinaire découverte.

(*)
Treasures from the Wreck of the Unbelievable, Damien Hirst
@ Palazzo Grassi, Venise

Voici donc quelques uns de ces fabuleux trésors antiques, que j'ai eu la chance de voir sur place. Certains ont volontairement été laissés dans l'état dans lequel ils ont été sortis des profondeurs.

Demon with Bowl

Andromeda and the Sea Monster

?

Best Friends

dimanche 21 mai 2017

vendredi 19 mai 2017

L’invraisemblable cité

Venise, destination choisie par Gustav d’Aschenbach dans cette nouvelle (et par d'autres) pour échapper à l'ordinaire... Venise, ses canaux et ruelles, ses palais, ses campi et SA place San Marco.


C’était donc elle, il allait une fois encore y atterrir à cette place qui confond l’imagination et dont l’éblouissante, la fantastique architecture emplissait d’émerveillement et de respect les navigateurs abordant autrefois le territoire de la république : l’antique magnificence du Palais et le Pont aux soupirs, sur la rive, les colonnes, le lion, le saint, la fastueuse aile en saillie du temple fabuleux, la vue sur la Porte et la Grande Horloge ; et à ce spectacle il se prenait à penser qu’arriver à Venise par le chemin de fer, c’était entrer dans un palais par la porte de derrière ; il ne fallait pas approcher l’invraisemblable cité autrement que comme lui, en bateau, par le large.

Thomas Mann, la mort à Venise (1913)

jeudi 18 mai 2017

Echapper à l’ordinaire

Quelque chose en lui le poussait à partir sans savoir encore où se rendre. Il étudiait l’horaire des bateaux, il interrogeait l’horizon, et tout d’un coup – comment n'y avait-il pas pensé plus tôt ? – il vit où il fallait aller. Où va-t-on quand on veut du jour au lendemain échapper à l'ordinaire, trouver 'incomparable, la fabuleuse merveille ? Il le savait. Que faisait-il ici ? Il s’était trompé. C’est là-bas qu’il avait voulu aller. Sans délai, il annonça [...] qu’il partait. Moins de quinze jours après son arrivée [...], un canot automobile le ramenait à toute vitesse dans le port de guerre et il n'atterrit que pour aussitôt traverser la passerelle qui le conduisit au pont mouillé du bateau prêt à appareiller pour Venise.

Thomas Mann, la mort à Venise (1913)

(à suivre...)