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mercredi 2 janvier 2019

2018, un palmarès

Nous sommes déjà en 2019 : Excellente année à tous !
Pour solder 2018, voici ma sélection musicale (personnelle et subjective... et circonstancielle, puisqu'ayant eu moins de temps à accorder à la musique). Bonne lecture !
(Je ne veux rien promettre mais je tâcherai de former une playlist sur cette base. Le moment venu, je vous souhaiterai alors une bonne écoute)



Les Albums
Melody's Echo Chamber - Bon Voyage
Fred Thomas - Aftering
Gontard! - Tout naît, tout s'achève Dans un disque
Marlowe - s/t
Low - Double negative
the Rock*a*teens - Sixth house
Teleman - Family Of Aliens
Kal Marks - Universal Care
Damien Jurado - The Horizon Just Laughed
Mattiel - st


Mais aussi
Art Brut - Wham! Bang! Pow! Let's Rock Out!
Beach House - 7
Bleu Russe - Missives d'amour
Calvin Johnson - A Wonderful Beast
Car Seat Headrest - Twin Fantasy
Catpower - Wanderer
Daniel Blumberg - minus
ExRe - s/t
Fontaine Wallace - s/t
Frànçois Atlas - Fleurs du mal
Frog Eyes - Violet Psalms
the Goon sax - We're not talking
Gruff Rhys - babelsberg
Iceage - Beyondless
James - Living In Extraordinary Times
Jon Hopkins - Singularity
Kamasi Washington - Heaven and Earth
Mount Eerie - now only + (after)
Mt. Wilson Repeater - V'Ger
No Age - Snares Like a Haircut
Olden yolk - st
S. Carey - Hundred Acres
the Sea and Cake - Any Day
Snail Mail - Lush
Tim Hecker - Konoyo
Tony Molina - Kill The Lights

non-2018 :
Fontarabie - s/t (2015)
the Curious Mysterie Rotting Slowly (2009) + We Creeling (2011)



Les morceaux
(en plus de tous ceux figurant dans les albums ci-dessus) :
the Beths - Future Me Hates Me ; Courtney Barnett - Need a Little Time ; Daniel Blumberg - madder ; Dominique A - Désert d'hiver ; Everything Is Recorded - Everything Is Recorded ; Flavien Berger - Deadline ; the Frights - CRUTCH ; Gabriel Garzon-Montano - Fruitflies ; Gruff Rhys - Oh Dear! ; Hope Along - How simple ; Interpol - Flight of Fancy ; MC Paul Barman - (((believe that))) ; Mitski - Nobody ; Trust Fund - Embarrassing!


Des concerts
2/6 Gus Dapperton + Mattiel @ Paloma / Nîmes
13/10 Françoiz Breut @ Médiathèque Musicale de Paris
26/10 Teleman @ Petit Bain


Des séries
Sharp Objects / Better Call Saul


Des films
A Ghost Story (David Lowery), Senses (Ryusuke Hamaguchi), Burning (Lee Chang-dong), Au poste! (Quentin Dupieux)


Un jeu-vidéo
Aucun... Si, j'ai refait The Legend of Kyrandia 1 (1992)

lundi 23 avril 2018

Le saviez-vous? (manchester edition)

J'avais été étonné de voir Dean et Britta dans le film Frances Ha ou Will Odlham dans A Ghost Story... Bien plus improbable encore fût de tomber sur Tim Booth, chanteur de James, dans Batman Begins ! (oui, il n'a pas la même frimousse qu'aux débuts de James)


Une question qui pourrait rejoindre toute celles compilées par Disco-Babel dans son Indie Quizz (paru en 2006)

Christopher Nolan, Batman Begins (2005)

samedi 15 janvier 2011

Musique, Frissons et Dopamine


Voilà, le concert de Godspeed You Black Emperor est désormais derrière moi.
Un grand moment, qui aura duré près de 2h30.
Ne m'aura manqué que la proximité avec la scène, comme lorsque je les avais vus en 2002 et 2003.

Un concert qui aura suscité quelques frissons...
Or, c'est là désormais un phénomène bien compris:


Une étude scientifique canadienne a récemment établi la corrélation entre le plaisir que peut provoquer l'écoute de musique chez certains sujets, les frissons et la sécrétion de dopamine.

[La dopamine est une substance (plus exactement un neurotransmetteur) produite par le cerveau en situation de plaisir, comme par exemple lors d'un repas, ou de prise de drogue.]

L'étude montre que deux zones différentes du cerveau sont activées, selon que le pic émotionnel d'un morceau survient, ou est anticipé.


Voici l'abstract de l'article, paru dans Nature.

Music, an abstract stimulus, can arouse feelings of euphoria and craving, similar to tangible rewards that involve the striatal dopaminergic system. Using the neurochemical specificity of [11C]raclopride positron emission tomography scanning, combined with psychophysiological measures of autonomic nervous system activity, we found endogenous dopamine release in the striatum at peak emotional arousal during music listening. To examine the time course of dopamine release, we used functional magnetic resonance imaging with the same stimuli and listeners, and found a functional dissociation: the caudate was more involved during the anticipation and the nucleus accumbens was more involved during the experience of peak emotional responses to music. These results indicate that intense pleasure in response to music can lead to dopamine release in the striatal system. Notably, the anticipation of an abstract reward can result in dopamine release in an anatomical pathway distinct from that associated with the peak pleasure itself. Our results help to explain why music is of such high value across all human societies.

L'article se termine par cet élargissement :

Dopamine is pivotal for establishing and maintaining behavior. If music-induced emotional states can lead to dopamine release, as our findings indicate, it may begin to explain why musical experiences are so valued. These results further speak to why music can be effectively used in rituals, marketing or film to manipulate hedonic states. Our findings provide neurochemical evidence that intense emotional responses to music involve ancient reward circuitry and serve as a starting point for more detailed investigations of the biological substrates that underlie abstract forms of pleasure.

Pour les curieux, les nostalgiques de la rigueur scientifique, ou ceux qui veulent tout simplement se confronter à de la littérature scientifique en bonne et due forme, l'étude complète est disponible au format pdf, et téléchargeable ici.


Cas pratiques :
Le concert de Godspeed You Black Emperor, hier, à la Villette
(et l'album "lift your skinny fists like antennas to heaven")

un concert de RIEN
- "the war criminal raises and speaks" ou "Westfall" d'Okkervil River

et encore :
Cat Power, Moonshiner
Subtle, She
Sole, Stupid things implode on themselves
Will Oldham, Same love that makes me laugh,
ou there's no-one what will take care of you
James, Ring the Bells

D'autres exemples à partager?

dimanche 3 octobre 2010

10 ans, 50 albums (Part.1)

Si le formalisme de l'exercice agace périodiquement certains bloggeurs, la constitution d'un top album présente au moins l'avantage de fixer les choses.

Annuel, il constitue une photographie de ce que l'on a pu écouter / apprécier.
Décénal, il nécessite une mise en perspective, puisque si l'exercice a une prétention, en tout cas chez moi, c'est de réunir une sélection stable dans le temps. Dans tous les cas, il renseigne sur son auteur.

La série d'articles que j'inaugure ici concernera donc les années 90. Elle sera composée de neuf volets, chacun mentionnant cinq albums. J'arriverai ainsi à un total de 45 albums, qui pourra d'ailleurs atteindre la 50aine, en cas d'oublis intolérables.

La sélection que j'entame est purement subjective, et n'illustre que mes goûts propres. Vous n'avez de toute façon pas besoin d'Arise Therefore pour écouter Radiohead, PJ Harvey, Nirvana ou Björk.

La démarche est donc la même que pour mon Top des années 2000, qui démarrait
ici, souvenez-vous. De manière analogue, l'ordre d'énoncé ne préjuge en rien du classement final (qui n'existe d'ailleurs pas au moment où j'écris ces lignes)

Je commence !
Si je dois à Epitonic de m'avoir ouvert de nouveaux horizons à l'aube des années 2000 (j'en profite pour glisser que le site s'apprête à renaître de ses cendres, grâce aux fonds levés via Kickstarter), il faut bien reconnaître que le média le plus représentatif des 90s aura été pour moi LesInrockuptibles... Non pas que j'en aie été un lecteur régulier, mais qu'avant l'heure de la musique numérique, leurs compilations et/ou suppléments furent un bon moyen de découvrir de nouvelles choses.

Quand je dis "compilations", je pourrai citer "une rentrée 1997", ou le coffret "10 ans, 100 chansons", par exemple.
Quand je dis "suppléments", je pense à
"Après le rock" (1998), et"10 ans, 100 albums" (1996), tous deux lus et archi relus.



Cinq groupes, ou artistes très typés "pop Inrocks 90s". Au premier rang de ceux-là, James et leur chanteur Tim Booth, dont le timbre et les intonations me plaisent tant. C'aurait pu être Stutter, Gold Mother, Seven (ou Booth and the bad angel), mais je retiens avant tout Laid, dont j'apprécie chaque instant (en partie grâce à la production de Brian Eno). De Manchester également, Morrissey, évidemment, en solo depuis la séparation des Smiths. Le choix de l'album pourra paraître moins évident, c'est en tout cas celui que je ré-écoute le plus, les autres me paraissant un poil datés. Autres figures anglaises, Guy Chadwick de House of Love qui aura composé des tas de chansons imparables dont beaucoup sont réunies dans cet album, et le classieux Luke Haines, et the Auteurs : J'ai choisi new Wave, mais en réalité il faudrait également citer Now i'm a cowboy, After Murder Park, son projet Baader Meinhof (et dans une moindre mesure, le premier album de Black Box Recorder). Peter Walsh, enfin, avec the Apartments : C'est l'unique groupe de cette sélection que j'aurai vu en concert.

James, Laid (Fontana, 1993)
House of Love, s/t (Fontana, 1990)
Morrissey, Southpaw Grammar (Wea, 1995)
the Apartments, a life full of farewell (Hot, 1995)
the Auteurs, New Wave (Restless, 1995)
à suivre...

dimanche 18 avril 2010

No one is ever really powerless

Nous sommes en 2010, et13 ans après la sortie de "Whiplash" qui témoignait déjà d'un certain essoufflement, je continue d'écouter chacun des nouveaux disques de James, un de mes anciens groupes préférés.
Je ne m'attends pas à apprécier l'album, mais, j'espère toujours y trouver une ou deux chansons à sauver, voire un morceau extraordinaire, parce que quand même, c'est Tim Booth.
Rien de tout celà dans The Night Before.

Tant pis.
J'écoutais ça tout à l'heure dans un parc baigné dans la lumière dorée du soleil déclinant, cette lumière qui rend les gens beaux.

Celle qu'on voit par exemple sur la pochette des Strange Boys, dont la session est d'ailleurs diffusée sur Radio Campus Paris au moment où j'écris ces lignes.



Celle qui teinte pas mal d'images (photoshopées, certes) de sites de partages de photos...




(une bière au lecteur ou à la lectrice qui m'oriente vers le tutoriel adéquat)

Celle qu'on retrouve dans la dernière vidéo des Flaming Lips, powerless.
Oui, car c'est là que je voulais en venir!

Parce que les Flaming Lips, en 2010, c'est tout de même autre chose que James. Je ne sais pas si tout le monde a pris la mesure de leur album paru l'an passé, mais plus ça va, plus je pense qu'il "restera". Avec le recul, il pourrait bien intégrer dare-dare mon top30 2010, édité à la sortie de la décennie.
Ce morceau et ce clip en témoignent.


Honey, you're just paranoid
You should do what you enjoy
No one is ever really powerless
That's what she said and she gave me a kiss
No one is ever really powerless
Now I think I know what that really is

It only happens if you try
Pain and pleasure both get you high
No one is ever really powerless
That's what she said, now I can't forget
No one is ever really powerless
Now I think I know what that really is

Flaming Lips, Powerless
Embryonic (Warner Bros, 2009)

James, Night so long (Mercury, 2010)

dimanche 20 avril 2008

Give me Wings

Booth and the Bad Angel, album sous-estimé réunissant Tim Booth (James) et Angelo Badalamenti (compositeur des B.O. de Lynch). On cherche encore le lien. J'ai l'ai ré-écouté plusieurs fois ces derniers jours. Des paroles assez mystiques, ici


What a journey
So hard to describe
Your harbour so small
The ocean so wide
Spin the wheel, spin the wheel
Go wherever she spins
Surrender to this wave that's rolling in

Homing fingers
Starting to dig

Raising expectations
Lifting the lid
There's a show going down
Going deeper within
I long to lose myself
Inside your skin

What a feeling under the stars
My body's rotating from Venus through Mars
There's a war going on
between my head and my heart
I wonder how they grew
So far apart

I'm so shaken, about to explode
The myth of kissing princes
is they turn into toads
There's a war going on
between the sun and the moon
Before they come to terms we'll be consumed

Oh my god, please take me now
I'm ready for ascension
If I only knew how
Give me wings give me wings
Now I'm stuck on the ground
Receive this blood and bones
I'm homeward bound

See the statue growing wings
This singer was a virgin
Until he conceived
God is love, God is love
And her lover I'll be
I long to leave the world in ecstacy

Dance with me around this fire
The dance of bad angels who'd love to fly higher
God is love, God is love
And her lover I'll be
I long to lead the world in ecstacy


Tim Booth & Angelo Badalamenti - the dance of bad angels
Booth and the Bad Angel (1996, Mercury)
www.myspace.com/jamesisnotaperson