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jeudi 19 octobre 2023

Tier List "Smog / Bill Callahan"


Bill Callahan (de son vrai nom William Rahr Callahanen) entame sa discographie sous l'appellation (smog). A 24 ans, il commence à sortir sur K7 des albums lo-fi difficilement écoutables, avant de signer sur Drag City, label qu'il ne quittera pas et sur lequel il ne cessera de peaufiner son chant grave et ses compositions folk.

Résident aujourd'hui à Austin (Texas), il est né en 1966 dans le Maryland (juste au nord de Washington DC) et, pour l'anecdote, aura vécu enfant huit années en Angleterre, non loin de Leeds. Côté coeur, il a été en couple avec deux sommités de l'indie-folk, Chan Marshall (Cat Power) et Joanna Newsom. Il est aujourd'hui père de famille.



SMOG / BILL CALLAHAN
-
MÉMORABLES
The Doctor Came at Dawn (1996) [!]
Dongs of Sevotion (2000)


REMARQUABLES
Wild Love (1995)
A River Ain't Too Much to Love (2005)
Burning Kingdom (1994)
Sometimes I Wish We Were an Eagle (2009)


AGRÉABLES
Apocalypse (2011)
Red Apple Falls (1997)
Accumulation: None (2002)
Knock Knock (1999)
Dream River (2013)
Rain on Lens (2001)
Supper (2003)
Shepherd in a Sheepskin Vest (2019)
YTI⅃AƎЯ (2022)


DISPENSABLES
Kicking a Couple Around (1996)
Julius Caesar (1993)
Woke on a Whaleheart (2007)
Gold Record (2020)
Forgotten Foundation (1992)
Sewn to the Sky (1990)
Have Fun with God (2014)
Strayed (2000)


(*) Parmi mes disques favoris, tout groupe / artiste confondu
(**) très bons albums
(***) bons albums
(****) moins réussis / plus inégaux
[!] album par lequel j'ai connu

Note : Pour aller plus loin, on pourra aussi écouter "Blind Date Party", disque de reprises enregistré avec Will Oldham en pleine pandémie

samedi 1 juillet 2023

Ultimate Alternative Wavers [Crossed Covers]

Crossed Covers reprend du service, pour une série "comme chez mamie"

 



Cat power - Myra Lee (1996)
Built to Spill - Ultimate Alternative Wavers (1993)
Bright EyesFevers and Mirrors (2000)

vendredi 28 février 2020

Art and Vinyl


L'an dernier, je visitais à Bâle l'exposition "Art and Vinyl — Artist Covers and Records", collection de vinyles, rassemblés par René Pulfer pour la qualité artistique de leur visuel. J'avais pris note de mes préférées (entre classiques et découvertes), que je vous restitue ici !

Gastr Del SolCamoufleur (1998) ; Art by Markus Oehlen


Faust, the Faust Tapes (1973) ; Art by Bridget Riley

The Soft MoonZeros (2012) ; Art by Alexander Rodchenko

Yeah Yeah Yeahs, it's Blitz (2009) ; Art by Urs Fischer

Get Well Soon, Vexations (2010) ; Art by Adrian Ghenie 

Sunn O)))Monoliths & Dimensions (2009) ; Art by Richard Serra

David Grubbs, Prismrose (2016) ; Art by Kai Althoof

V/A (dont Cat Power), Sleepwalkers Sound (2012) ; Art by Doug Aitken

vendredi 21 septembre 2018

The violent throes of depression

Cat Power, de retour début octobre avec un dixième album, en interview dans le New York Times

When Chan Marshall, the singer and songwriter best known as Cat Power, got pregnant in 2014, she considered drastically changing her life. For nearly a quarter of a century she had made the road her home, fighting the never-ending war of a career as an independent musician, exposing her emotional turmoil, night after night, for supportive but demanding audiences.

Suddenly, she was having a child, and it felt like winning the lottery. “I’ll just go to Australia and I’ll start over,” she thought. “Who doesn’t want a simple life?” She even found a whiskey bar there, more than 10,000 miles away, that agreed to hire her as a bartender.

That vision of quiet isolation and anonymity mirrored one she’d had as a younger person in the violent throes of depression: moving to a tiny desert town, changing her name to Beth, wearing dresses, having short hair. She had dreamed of eight children — four biological and four adopted — plus animals and a garden. At her lowest, “that was my little switch,” she said, “my fantasy.”


Cat Power Has a Lot to Be Proud Of. Now She Knows That.
(Joe Coscarelli, in the New York Times)


Chan et son fils, sur la pochette du single "Wanderer"

mercredi 21 février 2018

Le jeu du stylo

Autre roman de Pascal Garnier - Le Grand Loin - dans lequel on suit Marc, sa fille et... son chat.

Dix fois il avait ramassé le stylo et dix fois, Boudu, d'un coup de patte, l'avait fait tomber du bureau. Tous deux se considéraient en silence, pareils à des joueurs d'échecs, le chat en boule dans le cône de lumière de la lampe, Marc auréolé de la fumée de son cigare. Boudu (car c'est ainsi que Chloé avait baptisé le chat) n'était pas d'un tempérament très joueur. Il dormait, il bouffait, il chiait. Et parfois, comme c'était le cas, il grimpait sur le bureau, se pelotonnait sous la lampe et fixait Marc, ses yeux dorés ne reflétant qu'un vide abyssal. Un jour, accidentellement, Boudu avait fait tomber le stylo et Marc l'avait ramassé. Boudu venait d'inventer le jeu du stylo. Cette illumination, due à une connexion fortuite de ses neurones habituellement en sommeil, le surprenait encore. Aussi, quand l'occasion se présentait, il ne manquait pas d'en faire profiter Marc. Il faut dire que ce dernier était un partenaire infatigable. Même si chaque fois que Marc se courbait pour récupérer le Bic, une douleur sournoise lui pinçait les reins, jamais il ne se plaignait, jamais il ne manifestait le moindre agacement. C'était dans sa nature. Quand sa fille, Anne, était petite et qu'il la faisait manger, il avait pratiqué ce même sport, la petite cuillère remplaçant le stylo. Elle aussi le fixait d'un regard insondable, se demandant jusqu'où elle pouvait aller, jusqu'où il pouvait tenir. Il tenait toujours, d'autant qu'à cette époque il n'avait pas encore mal aux reins. Pendant des années elle avait essaye de le faire craquer, elle lui avait tout fait, sans jamais parvenir à ébranler l'impassibilité monolithique de ce père aussi lisse et vertical qu'une glace d'armoire. Vers vingt-cinq ans, elle avait déclaré forfait.

Pascal Garnier, Le Grand Loin (2009)
- - -
J'aime dans la première moitié de cet extrait la manière dont l'auteur adopte progressivement le point du vue du matou, pour décrire son personnage principal. Le sujet (*) de la première phrase est Marc, un peu plus loin, ce sera Boudu, humanisé sans qu'on s'en soit rendu compte.


(*) au sens "philosophique"

dimanche 23 décembre 2012

Hello kitten

Dimanche 23 décembre : j'ai surmonté hier l'épreuve des achats de cadeaux de dernière minute... La faute à une commande Amazon bloquée par surprise en milieu de semaine. La faute en réalité à ma banque ! Alors, oui, survivre à deux FNACs un samedi précédant Noël, réussir sa mission, le tout sans carte bleue, c'est possible.

C'est donc la pleine période des fêtes, celle des étrennes et calendriers, et nécessairement des chatons. Et comme l'Esprit de Noël anime ce post inoffensif, voici de très jolies photos d'un chaton cro-mignon : Elles sont extraites de l'album flickr d'un photographe australien (Benjamin Torode), sur lequel vous pourrez les y trouver en haute-résolution.

(via Ecrans.fr)

samedi 4 février 2012

Always Gold

La cinquième mixtape de la saison est en ligne sur le site de Radio Campus Paris :

Feat. Cat Power, Laura Gibson, Radical Face, Lambchop, Tindersticks, Epic45, Yann Tiersen, Matt Elliott, Dreamend et Of Montreal.

[ Accès Rapide ]

samedi 15 janvier 2011

Musique, Frissons et Dopamine


Voilà, le concert de Godspeed You Black Emperor est désormais derrière moi.
Un grand moment, qui aura duré près de 2h30.
Ne m'aura manqué que la proximité avec la scène, comme lorsque je les avais vus en 2002 et 2003.

Un concert qui aura suscité quelques frissons...
Or, c'est là désormais un phénomène bien compris:


Une étude scientifique canadienne a récemment établi la corrélation entre le plaisir que peut provoquer l'écoute de musique chez certains sujets, les frissons et la sécrétion de dopamine.

[La dopamine est une substance (plus exactement un neurotransmetteur) produite par le cerveau en situation de plaisir, comme par exemple lors d'un repas, ou de prise de drogue.]

L'étude montre que deux zones différentes du cerveau sont activées, selon que le pic émotionnel d'un morceau survient, ou est anticipé.


Voici l'abstract de l'article, paru dans Nature.

Music, an abstract stimulus, can arouse feelings of euphoria and craving, similar to tangible rewards that involve the striatal dopaminergic system. Using the neurochemical specificity of [11C]raclopride positron emission tomography scanning, combined with psychophysiological measures of autonomic nervous system activity, we found endogenous dopamine release in the striatum at peak emotional arousal during music listening. To examine the time course of dopamine release, we used functional magnetic resonance imaging with the same stimuli and listeners, and found a functional dissociation: the caudate was more involved during the anticipation and the nucleus accumbens was more involved during the experience of peak emotional responses to music. These results indicate that intense pleasure in response to music can lead to dopamine release in the striatal system. Notably, the anticipation of an abstract reward can result in dopamine release in an anatomical pathway distinct from that associated with the peak pleasure itself. Our results help to explain why music is of such high value across all human societies.

L'article se termine par cet élargissement :

Dopamine is pivotal for establishing and maintaining behavior. If music-induced emotional states can lead to dopamine release, as our findings indicate, it may begin to explain why musical experiences are so valued. These results further speak to why music can be effectively used in rituals, marketing or film to manipulate hedonic states. Our findings provide neurochemical evidence that intense emotional responses to music involve ancient reward circuitry and serve as a starting point for more detailed investigations of the biological substrates that underlie abstract forms of pleasure.

Pour les curieux, les nostalgiques de la rigueur scientifique, ou ceux qui veulent tout simplement se confronter à de la littérature scientifique en bonne et due forme, l'étude complète est disponible au format pdf, et téléchargeable ici.


Cas pratiques :
Le concert de Godspeed You Black Emperor, hier, à la Villette
(et l'album "lift your skinny fists like antennas to heaven")

un concert de RIEN
- "the war criminal raises and speaks" ou "Westfall" d'Okkervil River

et encore :
Cat Power, Moonshiner
Subtle, She
Sole, Stupid things implode on themselves
Will Oldham, Same love that makes me laugh,
ou there's no-one what will take care of you
James, Ring the Bells

D'autres exemples à partager?

vendredi 8 octobre 2010

10 ans, 50 albums (Part.5)

(suite)



J'annonçais lors du dernier article qu'il serait à nouveau question du label Drag City... avec d'autres albums totalement incontournables, celui de Chan (je peux l'appeler Chan, elle m'a touché le genou), aka Cat Power, et puis le superbe "the Doctor Came at Dawn" de Smog, qui figurera vraisemblablement dans les premières positions de mon classement final. Tandis que j'écris ces lignes, je prends conscience que Bill Callahan est sous-représenté dans ce top et celui des 00's, peut-être devrais-je ajouter "Wild Love" ou "I wish I were an eagle". A voir... S'il est un groupe qui est traité avec juste mesure sur Arise Therefore, c'est bien Silver Jews. Deux albums, oui, deux, l'un feat. Stephen Malkmus, l'autre sans. Pour clore cet article, j'ajoute ici Sixteen Horsepower et leur dark country folk marquante.

Silver Jews - Natural Bridge (Drag City, 1996)
Cat Power - What would the community think (Matador, 1996)
Smog - the doctor came at dawn (Drag City, 1996)
Silver Jews - American Water (Drag City, 1998)
Sixteen Horsepower - Sackcloth'n'Ashes (A&M, 1996)

(à suivre)

vendredi 26 mars 2010

But with your mind



There’s a dream that I see, I pray it can be
Look cross the land, shake this land
A wish or a command
I Dream that I see, don’t kill it, it’s free
You’re just a man, you get what you can

We all do what we can
So we can do just one more thing
We can all be free
Maybe not in words
Maybe not with a look
But with your mind

Listen to me, don’t walk that street
There’s always an end to it
Come and be free, you know who I am
We’re just living people

We won’t have a thing
So we’ve got nothing to lose
We can all be free
Maybe not with words
Maybe not with a look
But with your mind

You’ve got to choose a wish or command
At the turn of the tide, is withering thee
Remember one thing, the dream you can see
Pray to be, shake this land

We all do what we can
So we can do just one more thing
We won’t have a thing
So we’ve got nothing to lose
We can all be free
Maybe not with words
Maybe not with a look
But with your mind


Cat Power - Maybe not
You Are free (Matador, 2003)

mercredi 24 mars 2010

Album Cover of the Week

Ca fait un moment que je suis Pit Er Pat. J'écoute d'ailleurs souvent l'album en ce moment, et je soupçonne que ça joue pour beaucoup dans le fait que cette pochette se retrouve là, aujourd'hui... Pas sûr que ce choix esthétique soit partagé.
Il prendrait néanmoins tout son sens parmi la discographie du label Kill the DJ.



au même titre que quelques unes des fameuses pochettes suivantes.
Ceci me permet d'embrayer sur un nouvel épisode de Crossed Covers.

(comment ça, c'est pathologique?!)

D'abord, bien sûr, Broadcast (aaah, Broadcast. Trish Keenan et sa frange-mèche)



Cat Power, ensuite, parce qu'on ne publie jamais assez de photos de Chan Marshall.
Ici, c'est l'arrière de l'album "Juke Box", également utilisé pour l'EP "Dark End of the Street"



Et pour compléter



Pit er Pat, the flexible entertainer (thrill jockey, 2010)
Broadcast, Tender Buttons (Warp, 2005)
Broadcast, America's Boy (Warp, 2005)
Cat Power, Dark End of the Street (Beggars Banquet, 2008)
Patti Smith, Horses (Arista, 1975)
Alizée, Une enfant du siècle (Jive epic, 2010)
[...]

lundi 18 janvier 2010

10 ans, 30 albums (Part.2)

On est "demain".
10 ans, 30 albums, la suite.



Il y a un moment, dans les années 1990, où je me suis mis à écouter beaucoup de folk (tiret rock). En voici quelques vestiges. Silver Jews, bien sûr, puisqu’un des mes 3 groupes préférés de tous les temps. Et puis, c’est par the Bright Flight que j'ai connu David Berman. Bonnie ‘prince’ Billy, tiens, mon deuxième groupe/artiste préféré. Par contre, c’est après que j’ai commencé à décrocher. Aujourd’hui, je me suis fait à cette idée, et je n’écoute plus le moindre de ses featurings, ni forcément ses nouveaux albums. Don’t Fall in Love with everyone you see, premiers frissons sur Westfall. Un album qu'Okkervil River n'a jamais égalé par la suite. (selon moi, hein). Mendelson, c’était ça ou Personne ne le fera pour nous, sauf que Quelque Part, je peux l’écouter en boucle. Et puis Chan, quand même. Je vous ai déjà dit qu’elle m’avait touché le genou ? (ceci est une private joke) Tiens, j’ai interviewé tout le monde, ici.

Silver Jews - bright Flight (Drag City, 2001)
Mendelson - Quelque part (Lithium, 2000)
Bonnie Prince Billy - Ease Down the Road (Labels, 2001)
Cat Power - You are Free (Matador, 2003)
Okkervil River - Don't Fall in Love with Everyone you see (Jagjaguwar, 2002)
(la suite, demain)

mercredi 14 octobre 2009

Paint it Pink

Ceci est un post en deux parties... La deuxième sera plus intéressante que la première.
Pas de bol (pour aujourd'hui).

Plutôt que de publier un texte sombre, je vous propose cette fois de voir la vie en rose, par le biais d'un nouvel épisode de la rubrique Crossed Covers (je sais que ça vous réjouit)








On finit sur des tons saturés (même s'ils jurent avec le reste).

En plus de celles que j'ai oubliées, il manque ici une pochette rose incontournable, que dis-je, LA pochette rose !
(un marron glacé à qui trouvera celle que j'ai en tête)

C'est elle qui entamera la deuxième partie de cet article...

No Age, Nouns (Sub pop, 2008)
Phoenix, Wolfgang Amadeux Phoenix (2009)
Boris, Pink [réédition] (Southern, 2009)
Blonde Redhead, Elephant Woman (4AD, 2004)
Sunny Day Real Estate, s/t (Sub Pop, 2009)
Windsor for the Derby, We fight 'til death
(Secretly Canadian, 2004)
No Age, Teen Creeps (Sub pop, 2008)
Boris, Pink (Southern, 2006)
Blonde Redhead, in an expression of the inexpressible (Touch&Go, 1998)
My Bloody Valentine, Loveless (Creation, 1991)


[Edit: Quelques ajouts, suggérés en commentaires...
Le marron glacé a d'ailleurs été gagné par bEN de Genève]





BS2000, Simply mortified (Grand Royal, 2000)
Casiotone for the Painfuly Alone, Pocket Symphonies (Tomlab, 2001)
Cat Power, the Greatest (Matador, 2006)
Royal City, little heart's ease (Rough Trade, 2004)
Meat Puppets - too high to die (London, 1994)

[Edit2: J'ajoute encore...]



Mi Ami, Techno 1.1 (Hoss Records, 2009)
Mi Ami, Cut Men (Thrill Jockey, 2009)
Ascii Disko, Alias (Ladomat 2000, 2006)
Atlas Sound, Let the Blind Lead Those Who Can See But Cannot Feel (4AD, 2008)

mardi 7 avril 2009

Hard as Love

Il y a une chanson(nette) de Tante Hortense qui commence comme ça :

J'ai fait la liste de ce que j'avais à faire aujourd'hui
et ca m'a semblé pas mal, ca m'a même semblé beaucoup
quoiqu'à la rigueur faisable



J'ai fait la liste de ce que j'avais à faire ce week end et ça m'a effectivement semblé pas mal. Côté radio, deux sessions à enregistrer, et une à monter.


La première bonne surprise musicale aura cependant eu lieu chez moi : L'album de Bill Callahan (ex-Smog) recèle quelques très très bons morceaux. Notamment "All Thoughts are Prey to some Beast" (avec un titre pareil, il est probable que les paroles se retrouvent dans ces colonnes sous peu). Des cordes certes, un son assez propre, mais la voix et l'écriture demeurent. Ouf.

Je dis "Ouf", car le symptôme du "c'était mieux avant" me dérange (affectivement, et intellectuellement), au moins pour les groupes que j'apprécie tout particulièrement.

Heureusement, je ne pense pas que la Musique, c'était mieux avant. Je poursuis donc le fil de ce post, pour en arriver à ces artistes de passage à la radio ce weekend, Joseph Leon, puis Monster, tous deux auteur d'un remarquable premier album.



Joseph Leon est un folkeu, barbu, français, qui a écouté beaucoup de musique américaine (à tel point qu'il peut chanter la baie de San Francisco depuis Villejuif), et sonne parfois comme du Palace.
C'est tant mieux.
Je recommandais déjà l'album auparavant, et je le fais d'autant plus aujourd'hui que j'ai pu longuement discuter 'off' avec lui.

Il est prof de droit, lorsqu'il décide d'arrêter, et d'employer ses économies pour enregistrer ce premier album. Environ 30 000€. Il lui faudra ensuite un peu plus de deux ans pour trouver un label qui accepte de sortir le disque.

Vu sous cet angle, on comprend mieux l'importance que revêt un premier disque. Qu'il se plante, marchote ou rencontre le succès n'est pas indifférent. Si Joseph Leon porte un intérêt marqué au fait que des amis ou moi ayons apprécié l'album, c'est que chaque signal positif, même insignifiant, appuie le choix qu'il a pris quelques années auparavant.

On l'aura compris, quelqu'un qui, à 35 ans, se fout d'habiter un 25m², de gagner beaucoup d'argent, et pour qui l'expression "carrière professionnelle" sonne aussi vide qu'à mes oreilles, m'est forcément sympathique.
Je lui souhaite de faire Taratata, tiens.




Interlude Encouragements, pause Smile : pause Marathon.
C'était Dimanche matin, rue du faubourg St Antoine : le staff encourage au hasard certains participants, à la lecture du prénom figurant sur leur dossard.
L'effet stimulant est immédiat.



Un peu plus tard, dans l'après-midi, rendez-vous au Motel, avec Monster: le projet d'une jeune femme de 26 ans et de son groupe, originaires de Los Angeles. Du folk électrique, avec aussi clavier, banjo ou trompette. C'est très chouette. Certaines intonations de la chanteuse rappellent Cat Power.
C'est tant mieux (à nouveau).



Monster n'a pas de label aux Etats-Unis, et, si ce premier album sort en France, c'est grâce un activiste de la scène grenobloise, qui a l'a signé sur une structure à l'origine dédiée à son propre groupe ([melk] pour les connaisseurs).
Si Monster est actuellement en tournée, c'est parce que ce même type prend une semaine de congés sur son dayjob pour s'en occuper.
Je souhaite à Alexandra Johnstone (en photo ci-dessus) et à son label de vendre des CDs par caisse.


Je vous laisse écouter tout ça.
Ces deux exemples illustrent ce qu'il peut y avoir derrière l'objet qu'est un premier album (autoproduit). M'est avis qu'il faut faire preuve de bienveillance à son endroit, et, pour peu qu'on soit convaincu, ne surtout pas hésiter à promouvoir le groupe.

Joseph Leon, Hard as Love (Dièse, 2009)
en concert le 15 avril au Café de la Danse (avec James Yuill)
www.myspace.com/josephleon

Monster, s/t (le jardin collectif, 2009)
en concert ce soir au Pop In, le 11 avril au Divan du Monde, le 15 avril à Grenoble (feat. Troy von Balthazar)
www.myspace.com/monstertheband

Bill Callahan, sometimes i wish we were an eagle
(Drag City, 2009)



J'ai fait la liste de ce que j'avais à faire aujourd'hui
et ca m'a semblé pas mal, ca m'a même semblé beaucoup
quoiqu'à la rigueur faisable

J'ai fait la liste de ce que j'avais à faire cette semaine
et la vie m'a semblé plus humaine
J'ai fait la liste de ce que j'avais à faire cette année,
et finalement ça se résumait à deux ou trois choses assez précises

J'ai fait la liste de ce que j'avais à faire dans ma vie
mais en fait il n'y avait plus de quoi faire une liste
J'ai commencé la liste de ce que j'ai fait depuis cinq minutes
mais ça faisait des milliers
et j'ai dû renoncer
à compter les nuances variées
de ma façon de respirer

J'ai plutôt fait la liste de ce que j'avais à faire dans ma vie pour me calmer
mais en fait il n'y avait plus de quoi faire une liste
mais en fait il n'y avait plus de quoi faire une liste
...


Tante Hortense, la liste (les disques bien, 2009)
www.myspace.com/tantehortense