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mercredi 29 janvier 2014

I'm not THAT bad

En guise de premier article sur Raging Bull, je reprenais le monologue d'introduction... mais la scène du film qui marque, c'est celle de l'incarcération (temporaire) de Jake Lamotta, alors gérant de son propre club.

Why? Why? Why?...Why'd you do it? Why? You're so stupid, so fucking stupid...They call me an animal, I'm not an animal. Why do you treat me like this? I'm not that bad. I'm not that bad...

Raging Bull, Martin Scorcese (1980)

Si vous avez déjà vu le film, et souhaitez vous remémorer ce moment, voici le lien vers la vidéo correspondante (sur cette page youtube intitulée "best scene ever?")

lundi 13 janvier 2014

I remember those cheers


I remember those cheers
They still ring in my ears
And for years, they'll remain in my thoughts.

'Cause one night
I took off my robe, and what'd I do?
I forgot to wear shorts.
I recall every fall, every hook, every jab
The worst way a guy can get rid of his flab.

As you know, my life wasn't drab.
Though I'd rather hear you cheer
When I delve into Shakespeare
"A horse, a horse, my kingdom for a horse",
I haven't had a winner in six months.

I know I'm no Olivier
If he fought Sugar Ray
He would say
That the thing ain't the ring, it's the play.
So give me a stage
Where this bull here can rage
And though I could fight
I'd much rather recite
That's entertainment !
That's entertainment...

Raging Bull, Martin Scorcese (1980)

Ce sont là les premiers mots du film.
La tirade est prononcée par Jack La Motta (Robert de Niro), dans sa loge. Sa carrière de boxeur est alors derrière lui, et son plaisir est désormais dans le "stand up".

mardi 5 novembre 2013

The world is yours

Ce week-end de Toussaint aura été bien rempli, ne serait-ce parce qu'il est synonyme depuis trois années maintenant de Festival Pitchfork.
J'avoue y être allé un peu en dilettante, de quoi assister à des concerts plaisants (youth laggoon, jagwar ma, baths), tripant (colin stetson), ébouriffant (deaf heaven, qui était vraiment LE groupe que je voulais voir) et transcendant (la claque Darkside).


Pas de photo pour le moment, mais ça viendra peut-être
(ça dépend de ce que le webzine met en ligne)

Sinon, côté cinéma : 'Scarface', que je n'avais encore jamais vu !
De quoi comprendre d'avantage en quoi ce film a pu devenir culte à ce point dans les banlieues ghetto (le côté "the world is yours", le code de conduite de Tony Montana... et le caricatural aspect "touche pas à ma soeur" ?).

Trêve d'analyse bancale, si on parle "références" et "liens" maintenant :

- Clairement, le morceau dont s'est inspiré Daft Punk pour "Giorgio by Moroder" est le morceau d'intro de Scarface (par le même Moroder donc)

- J'ai trouvé que le personnage de Michelle Pfeiffer préfigurait le rôle de Sharon Stone dans le génial 'Casino' de Scorcese.


- A croire qu'il est décidément difficile de raccrocher, dans le milieu de la drogue : Certains acteurs sont également au casting de Breaking Bad. Ca sent le clin d'oeil.


 Un peu plus tôt, j'avais cédé à la pression (affiches + bouche-à-oreille) qui dictait d'aller voir Gravity. Bon, et bien oui, il faut aller voir Gravity, j'y souscris sans la moindre réserve !

/!\ Spoiler /!\


Le film place le spectateur en immersion, à tel point qu'au sortir de la salle, on a vraiment l'impression d'avoir séjourné dans l'espace, et d'avoir appréhendé pratiquement les règles physiques en vigueur là-haut. Le cadre et le contexte donnent lieu à des images inédites, d'ailleurs filmées en étant libéré de toute notion d'horizontalité et verticalité.

J'entends dire que le scénario est léger. Intellectuellement, on peut effectivement le réduire à une succession de "trajets" d'un point A à un point B. Les péripéties sont cependant multiples, et les instants critiques nombreux, d'autant, que, ouais, en effet, dans l'espace, toute erreur d'appréciation dans un déplacement peut s'avérer définitive, et tout mouvement imprimé perdure indéfiniment.

Le jeu de Sandra Bullock est particulièrement juste, surtout dans les instants où la peur (de dériver à jamais, de se voir mourir) la domine. Des émotions qui s'entendent, plus qu'elles ne se voient.

Rien à redire sur la fin non plus, réussie sur le plan de la narration comme celui de la symbolique.


Pour prévenir toute déception, disons qu'il ne faut juste pas s'attendre à voir un film d'action, ou encore une oeuvre de la dimension de 2001.

Scarface, Brian de Palma (1983)
Gravity, Alfonso Cuarón (2013) 

samedi 24 mars 2012

We are the only winners

For guys like me, Las Vegas washes away your sins. It's a morality car wash. It does for us what Lourdes does for humpbacks and cripples. And, along with making us legit, comes cash. Tons of it. I mean, what do you think we're doing out here in the middle of the desert? It's all this money. This is the end result of all the bright lights and the comped trips, of all the champagne and free hotel suites, and all the broads and all the booze. It's all been arranged just for us to get your money. That's the truth about Las Vegas. We're the only winners. The players don't stand a chance.


Martin Scorcese, Casino (1995)