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mardi 12 mars 2019

Jamais personne

Jean-François Jardie [Jean-Pierre Cassel], résistant arrêté par l'armée allemande, et interrogé par un officier :

- Naturellement Dupont est la seule identité que vous vous connaissiez ?
- Naturellement.
- À quelle organisation appartenez-vous ?
- Je vois pas de quoi vous voulez parler.
- Vous savez ce que vous risquez ?
- ...
- Être fusillé sous un faux nom et que jamais personne ne sache ce que vous êtes devenu.

L'Armée des ombres, Jean-Pierre Melville (1969)

mercredi 20 février 2019

Jusqu'à la plus fine limite

Grand film de Melville, encore, "l'armée des ombres" avec un Lino Ventura, grave et impressionnant.


Je voudrais tout de même vivre, et je vais mourir, et je n'ai pas peur. C'est impossible de ne pas avoir peur quand on va mourir. C'est parce que je suis trop borné, trop animal pour y croire. Et si je n'y crois pas jusqu'au dernier instant, jusqu'à la plus fine limite, je ne mourrai jamais. Quelle découverte ! et comme elle plairait au patron ! Il faut que je l’approfondisse. Il faut...

L'Armée des ombres, Jean-Pierre Melville (1969)

samedi 9 juin 2018

La profonde solitude du samouraï

Ce n'est que récemment que je suis enfin arrivé à visionner un film de Jean-Pierre Melville (finalement assez peu repris au cinéma). Le premier, depuis "Le silence de la mer" (1947), vu étant enfant.
Le Samouraï.

Il ne m'aura pas fallu longtemps avant de comprendre que l'aura dont joui le réalisateur est totalement fondée. Vu peu avant, je n'avais trouvé  au "clan des siciliens" (Verneuil, 1969) qu'un charme désuet, sur une intrigue fade.
Si les ingrédients paraissent similaires (Alain Delon, Paris, les années 1960, des flics, des truands, des borsalinos, des imperméables et des flingues), l'ambiance est toute autre dans Le Samouraï, film noir intemporel.

Pour ne rien gâcher, la photographie (Henri Decae) est superbe
(surtout dans l'appartement gris occupé par Jef Costello). Un film marquant, donc, qui aura inspiré Ghost Dog à Jim Jarmush


Melville, le Samouraï (1967)