Affichage des articles dont le libellé est Katerine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Katerine. Afficher tous les articles

lundi 3 décembre 2018

Rock ! Une histoire nantaise (part. 1)

A la faveur d'un rendez-vous professionnel écourté, j'ai pu me rendre mercredi dernier au château des ducs de Bretagne à Nantes visiter l'exposition "Rock ! Une histoire nantaise".
Une exposition qui couvre la "scène nantaise", des années 1960 à nos jours, si bien que plusieurs générations d'amateurs de musique y retrouveront références appréciées et souvenirs (visages, anecdotes, lieux, extraits...)

Première partie de cet article, avec des portraits. On commence avec le jeune Dominique A, arrivé à Nantes depuis Provins en 1984, et qui formera avec les frères Pied le groupe John Merrick.

Dominique A qu'on retrouve bien sûr plusieurs fois tout au long de l'exposition aux côtés de visages familiers :

Françoiz Breut :

et Philippe Katerine :

Philippe Katerine n'était pas le seul vendéen d'origine puisqu'on y trouvait également les little rabbits :

A Nantes, on aime aussi Mansfield Tya, et ici, Sexy Sushi (qui - rappelons-le - ont en commun Julia Lanoë) 

Suite de cet article, tout en pochettes d'albums, demain

mercredi 5 octobre 2011

Putain, nan mais, tu le crois ça?

Beau soleil mardi midi dans la région Lyonnaise, où je passais la journée, puisque convié au siège de ma boîte. J'avais même réussi à faire le mur, comme ca m'arrive de temps en temps pour déjeuner avec Elen, ma collègue préférée.

Avec Elen (moins 6ans), on parle de choses et d'autres, mais pas de boulot ou alors juste quand il y va des états d'âme, peu de ciné vu qu'en 4 ans on n'ait pas vu un seul film en commun, pas de musique parce que je ne saurais pas trouver les mots, et pas de littérature parce que je n'ai pas encore abordé le sujet.

Cette fois, l'agenda me donne l'occasion d'évoquer le terrain politique, et 2012. Et Elen de me dire qu'elle n'imagine aucun(e) des candidat(e)s aux primaires président(e), que Sarko non plus, et puis franchement la gauche, la droite on a déjà essayé, ça n'a pas marché, qu'elle serait prête à essayer autre chose, d'ailleurs, tiens, rien à voir mais, bon, disons, marine, tu vois, autant son père faisait peur, autant elle, non.

Bim !

Je ne sais si Elen ira au bout de cette logique en 2012 ou si elle se ravisera, mais ce qui est sûr, c'est que les raisons évoquées sont bancales... et qu'il s'agit de phrases toutes faites. De telle sorte que je me suis senti impuissant face à de tels non-arguments. D'ailleurs je soupçonne les médias en rapportant ces idées de les avoir popularisées, tout comme ils ont répandu l'idée que Marine Le Pen était fréquentable (en faisant des reportages sur le fait qu'elle était maintenant perçue comme fréquentable). A ce moment-là du débat, en général, il y a toujours quelqu'un qui sort l'objection massue selon laquelle rien ne sert de briser le thermomètre.
En tant qu'adepte d'Alain (aka Emile Chartier), et dans ce cas précis, je suis près à maintenir qu'ici la cause est effet.
...
...
Sinon, après, avec Elen, on a parlé cupcakes.

*
* *

- Ouais, tu sais, c'était samedi, là, à côté de la maison de la radio. Je marchais dans la rue et pis y a une fille juste devant moi avec ses grands cheveux blonds, tu vois ? J'ai commencé à la suivre parce que ..ch'ais pas, j'avais envie de baiser, pis tout d'un coup elle s'est retournée et là, qu'est-ce que je vois ?
Putain! Marine Le Pen, nan nan Marine Le Pen, nan mais tu le crois ça? [...]
- Alors ? Alors ?
- Alors j'me dis: Ok c'est bon. Je rentre chez moi. Je la dépasse et puis euh je marche avenue du président Kennedy,jusqu'à la place de Varsovie, puis il faisait bon et c'était cool. Puis là j'me retourne puis je la vois qui marche derrière moi, pis je commence a flipper parce que je me rends compte qu'elle me suit vraiment dans les jardins du Trocadero, place de Chaillot, tout ça, j'me rend compte qu'elle me suit vraiment. Métro de Boissière, j'accélère, métro Kléber et puis j'la vois, elle est toujours derrière moi. Puis j'appelle un taxi, puis il est pris et puis je commence à courir. Et c'est vraiment un cauchemar, et puis je monte parce que j'ai pas trop le choix. Je monte et je me retrouve place de l'Etoile et y a plein de bagnoles comme d'habitude puis elle est à 2 mètres, je sens qu'elle est à 2 mètres de moi. J'ose pas me retourner, j'appelle un taxi. Miracle ! Il s'arrête, je monte dedans, au dernier moment, l'horreur absolue :
Marine Le Pen [...]

Katerine, le 20-04-2005
Robots après tout (Barclay, 2005)

mardi 1 janvier 2008

2008, le plus beau des horizons

On a fini par l'atteindre, cette date qui paraissait si éloignée.
L'année des 30ans.
Meilleurs voeux, quoiqu'il en soit.


En 2008, les gens se croisaient dans les airs,
Au volant de coléoptères,
Super soniques, mais silencieux.
En 2008, il y avait des immeubles mous
Qui se transformaient tout à coup
Au gré des climats capricieux.
En 2008, les couleurs étaient incroyables
D'ailleurs, elles étaient innommables!
On en parlait comme des dieux.
En 2008 se regarder au fond des yeux,
C'était comme faire l'amour à deux.

2008, c'était comme ça en 1978

En 1978, moi j'étais un petit garçon
Qui rêvait de 2008
Comme le plus beau des horizons.
Je nous voyais en 2008
Avec nos têtes colorées,
En bleu ou en orangé,
Selon ce qu'on aura mangé.
En 2008, les couleurs seront incroyables
D'ailleurs, elles seront innommables,
Il n'y aura pas d'autre dieux.
Dans la rue, on s'embrasserait
Ce serait comme si on se connaissait.

2008, c'était comme ça en 1978.
1978, ce sera comme ça en 2008.
Ce sera comme ça en 2008
Ce sera comme ça en 2008.

78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89
90 91 92 93 94 95 96 97 98 99
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008.


Philippe Katerine - 78...2008
Robots après tout (Barclay, 2006)
http://www.katerine-website.com/