mardi 9 février 2010

Alors, l'amour, c'est quoi?

Alors, l'amour, c'est quoi?
"Ta voix, tes yeux, tes mains, tes lèvres. Nos silences, nos paroles. La lumière qui s'en va, la lumière qui revient. Un seul sourire pour nous deux. Pas besoin de savoir. J'ai vu la nuit créer le jour sans que nous changions d'apparence. Ô bien aimée de tous, bien aimée d'un seul, en silence ta bouche a promis d'être heureuse. De loin en loin dit la haine, de proche en proche dit l'amour. Par la caresse nous sortons de notre enfance. Je vois de mieux en mieux la forme humaine, comme un dialogue d'amoureux. Le coeur n'a qu'une seule bouche. Toutes les choses aux hasard, tous les mots dits sans y penser. Les sentiments à la dérive. Les hommes tournent dans la ville. Les regards, la parole et le fait que je t'aime, tout est en mouvement. Il suffit d'avancer pour vivre, d'aller droit devant soi vers tous ceux que l'on aime. J'allais vers toi. J'allais vers la lumière. Si tu souris, c'est pour mieux m'envahir. Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard."

Paul Eluard, Capitale de la douleur (1926)
lu par Natacha (Anna Karina, dans Alphaville [1963])

lundi 8 février 2010

Everyday the Same Dream

Fin de cette semaine sociale, lors de laquelle Arise Therefore aura vu rouge et aura promu la Révolution.

Ici, la valeur Travail sera à nouveau remise en cause. Le court-métrage que je diffusais la semaine passée était déjà assez saisissant, voici cette fois quelque chose de plus interactif, puisqu'il s'agit d'un jeu entre guillemets.
Les guillemets, c'est parce qu'il a été créé par le collectif italien La Molleindustria, sous-titré Radical Games against the dictatorship of entertainment.

Le jeu s'appelle : "Every Day the Same Dream".
Son descriptif: "A short existential game about alienation and refusal of labour. Or, if you prefer, a playable music video".



La première fois que j'y ai joué, j'ai trouvé assez percutante l'idée d'un jeu triste, gris, linéaire, répétitif, dans lequel on "joue" à aller au travail.



Et puis on découvre des variantes.
Bonne nouvelle, on peut se foutre en l'air.

A vous de trouver toutes les fins possibles (la femme de l'ascenseur vous annonce combien d'étapes il vous reste avant d'être une nouvelle personne)

Ce jeu, le voici.
Je l'embedde dans cette page ce qui pour moi constitue une avancée technologique assez incroyable.


Pour y jouer en grand écran, c'est .

Note: la musique est bien aussi, et finalement, l'ensemble me rappelle l'atmosphère qui se dégageait du film de Paul Durango, feat. Troy von Balthazar:
Working eats my soul.
Bande Annonce, sur ce même blog, en mars 2008.

dimanche 7 février 2010

Rouge




A dire vrai, pour être parfaitement raccord, la quatrième pochette aurait dû être la suivante, mais j'ai perdu le nom de ce groupe parisien croisé sur myspace.


Je termine par le livret collector d'Amnesiac. Ce faisant, je réalise que la pochette de l'album standard reprend en réalité une photo de ce carnet rouge, sur fond noir.



the Notwist, Neon Golden (CitySlang, 2002)
Queens of the Stone Age, Songs for the Deaf
(Interscope, 2002)
Bear in Heaven, beast rest forth mouth (Home Tapes, 2009)
Weezer, Porks and Beans (Geffen, 2008)
?, ? (?, ?)
Radiohead, Amnesiac (Parlophone, 2001)