lundi 28 décembre 2009

Pop the Glock

Noël, c'est le moment où, de manière quasi généralisée, chacun rentre dans sa famille: ne restent à Paris que les locaux (en plus des touristes et visiteurs). Ca confère alors une ambiance particulière aux journées et soirées autour du 24/25.

Mercredi 23 Décembre: en route pour le rigoletto, micro-salle du bout du monde (porte des lilas) à laquelle j'avais failli me rendre en novembre pour le concert des Lovvers, sauf que non. S'y produisait Glockabelle, musicienne new yorkaise (un temps animatrice sur Radio Campus Paris): le set s'est divisé en une première partie au Glockenspiel, et une seconde, au Casiotone, le tout, pour un concert surprenant et captivant. Je ne vous dit pas tout, mais il faut absolumment voir sa technique au glockenspiel: Pour cela, rendez-vous en avril(?) en France, ou alors sur une date américaine des Fiery Furnaces, puisqu'elle joue avec eux.

Samedi 26, soirée cosy dans un appartement parisien, feat. Glockabelle, Flóp et Rivkah puisque tout ce petit monde est lié.



dimanche 27 décembre 2009

I was not ready

Sa venue à la Cigale le 13 novembre 2007 avait été pour moi, LE concert marquant, à l'échelle de ces quelques dernières années.
(exemple)

RIP Vic Chesnutt.

A lire, le très beau texte de Kristin Hersh ici.

Une vidéo, réalisée lors d'une tournée européenne aux cotés d'Elf Power en 2009.


Vic Chesnutt,
[...]
Is the actor Happy
(Texas Hotel Records, 1995)
About to Choke (Capitol, 1996)
[...]
North Star Deserter (Constellation, 2007)
At the Cut (Constellation, 2009)
[...]

samedi 26 décembre 2009

The Worst Christmas Ever

Joyeux Noël !
(ou pas)


Going outside, shoveling snow in the driveway,
Taking our shoes, riding a sled down the hillside
Can you say what you want?
Can you say what you want to be?
Can you be what you want?
Can you be what you want?

Our father yells, throwing gifts in the wood stove
My sister runs away, taking her books to the schoolyard,
In time the snow will rise
In time the snow will rise
In time the Lord will rise
In time the Lord will rise

Silent night
Holy night
Silent night
Nothing feels right


Sufjan Stevens, That Was The Worst Christmas Ever!
Songs for Christmas (Asthmatic Kitty, 2006)
www.myspace.com/sufjanstevens

mercredi 23 décembre 2009

"Le meilleur ami, c'est celui qui vient de mourir"

La nuit même où son autorité fut reconnue par tous les commandos rebelles, il se réveilla en sursaut pour réclamer à grands cris une couverture. Un froid intérieur qui le pénètrait jusqu'aux os et le mortifiait même en plein soleil, l'empêcha de bien dormir pendant plusieurs mois, jusqu'à ce qu'il en prît l'habitude. L'ivresse du pouvoir commença à se gâter par bouffées amères. Cherchant un remède contre le froid, il fit fusiller le jeune officier qui avait proposé l'assassinat du général Téofilo Vargas. Ses ordres étaient accomplis avant d'être communiqués, avant même qu'il ne les connût, et allaient toujours beaucoup plus loin qu'il n'aurait osé les faire aller. Egaré dans la solitude de son immense pouvoir, il commença à perdre la boussole. Il était irrité par les gens des villages vaincus qui acclamaient l'ennemi. Partout il rencontrait des adolescents qui le regardaient avec ses propres yeux, qui parlaient avec sa propre voix, qui le saluaient avec le même air méfiant qui était le sien pour répondre à leur salut, et qui disaient être ses fils. Il se sentit dispersé, répété, et plus solitaire que jamais. Il acquit la certitude que ses propres officiers lui mentaient. Il se prit de querelle avec le duc de Malborough. "Le meilleur ami, avait-il coutume de dire, c'est celui qui vient de mourir." Il se lassa de cette incertitude, du cercle vicieux de cette guerre éternelle qui le trouvait en tel et tel endroit, toujours les mêmes, seulement plus vieux chaque fois, plus ravagé, plus ignorant du pourquoi, du comment, du jusques à quand. Il y avait toujours quelqu'un en dehors du cercle de craie. Quelqu'un qui avait besoin d'argent, qui avait un fils atteint de coqueluche ou qui désirait s'en aller dormir à jamais parce qu'il ne pouvait plus supporter dans sa bouche le goût de merde de la guerre, et qui, cependant, réunissait ses dernières forces pour se figer au garde à vous et rapporter: "Rien à signaler, mon colonel." Et ce rien à signaler était précisément la chose la plus épouvantable dans cette guerre qui n'en finissait pas : rien ne se passait. Seul, abandonné par les présages, fuyant le froid qui devait ne pas le quitter jusqu'à la mort, il s'en vint chercher un dernier refuge a Macondo, à la chaleur de ses plus anciens souvenirs.

100 ans de Solitude, Gabriel Garcia Marquez (1965)

mardi 22 décembre 2009

2009, un palmarès




Top Tape Vol.7 (S2) est ligne, et avec elle, ma sélection 2009 d'albums, singles et concerts. Ca se passe ici. N'hésitez pas à partager sur l'article en question votre bilan de l'année... en plus, vous pourrez gagner un T-Shirt de the XX.


Albums
Clues - s/t (Constellation / Differ'ant)
Bowerbirds - upper air (dead oceans / differ'ant)
Flaming Lips - Embryonic (Warner)
Whitest Boy Alive - Rules (Bubbles / Differ'ant)
Mt Eerie - Wind's poem (Tomlab / Differ'ant)
Felix - You are the one i Pick (kranky / Differ'ant)
Sholi - s/t (Quaterstick / import)
Dominique A - La Musique / La Matière (Cinq7 / Wagram)
Built To Spill - There's no Enemy (Warner)
Loney Dear - Dear John (EMI)

Sans oublier :
Bear In Heaven - Beast Rest Forth Mouth (hometapes / import)
Black Heart Procession - Six (Temporary Residence / Differ’ant)
Dial M for Murder - Fiction of her Dreams (Tapete / Differ’ant)
Doom - Born Like This (Lex / Differ’ant)
Grizzly Bear - Veckatimest (Warp / Discograph)
Klub des 7 - La Classe de Musique (Encore)
Le Coq
- D’arradon (arbouse / anticraft)
Memory Tapes - s/t (Rough Trade / import)
Mos Def - the Ecstatic (Downtown)
Music Go Music - Expressions (Secretly Canadian / Differ’ant)
Nurses - Apple’s Acre (Dead Oceans / Differ’ant)
Phoenix - Wolfgang Amadeus Phoenix (Cooperative Music)
P.O.S. - Never Better (RhymeSayers)
Rone - Spanish Breakfeast (InFiné / Discograph)
Speech Debelle - Speech Therapy (Big Dada / PIAS)
Swan Lake - Enemy Mine (Jagjaguwar / Differ'ant)
Tortoise - Beacons of Ancestorship (Thrill Jockey / PIAS)
V/A - Can you Dig it? (Soul Jazz records)
Vitalic
- Flashmob (Citizen ; PIAS)
Wolf Parade - At Mount Zoumer (Sup Pop / PIAS)


Singles / EP (en plus des albums sus cités):
Annie - Songs remind me of you ; Arnaud Fleurent-Didier - France Culture ; Bill Callahan - All thoughts are prey to some beast ; Casiokids - Fot I Hose ; Chapelier Fou - s/t EP ; General Bye Bye - Alphabet ; Malajube - Porté Disparu ; Pilöt - Mantes religieuses ; Small Black - Kings Of Animals [import] ; Starfucker / Pyramiddd - Medicine ; the Rakes - Shackleton ; Yeah Yeah Yeahs - Dull Life


Concerts :
CocoRosie @ L'Usine / Genève
Whitest Boy Alive
@ Cigale
Rien
@ l'international
Albin de la Simone + Tante Hortense
@ Java
Tim Exile
@ Batofar
Frère Animal
@ Radio Campus Paris
Bowerbirds
@ Point FMR
Jarvis Cocker
@ Galerie Chappe
a Hawk and a Hacksaw
@ New Morning
Dominique A
@ Radio Campus Paris
Sparklehorse+Fennesz
@ Trabendo
Stars like Fleas
@ Beaubourg
Clues + Hold your horses
@ Glaz'art
Themselves
@ Point FMR
Mariee Sioux + Matt Bauer
@ Radio Campus Paris

dimanche 20 décembre 2009

in love with a sexy lady

Je poursuis lentement le visionnage de la saison 2 de Flight of the Conchords. Mention spéciale pour l'épisode 6, Love Is a Weapon of Choice, feat. Brahbrah, dont Bret et Jemaine tombent immédiatement amoureux.
La femme idéale version "indie" a donc un esprit assez décalé, et du charme (sans forcément être une pin-up):
On se souvient du délicat compliment adressé par Jemaine dans un épisode précédent
- You're so beautiful, You could be a part time model.



Bret: I think I've fallen in love with a girl and it's serious.
Jemaine: Oh, that's great news Bret, tell me 'bout that girl that's so serious.
- Oh, well I don't really know her.
- Oh, that don't sound so serious.
- We're serious, I'm delirious.
- Sounds serious.
- Yeah.
- That's cool. I met a new girl too.
- Have you?
- Yeah.
- One of those girls you met on the net?
- No, we really met.
- Well, that's great news.
- What's she like, what does she do?
- All I know, dawg, is that she's careless with her dog.
I'm not sure what she does, but she makes me want her.
She makes me wanna get on top of her.
- Oh, that sounds great, man. That sounds great hey, wait!
- What?
- Maybe I'm crazy but when did you meet this lady? [...]
Are you talking about a girl with a beautiful smile?
- Yeah!
- Like strawberry wild?
- Yeah! Yeah!
- Blueberry track suit pants!
- White chocolate skin!
- And socks!
- That sounds like her!
[...]

Flight of the Conchords, We're both in love with a sexy lady
I told you I was freaky (Sub Pop, 2009)
www.myspace.com/conchords

En vidéo, ça donne ça :

lundi 14 décembre 2009

Welcome to Julian(s)



Julian Casablancas (of the Strokes),
Phrases for the Young (RCA, 2009)

Julian Plenti (aka Paul Banks of Interpol),
Julian Plenti is Skycraper (Matador, 2009)

dimanche 13 décembre 2009

You'll see him in your nightmares / You'll see him in your dreams

Des paroles pour une fois assez narratives, celles du morceau Red Right Hand de Nick Cave, que je diffusais tantôt dans Top Tape.
On y retrouve un assassin manipulateur (de la pire engeance, donc) qui rappelle le pasteur de La Nuit du Chasseur (joué par Robert Mitchum) (1955)


Take a little walk to the edge of town, go across the tracks
Where the viaduct looms like a bird of doom, as it shifts and cracks
Where secrets lie in the border fires, in the humming wires,
Hey man you know you're never coming back
Past the square, past the bridge, past the mills past the stacks
On a gathering storm comes a tall handsome man
In a dusty black coat with a red right hand.

He'll wrap you in his arms tell you that you've been a good boy
He'll rekindle all the dreams it took you a lifetime to destroy.
He'll reach deep into your soul, steal your shrinking soul
but there wont be a single thing that you can do
He's a god, he's a man, he's a ghost, he's a guru
They're whispering his name though this disapearing land
But hidden in his coat is a red right hand

You dont own no money? He'll get you some
You don't have no car? he'll get you one
You dont have no self respect you feel like an insect,
Well dont you worry buddy 'cause here he comes
Through the ghettos and the barrio and the bowery and the slums
A shadow is cast wherever he stands
Stacks of green paper in his red right hand

You'll see him in your nightmares, you'll see him in your dreams
He'll appear out of no where but he aint what he seems
You'll see him in your head, on the TV screen
And hey buddy, I'm warning you to turn it off
He's a ghost, he's a god, he's a man, he's a guru
You're one microscopic cog in his catastrophic plan
designed and directed by his red right hand.


["A shadow is cast wherever he stands"]
[L'ombre du prédateur, dans la nuit du chasseur et M le Maudit ]



Une deuxième version de ce morceau devait être enregistrée un peu plus tard, pour Murder Ballads (1996), sous le titre "Song of Joy" (c'est le morceau d'ouverture de 9minutes avec les La la la la la la la la la la, pour ceux qui l'ont en tête).

Nick Cave y chante :

They never caught the man
He's still on the loose
It seems he has done many many more
Quotes John Milton on the walls in the victim's blood
The police are investigating at tremendous cost
In my house he wrote "his red right hand"
That, I'm told is from Paradise Lost

Et effectivement, la locution "Red Right Hand"vient du long poème épique en 10 chapitres qu'est Paradise Lost (1667) :

What if the breath that kindl'd those grim fires
Awak'd should blow them into sevenfold rage
And plunge us in the flames? or from above
Should intermitted vengeance arm again
His red right hand to plague us?

Pour être tout à fait complet, je me dois de citer la note de pied de page, relative à cette référence :

Red Right Hand: The phrase appears to be a translation of "rubente dextera" from Horace, Odes1.2.2-3.

Texte et traduction complètes de cette ode à Auguste César, aka Octave, ici

Nick Cave, Red Right Hand
Let Love In (Mute, 1994)
www.myspace.com/nickcaveandthebadseeds

Nick Cave, Murder Ballads (Mute, 1996)
Charles Laughton, La Nuit du Chasseur (1955)
Fritz Lang, M Le Maudit (1931)
John Milton, Le Paradis Perdu (1667)
Horace, Odes (-0023)

(Les liens relatifs à ces oeuvres sont disséminés dans l'article)

vendredi 11 décembre 2009

un espace fait de solitude et d'oubli

"The best films are like dreams you're never sure you've really had"
C'est ce que disait un peu plus bas le personnage interprété par Tilda Swinton dans "the limits of control"... En l'occurence, je trouve que ça vaut aussi pour les romans.
En guise d'illustration, voici un (premier) extrait de Cent ans de Solitude, qui d'ailleurs rappelle certaines images d'"Aguirre ou la Colère de Dieu".


Les premiers jours, ils ne rencontrèrent aucun obstacle majeur. Ils empruntèrent le rivage caillouteux pour descendre jusqu'à l'endroit où des années auparavant, ils avaient découvert l'armure du guerrier, et de là, s'engouffrèrent dans les bois par un sentier d'orangers sauvages. Au bout de la première semaine, ils tuèrent et firent rôtir un cerf mais se contentèrent d'en manger la moitié et salèrent le reste pour les jours à venir. Cette précaution leur permettait de retarder le moment où il leur faudrait recommencer à manger du perroquet dont la chair bleue avait une âpre saveur de musc. Par la suite, pendant plus de dix jours, ils ne revirent plus le soleil. Le sol devint mou et humide, semblable à une couche de cendres volcaniques, et la végétation multiplia ses pièges, les cris d'oiseaux et le tapage des singes se firent de plus en plus lointains, et le monde devint triste à jamais. Les hommes de l'expérience se sentirent accablés par leurs propres souvenirs qui paraissent encore plus anciens dans ce paradis humide et silencieux, d'avant le péché originel, où leurs bottes s'enfonçaient dans des mares d'huiles fumantes et où ils s'acharnaient à coups de machette sur des lis sanglants et des salamandres dorées. Pendant une semaine, presque sans échanger une parole, ils progressèrent en somnambules dans un monde de désolation, à peine éclairés par la faible réverbération d'insectes phosphorescents, et les poumons oppressés par une suffocante odeur de sang. Ils ne pouvaient revenir en arrière car le chemin qu'ils ouvraient se refermait aussitôt sur leurs pas, étouffé par une végétation nouvelle qu'ils voyaient presque repousser sous leurs yeux. "N'importe, disait José Arcadio Buendia. L'essentiel est de ne jamais perdre le sens de l'orientation." Se fiant toujours à la boussole, il continua à guider ses hommes en direction du nord invisible, jusqu'à ce qu'ils réussirent à sortir de cette contrée enchantée. Ce fut par une nuit épaisse, sans étoiles, mais les ténèbres étaient impregnées d'un air pur, nouveau. Epuisés par leur longue marche, ils suspendirent lerus hamacs et dormirent à poings fermés pour la première fois depuis deux semaines. Quand ils se réveillèrent, le soleil était déjà haut: ils restèrent stupéfaits, fascinés. Devant eux, au beau milieu des fougères et des palmiers, tout blanc de poussière dans la silencieuse lumière du matin, se dressait un énorme galion espagnol. Il penchait légèrement sur tribord et de sa matûre intacte pendaient les vestiges crasseux de sa voilure, entre les agrès fleuris d'orchidées. La coque, recouverte d'une carapace uniforme de rémoras fossiles et de mousse tendre, était solidement encastrée dans le sol rocheux. L'ensemble paraissait s'inscrire dans un cercle coupé du reste du monde, un espace fait de solitude et d'oubli, protégé des altérations du temps comme des us et coutumes des oiseaux.



Cette image d'un navire perché au sommet d'un arbre est la première que j'ai vue du film de Werner Herzog... Et j'ai tout de suite su que ce j'adorerais ce film (un peu comme quand on entend 10 secondes de labradford)

100 ans de Solitude, Gabriel Garcia Marquez (1965)
Aguirre ou la Colère de Dieu, Werner Herzog (1972)

mercredi 9 décembre 2009

Everyone who pretended to like me is gone

Crossed Covers, épisode je sais plus combien... Ca commençait à faire un moment. J'entame cette série, non pas par la pochette qui l'a initiée (the Shoes), mais par la plus populaire, celle de Green Mind de Dinosaur Jr (premier album sans Lou Barlow).



Viennent ensuite le premier album des Walkmen et le dernier single de the Shoes


Je crois me rappeler qu'à l'époque de la sortie de "Everyone who pretended to like me is gone" (2001), les Walkmen confiaient en interview ne pas connaître l'auteur de la photographie qu'ils avaient utilisée... Sans doute, Google Image n'existait-il pas encore :
Il s'agit de Lewis Wickes Hine.

Quant à la première photo, c'est plus facile. Elle est l'oeuvre de Joseph Szabo, et a été publiée dans le recueil "Almost Grown" (1978).
La voici dans son format original.


L'ouvrage comportait également des poèmes, écrits par des ados... Afin de coller à ma ligne éditoriale, je produis ici celui qui accompagnait ce cliché.

I know it hurts
all the pain
rips your heart apart
But I'm here
I'll hold you
shelter you from the wind
I can make it stop
raining on your soul.
Look into my heart
there the sun glows
I'll open up for you
I'll let you in
just try
test it
touch on the surface
and submerge yourself
in my love
I promise you
the deeper you fall
the tighter I'll hold.
I'll fill the holes you've
drilled
if only you'll throw
your drill away.

-Jill Newman


Mmmmm...

Trois pochettes d'albums avec des enfants qui se prennent pour des adultes, c'est pauvre:
J'en ai forcément oublié des tonnes, n'hésitez pas à m'en faire part!

Dinosaur Jr, Green Mind (WEA, 1991)
the Walkmen, Everyone who pretended to like me is gone (Sart Time, 2002)
the Shoes, People Movin (Green United Music, 2009)
Joseph Szabo, Almost Grown (1978)
www.photosofteenagers.com

[Edit: En privé, Céline de Paris me met sur la piste de U2, avec non pas 'War', mais la pochette de ce premier Best Of.]

[Edit2: Un peu plus tard, Gui de Rouen a su identifier la pochette que je recherchais, celle avec un angelot fumant des cigarettes. C'était Van Halen, bien sûr! J'ajoute encore the Pretty Reckless]

U2, Best of (Island, 2008)
Van allen, ...
the Pretty Reckless, light me up (Interscope, 2010)

Encore :



Standstill - Unsolved (s/r, 2012)
Meursault, Something for the weakened (Song by Toad, 2012)
Afghan Whigs, Gentlemen (Elektra, 1993)

dimanche 6 décembre 2009

La vida no vale nada

Blonde: Are you interested in films, by any chance? I like really old films. You can really see what the world looked like, thirty, fifty, a hundred years ago. You know the clothes, the telephones, the trains, the way people smoked cigarettes, the little details of life. The best films are like dreams you're never sure you've really had. I have this image in my head of a room full of sand. And a bird flies towards me, and dips its wing into the sand. And I honestly have no idea whether this image came from a dream, or a film. Sometimes I like it in films when people just sit there, not saying anything.

the Limits of Control, Jim Jarmusch (2009)

samedi 5 décembre 2009

Wasteland

J'ai mis la dernière émission en ligne,
feat Black Heart Procession, Pinback, Nick Cave, Foals (ca, c'est pour les morceaux "repères"), et des trucs en devenir, type Beat! Beat! Beat!, Silver Columns... Au final, pas mal de groupes européens, ce qui est assez rare, dans Top Tape.


Emission et playlist complète, ici:
Top Tape Vol.6, Saison 2

La prochaine émission sera celle du bilan 2009.

Il faut que je m'y attèle dare-dare, même si j'ai déjà dû m'y préparer en octobre, pour la chronique musique du numéro de fin d'année de l'Etudiant

(en kiosque ces jours-ci).

Bien sûr, amis lecteurs, je me réjouis de lire le votre !

jeudi 3 décembre 2009

La noble cause des chanteurs à lunettes

La suite de ...
(A lire impérativement, avant de passer à la suite)

Résumé de l'épisode précédent
(à lire sur le ton d'un résumé de série TV mièvre) :

Pascal Bouaziz, après avoir perdu, retrouvé, puis reperdu ces lunettes dans les eaux libanaises de la Mer Méditerrannée se voit dans l'obligation de les remplacer sur place, à Beyrouth. L'opticienne, douce et gentille quoique baraquée, lui propose des lentilles... D'abord farouchement opposé à cette idée, Pascal finit par accepter.

Le surlendemain...


ARRRGH ! Mais qu'est-ce que j'ai fait !!! Des lentilles !! Mon Dieu ! Elvis ! Buddy ! Roy ! Steven ! Johnny ! J'ai trahi ! J'ai trahi… J'ai trahi la cause… La grande et noble cause, la seule et unique valable, la seule qui mérite de se lever le matin (de militer même, pourquoi pas ?), la merveilleuse et belle et impérissable cause des chanteurs à lunettes… Je suis… Je suis un sale traître de chanteur coquet à la con. Me pardonnerez-vous jamais ? Ô vous mes anciens confrères en infortune ? Ô vous mes idoles en chanteurs myopes ! J'ai trahi… Je suis une merde, j'habite Bastille. Je suis graphiste, et j'habite Bastille… Je fais du skate… Je suis en dessous de tout… Je suis… Rien… Je suis… Je suis… Quand même vachement surpris (par parenthèse) de l'image tenace de chanteur intellectuel, tête à claques, premier de la classe, qui te tombe dessus dès que t'as des lunettes. C'est vrai que c'est bizarre ça, non ?
On doit supposer, et je suppose moi-même ce qu'on doit supposer, on doit supposer, que si t'as la vue basse c'est que tu dois avoir lu beaucoup de livres… C'est ça ? T'as lu tellement de livres, tellement, tellement de livres que t'as tellement fatigué tes yeux que ben voilà c'est con mais maintenant t'es myope, hé tête de noeud d'intellectuel, ça t'apprendra ! À lire des livres ! Pauv' con ! T'es myope maintenant ! Eh ouais !
Bon évidemment, la plupart des enfants qui portent des lunettes, au mieux, au pire, tous les livres qu'ils ont pu lire, c'est l'intégrale de Oui-Oui. Ça fatigue pas tant les yeux que ça, si ? Oui-oui ? Le Club des Sept ? C'est mauvais ? Pour les yeux ? En résumé, je résume… On pense qu'une déficience, comme la myopie en est une, une déficience pour une certaine activité, la lecture notamment, prédispose particulièrement l'individu à cette même activité. On penserait de même que quelqu'un qui boîte comme un boiteux, eh bien il est a priori hyper doué pour le marathon. Quelqu'un qu'a qu'une main, a priori toujours, il est hyper fort pour applaudir ? C'est ça ? On suppose…
Ceci dit, ceci dit, je veux bien reconnaître, je concède, et il est probable que Elvis Costello, avec ses lunettes, ait lu plus de livres que tout Mötley Crüe réuni. Que Morrissey ait vu plus de films italiens des années 60 que tout Robbie Williams réuni… Que John Lennon ait écrit plus de livres que n'en ont lus tous les chanteurs de reggae français … Je veux bien. Et ils ont des lunettes, Elvis, Steven et Johnny, tous ceux-là, je concède. Mais… Oui mais, Buddy Holly…


La suite est à lire dans:
Le traître
, par Mendelson dans
MiNiMuM R0CK'N'R0LL Tome 5 - Binocles, Oeil de Biche et verre Fumés
minimumrocknroll.free.fr
mendelson.free.fr

dimanche 29 novembre 2009

le grand et le seul avantage des myopes

Il y a encore des tas de textes de chansons de Mendelson que je souhaiterais encore publier ici. Deux/Trois, en réalité, en étant sélectif. Comme je ne veux pas vous laisser penser que je cède à la facilité en vous balançant des copier-coller du même artiste, ces textes sont pour l'heure à l'état de brouillon dans blogspost, et je diffère leur publication.

En plus, ils sont plutôt sombres, et autant vous faire sourire. Avec le même auteur! et un texte, rédigé pour la revue annuelle MiNiMuM R0CK'N'R0LL, dont le thème cette fois est : Binocles, oeil de biche & verres fumés - Rock & Lunettes.

Un texte assez drôle (comme sait l'être Pascal Bouaziz) qui démarre au Liban, en 2003. Le narrateur, un peu saôul, fait trempette dans la mer, perd, retrouve, puis reperd ces lunettes.

La mission du lendemain: se rendre chez un opticien.
Couleur locale (ou presque)

Au milieu des immeubles à moitié reconstruits avant de se voir de nouveau re-bombardés, au milieu des trous dans les murs, des immeubles champignons pas finis, pas peints, sans fenêtre, sans dernier étage pour pas payer les impôts ou une astuce comme ça… Au milieu, t'as le « Starbucks Coffee » avec le dernier disque de McCartney. Derrière les tentes, installées sur la place des Martyrs, t'as le centre-ville refait avec les boutiques de luxe pire que avenue Montaigne. Sans compter la hype, mon ami, sans compter la hype… Des boutiques genre Colette en veux-tu en voilà… Tu débarques de Bastille direct à Beyrouth, t'es has been avant même d'avoir atterri à l'aéroport. Essaye même pas.


Et maintenant, la visite chez l'opticienne (pour le coup) qui m'amuse d'autant plus que j'étais dans ce genre de boutiques, hier.
Big up à tous les lunetteux et aux habitants du quartier de Bastille
.


Ça a toujours été, c'est vrai, le grand et le seul, d'ailleurs, avantage des myopes… Avec des lunettes on peut choisir de ne plus rien voir du tout… Suffit de les enlever. À Paris, dans le métro. Dans la rue. Au repas de Noël… Toutes ces horreurs… Si t'es myope, t'as le choix. Tu souris, t'enlèves tes lunettes. Les gens autour de toi sont contents : tu souris. Ils ne peuvent pas savoir que si tu souris, c'est parce que tu les vois pas… L'opticienne ? Faut pas que je rate. Je rase les murs. Je lis de près les enseignes. Je me cogne dans les devantures… Ah tiens c'est là. Son nom à l'opticienne, c'est Douce… C'est son nom. C'est joli comme nom, c'est tendre et c'est joli. Je ne vois pas très bien. Mais je vois bien qu'elle aussi, elle est plutôt jolie. Enfin… Jolie ? Plutôt grande. En treillis. Un peu baraquée quand même… Genre branchée. Mais pas commode. Genre comme à Bastille. Mais au Liban. T-shirt customisé. Tennis surfilées d'un genre de marque, là… Sur son poste, mini ghettoblaster, dans sa boutique elle écoute des trucs genre The Hood remixé par Busdriver avec en featuring des néofolks bouddhistes qui jouent du mélodica… ce genre. Comme à Bastille. Mais au Liban. Sur son petit bureau design elle a des bouquins sur l'architecture, des manuels de sagesse orientale… Comme à Bastille. En bien baraquée quand même. Je peux dire, même si j'ai pas mes lunettes. Enfin tout comme à Bastille mais au Liban, quoi…
Sympa ? C'est difficile à dire. Elle fait de l'aïkido. Paraît qu'elle est championne d'aïkido. C'est ma belle-mère qui m'a dit. J'ose à peine penser des trucs dans ma tête, genre « comme à Bastille mais au Liban », de peur qu'elle m'en allonge une. Comme ça pour punir. Direct. Ils sont comme ça les Chinois ! Ils pardonnent pas. (Surtout les Japonais…) Surtout ne pas penser à rien. Pas les Chinois, non. (Surtout pas les Japonais.) Tu fais rien ! Tu vois rien. Tu ne penses pas. Elle me parle. Je souris. Très, très, gentil. Je suis très gentil.
-Vous n'avez jamais essayé les lentilles ? qu'elle me dit.
Des lentilles ??? Non mais pour qui elle me prend, coconne ? Je suis pas un petit coquet, moi ! Je suis pas un petit mignon de ses petits copains de chanteurs à la con… Des lentilles ! Non mais je te jure. Elle a de la chance de faire de l'aïkido ! Moi, un mec comme moi, des lentilles ! Non mais elle m'a pris pour quelqu'un qu'habite à Bastille ou ce genre ou quoi ?
-Des lentilles… ? Ah non, j'ai jamais essayé… (Petit sourire gêné et gentil comme tout.)
-C'est dommage, ça vous irait bien, vous avez de beaux yeux…
-Ah bon?Ah oui?
Mais comme elle gentille ! C'est vrai que j'ai de beaux yeux. Comme elle est gentille ! Et puis jolie avec ça ! (Il paraît qu'elle fait de l'aïkido…)
Des lentilles ? Bah oui pourquoi pas… Après tout c'est vrai que j'ai de beaux yeux ! C'est dommage de priver les gens. Je veux dire. Ça serait pas pour moi ! Je ne suis pas coquet ou ce genre… Mais les gens ? Ils méritent mieux que ça. C'est pour eux quoi…
-Vous voulez essayer ?
-Ah bon ?
-Oh comme vous êtes courageux. Vous vous laisser toucher les yeux comme ça ! Oh vous êtes très courageux !
Mais qu'elle est gentille ! C'est pas vrai comme elle est gentille. C'est vrai que je suis courageux ! Hé, moi, les lentilles ! Rien à foutre ! Ça me fait pas peur. Hé ouais mon pote ! Je suis comme ça moi. Je suis hyper courageux. On me touche les yeux hyper facile. (Surtout quand t'es une fille et que tu fais de l'aïkido.)
-Alors voilà on commande les lentilles et puis ces lunettes là. N'est-ce pas ?
-Oui mademoiselle… Merci mademoiselle… Comme vous êtes… À demain… Mademoiselle… Merci encore…


Le traître, Mendelson extrait de
MiNiMuM R0CK'N'R0LL Tome 5 - Binocles, Oeil de Biche et verre Fumés
minimumrocknroll.free.fr

samedi 28 novembre 2009

Now with more girls!

Sol: There was a world, once, you punk.
Det. Thorn: Yes, so you keep telling me.
Sol: I was there. I can prove it.
Det. Thorn: I know, I know. When you were young, people were better.
Sol: Aw, nuts. People were always rotten. But the world 'was' beautiful.


J'ai revu récemment "Soylent Green", aka, en VF, "Soleil Vert". Sans doute l'envie de ré-évaluer ce film, dont la "photo" a certes vieilli, mais qui au final conserve sa force.




Wikipédions un peu (/!\ Spoiler /!\):

Soleil vert, comme 2001 : l'odyssée de l'espace, Orange mécanique ou THX 1138, fait partie de ces films d'anticipation « intellectuels », prophétiques, inspirés par un avenir lourd de menaces, en l'occurrence celle de la surpopulation et de l'épuisement des ressources naturelles. Le film est tiré d'un roman de Harry Harrisson, écrit en 1966: Make room, make room!
Aux thèmes abordés dans le livre, s'ajoutent celui de l'euthanasie des vieillards, puis une idée encore plus terrifiante : les tablettes vitaminées (le pain synthétique Soylent green) s'avèrent faites à partir de cadavres au lieu de plancton. Soleil vert est, lui aussi, devenu un classique et, de surcroît l'un des films d'anticipation les plus sombres jamais réalisé. Il exprime parfaitement la peur de « vivre dans un monde semblable à la mort».

Pas étonnant que l'atmosphère du film et certaines de ses scènes soient marquantes.




Soylent Green, Richard Fleischer (1973)
// càd l'année du premier choc pétrolier //

jeudi 26 novembre 2009

la forme temporelle la plus concise

L'intérêt de lire un livre théorique sur l'Art, c'est de voir exposer des interrogations ou idées qu'on avait peut être senties, sans jamais les avoir formulées explicitement.

Deuxième extrait de Point Ligne Plan de Kandinsky.
Il suit immédiatement le précédent.

Du rapport de la peinture avec le Temps.
De la frontière entre Peinture et Arts Graphiques

La stabilité du point, son refus de se mouvoir sur le plan ou au-delà du plan, réduisent au minimum le temps nécessaire à sa perception, de sorte que l'élément temps est presque exclu du point, ce qui le rend, dans certains cas, indispensable à la composition. Il correspond à la brève percussion du tambour ou du triangle dans la musique, aux coups sec du pivert dans la nature.

Aujourd'hui encore l'emploi du point ou de la ligne en peinture est mal vu par certains théoriciens de d'art, qui aimeraient maintenir, parmi d'autres cloisons, la vieille séparation entre deux domaines artistiques qui paraissaient récemment encore bien séparés: la peinture et les arts graphiques. Aucune raison intérieure n'existe pour un telle séparation.
Le problème du temps dans la peinture est autonome et complexe. Il n'y a que peu d'années que là encore on commençait à démolir un mur. Ce mur séparait jusqu'alors deux domaines de l'art: la peinture et la musique.

La distinction apparemment claire et justifiée :
Peinture - Espace (Plan)
Musique - Temps
est devenue subitement discutable par un examen plus approfondi (quoique encore superficiel) - et cela d'abord pour les peintres (*). Le fait d'ignorer généralement aujourd'hui encore l'élément temps dans la peinture montre bien la légèreté des théories dominantes, loin de toute base scientifique. Nous n'envisageons pas d'approfondir ici cette question, - mais certains faits qui éclairent l'apparition de l'élément temps, doivent être soulignés.
Le point est la forme temporelle la plus concise.

Point Ligne Plan, Wassily Kandinsky (1926)

(*) Par mon passage définitif à l'art abstrait, j'ai trouvé l'évidence de l'élément temps dans la peinture et je m'en suis servi depuis dans la pratique

dimanche 22 novembre 2009

D'où je suis, ça me fait plus rien

"Il parait que ça frappe une personne sur cent.
Une personne comme ca au hasard
C'est tout ce qu'on m'a dit."

Deux choix s'offrent à vous : Soit vous lisez ces lignes peu après leur publication, càd ce dimanche soir, et donc c'est le moment idéal pour prendre 10 minutes et regarder ce très beau court-métrage d'animation;
Soit vous êtes tombés dessus au hasard d'une visite récréative et furtive ; il vous faudra alors revenir à un moment plus propice afin de ne pas passer à côté de "Skhizein", de Jérémy Clapin.

Pour vous faire patienter, voici tout de même un lien vers le teaser d'une autre de ses oeuvres, "Une histoire Vertébrale".

Voici le film en question, encadré de la multitude de prix reçus:


CANNES 2008 - Semaine de la Critique —> Prix découverte Kodak du meilleur court métrage. ANIMAFEST (Zagreb) —> Meilleur film (animation and new media students jury). ANNECY (France) —> Prix du public. ODENSE (Danemark ) —> Meilleur film d’animation. PALM SPRINGS (USA ) —> 2nd Best Animation Film. OFF-COURTS Trouville (France) —> mention spéciale du jury. ANIMANIMA (Serbie) —> BRONZE PEGBAR. KLIK fest. (Amsterdam) —> GRAND PRIX - KLIK ! Award. Fest. Int. du Film Francophone de NAMUR (Belgique) —> Bayard d’Or du Meilleur Court Métrage. ANIMADRID (Madrid - Espagne) —> 2nd prize. ANIMADRID (Madrid - Espagne) —> Audience award. ANIM’EST (Bucharest)—> Meilleur film d’animation. IMAGO (Portugal) —> Audience award. IMAGO (Portugal) —> ONDA CURTA-RTP2 AWARD. CURTOCIRCUITO (santiago) —> Meilleur film d’animation Ex-aequo. UPPSALA film fest. (Finlande) —> Audience award. DOK LEIPZIG (Allemagne) —> Golden Dove. Les UTOPIALES (Nantes) —> Nomination pour le Méliès d’or (public). ANIMACOR (espagne) —> Meilleur film d’animation. RIO DE JANEIRO INT. SHORT FILM FEST. (Brésil) —> Prix du jury jeune. BRAUNSCHWEIG Int.Film Festival (Germany) —> Prix « LEO » qui récompense à la fois la musique et la mise en scène du film. FLIP Animation Festival (UK) —> meilleur film international. CINANIMA (Portugal) —> ONDA CURTA-RTP2 AWARD. Festival on WHEELS (Turquie) —> Audience award. BAF 2008 (Bradford - UK) —> Meilleur film professionnel. LEEDS International Film Festival (UK) —> Meilleur film d’animation. LEEDS International Film Festival (UK) —> Prix du public. ENCOUNTERS festival (UK) —> Prix du public - nomination pour le cartoon d’or. Festival International du Court Métrage de LILLE (France) —> Prix du public. I CASTELLI Animati (Rome) —> Meilleur film Européen - nomination pour le cartoon d’or. Les Sommets du cinéma d’animation (Québec, Canada) —> Prix du Public.
OSCAR - 81st American Academy Award - Shortlisted. Festival int. de Clermont Ferrand (France) —> Meilleur film d’animation francophone (SACD). CESAR 2009 - Nomination - Catégorie Meilleur Court-Métrage. ANIMA (Bruxelles) —> Grand prix du jury. ANIMA (Bruxelles) —> Prix du public. FfAT Munich —> Mention spéciale du jury. Festival Regard sur le court métrage au Saguenay —> Meilleur court métrage d’animation. LUCCA Animation festival (Italie) —> Grand prix. Wood Green int. short film fest. —> Audience award. ANIMABASQUE (Bilbao) —> Best 35mm Short Film Award. Ann Arbor Film Festival (USA - Michigan) —> Audience award. DRESDEN (Allemagne) —> Audience award. DRESDEN (Allemagne) —> Youth jury prize. KKO festival (France) —>Mention spéciale du jury. COLCOA (Los Angeles) —> Meilleur film d’animation. TRICKFILM STUTTGART —> Prix du Public. TRICKFILM STUTTGART —> Mention Spéciale du Jury. FICA (Algarve, Portugal) —> Meilleur court-métrage d’animation. FESTANIM (Meknès, Maroc) —> Prix de la Francophonie. KRAKOW FILM FESTIVAL —> Prix du jury étudiant. HUESCA FILM FESTIVAL —> Mention spéciale du Jury Jeune. BROOKLYN INTERNATIONAL FILM FESTIVAL —> Prix du public. ARCIPELAGO —> Meilleur film numérique. MESSAGE TO MAN (St Petersburg) —> Centaur du meilleur film d’animation. XIIe Nuit des Lutins du Court-Métrage —> Meilleur Producteur. XIIe Nuit des Lutins du Court-Métrage —> Meilleur Film d’animation. L.A FILM FESTIVAL (Los Angeles)—> Best Animated Short. SHORT FILM POETRY SLAM (Braunschweig) —> Prix du Public. ANIMA MUNDI (Brésil) —> Meilleur scénario. FEST ANCA (slovaquie) —> 3e Prix. MOLISECINEMA (Italie) —> Mention Spéciale. CONCORTO (Italie) —> Premier Prix (Asino d’oro). SAO PAULO INTERNATIONAL FILM FESTIVAL (Brésil) - Prix du Public. PRIX ARS ELECTRONICA —> Silver Nica Award. MILANO INTERNATIONAL FILM FESTIVAL —> Staff Award + Mention Spéciale du jury
Skhizein, Jérémy Clapin (2008) www.muiye.com

Where is my punk spirit?

Top Tape Vol.5 (S2) est en ligne ! feat. Bear in Heaven, Pants Yell!, Julian Casablancas, Clap Your Say Yeah, et un concours concernant l'album solo du chanteur de ce groupe : Alec Ounsworth !

Pour écouter l'émission, c'est ici.

Je profite de ce que je suis en train de parler de Radio Campus Paris, pour publier des photos de la dernière session acoustique que j'ai diffusée.

Elle a eu lieux un dimanche soir pluvieux, à la cool, en compagnie de Mariee Sioux (une copine d'Alela Diane) et Matt Bauer.
Un moment assez chouette.
(lien)

vendredi 20 novembre 2009

il ne ft ps cfdr...

Il ne faut pas confondre...

Mstrkrft
Mgmt
blk jks
HTRK
MNDR
SBTRKT
chll pll, hrmnzr ou bnjmn.

Tout ça, depuis l'album xtrmntr de Prml Scrm ?
(dont j'ai d'ailleurs toujours aimé la pochette)



J'en profite pour glisser que cet album est à la troisième position (!?) du classement des 100 meilleurs disques des années 2000, selon le NME.

mercredi 18 novembre 2009

like Prince, if he was just going to the zoo

Je m'apprête à regarder la 2ème saison de Flight of the Conchords (c'est la seule série que je suis, avec Lost). Vu que mes souvenirs de la première remontent à près de deux ans, j'ai balayé ses 12 épisodes en vitesse, histoire de me remettre dans le bain.
Et ça reste très très drôle.

Flight of the Conchords raconte les tribulations d'un groupe d'indie pop fraîchement débarqué de Nouvelle Zélande à New York. Le groupe est en fait un duo, constitué de Brett & Jemaine, qui essayent tant bien que mal de se faire connaître, "aidé" en cela par un piètre mais sympathique manager (Murray).


- Well, this seems like a very very good deal! I'havn't seen many music deals...
- you havn't seen any.

L'humour est absurde, les situations cocaces, les dialogues tordants, les personnages secondaires sont très réussis, et la VO est un bonheur, grâce aux accents des personnages.



Tout autant que pour un livre, je n'aime pas l'idée qu'un passage jugé remarquable sur le moment puisse disparaître à jamais (de ma mémoire)...
Je fixerai donc dans cet article quelques bribes de dialogues (extraites de l'épisode 10), comme je l'avais déjà fait il y a quelques temps.

Pas sûr que ça "fonctionne", auprès de ceux qui ne connaissent pas la série.

-
Lors d'un "Band Meeting":

Murray : Good news anyway, we've got a winner for the fan competition!
Brett: Mell?
Murray: Yeah! How do you know that?
Brett: There's probably only one entry
Murray: No! There were hundreds actually
Brett: really?
Murray: Yeah!.. they were from Mell. And one from Jemaine... but he was disqualified.
Jemaine: Disqualied? Why was I disqualified?
Murray: Because! You can't be a fan of the band
Jemaine: Why?
Murray: It's not a good look!
Jemaine: But i'm a fan
Murray: Yeah, but... people look at the fan list, when they say : "Oh look, he's in the band, doesn't he?", "Oh, he likes himself". That's not a good look; You don't see Brett on the fan list.
Brett: Yeah, that's because i'm not fan of the band. I'm more fan of popular bands like the bee gees, pearl jam.

-
Après leur prestation live dans un petit bar,
dans le cadre d'une soirée "musique du monde":


Murray: Hey guys, really good! Different start of song...
Jemaine: No, it's the same
Murray: ah? ok. So ding di-ding dong dong dong ding
Jemaine: We were tuning.
Murray: Ah ok. That was good.

-
Rendant visite à leur pote Dave (vivant en collocation),
afin de lui emprunter des fringues "cool".


Jemaine: I was hoping to dress something like Prince.
Dave: Kind of erogenous, huh?
Jemaine: Yeah, but toned down a bit, like Prince if he was just going to the zoo, or the supermarket.

Après que Jemaine s'est fait refiler un chemisier
de la prétendue colloc de Dave
:

Dave: Maybe hide that on your way out, 'cos there's my roommate, she's crazy! She thinks she's my mom!
Jemaine: Well, that is your mom.
Dave: you think i live with my parents?!! [...] The weird thing is that they look like me.
Jemaine: I've seen photos of themselves with you as a kid...
Dave (chuchotant) : I know.... It's creapy. I think they made them on a computer!

-
Brett et Jemaine, en pleine réflexion, dans les toilettes d'un appartement, dans lequel les ont invités deux jeunes femmes entreprenantes.

Brett: They want me in the threesome.
Jemaine: What?
Brett: Yeah.
Jemaine: Well that's not a threesome, that's a foursome.
Brett: I don't know, I've never had a threesome.
Jemaine: I don't want you in my threesome, you don't know anything about threesomes.
Brett: Have you ever had a threesome?
Jemaine: Nearly..
Brett: What do you mean, nearly?
Jemaine: I've had a twosome..
Brett: Wow, what was that like?
Jemaine: Great, I've done it several times man.
Brett: So, just one of you there.. and one of you there..
Jemaine: Yeah.
Brett: Oh n-n-n-no, I've had a twosome, that's just the normal way.
Jemaine: Yes..

Le lendemain:

Brett: Hey, Jemaine.
Jemaine: Hmm?
Brett: Last night, did you... look?
Jemaine: We agreed never to talk about this.

Flight of the Conchords, S01E10 "New Fans"
(2007)


lundi 16 novembre 2009

De la somme intérieurement organisée des tensions voulues

En août dernier se terminait à Beaubourg la super exposition consacrée à Kandinsky, que j'évoquais alors en images.

Ses oeuvres étaient présentées dans l'ordre chronologique, ce qui laissait apprécier la trajectoire de l'artiste, autant guidée par son intuition que son raisonnement.
J'apprenais qu'il avait été professeur au Bauhaus (dans années 20), et me dis que mince ça devait quand même être bien d'avoir Kandinsky pour prof.

C'est ce qui m'a mené à la lecture de son ouvrage théorique "Point - Ligne - Plan", dont je livrerai ici quelques extraits. L'ouvrage est sous-titré "pour une grammaire des formes".

Kandinsky commence sa grammaire par le Point. Viennent ensuite la ligne, et enfin le plan, mais là, ça devient franchement difficile à suivre. Même en relisant.

Commençons par le début.



Le point s'incruste dans le plan originel et s'affirme à tout jamais. Ainsi est-il intérieurement, l'affirmation la plus concise et permanente, qui se produit brièvement, fermement et vite.
C'est pour cela que le point est au sens extérieur et intérieur l'élément premier de la peinture et spécifiquement des arts "graphiques".
La notion d'élément peut être interprétée de deux façons: comme notion extérieure ou intérieure.
Extérieurement toute forme graphique ou picturale est un élément. Intérieurement ce n'est pas la forme, mais sa tension vivante intrinsèque qui constitue l'élément.
En effet, ce ne sont pas les formes extérieures qui définissent le contenu d'une oeuvre picturale, mais les forces - tensions qui vivent dans ces formes.
Si, subitement, par un mauvais sort, les tensions disparaissaient ou s'évanouissaient, l'oeuvre vivante disparaîtrait aussitôt. D'autre part, tout assemblage fortuit de formes diverses deviendraient une oeuvre. Le contenu d'une oeuvre s'exprime par la composition, c'est-à-dire par la somme intérieurement organisée des tensions voulues.
Cette affirmation paraissant si simple a pourtant une importante signification de principe: son acception ou son refus ne divise pas seulement les artistes contemporains mais aussi tous les hommes de notre époque en deux catégories opposées:
1. ceux qui admettent le non-matériel ou le spirituel en dehors des concepts matériels et
2. ceux qui ne veulent rien admettre qui ne soit matériel

Pour cette deuxième catégorie l'art ne peut exister, et c'est pour cela qu'ils nient même le mot "art" et cherchent à le remplacer.
De notre point de vue on devrait faire une distinction entre Element et "Elément", en comprenant par "Elément" la forme dépourvue de tension, et par Element la tension contenue dans cette forme. Ainsi les éléments sont abstraits, au sens profond, et la forme même est "abstraite". S'il était effectivement possible de travailler avec des éléments abstraits, la forme extérieure de la peinture contemporaine changerait profondément, ce qui ne signifierait pas que toute peinture deviendrait superflue : car même les éléments picturaux abstraits garderaient leur valeur picturale, tout comme les éléments de la musique.



Je m'arrête sur ce passage, qui, à le relire, donne sa définition de l'art abstrait: l'intériorité des formes y priment sur leur perception.
De la "beauté intérieure"...

Point Ligne Plan, Wassily Kandinsky (1926)

jeudi 12 novembre 2009

What is it that makes us who we are?

Je n'aurais jamais pensé pouvoir assister un jour à un concert de the Apartments, groupe des années 90s qui demeure encore aujourd'hui dans mon Top40 de tous les temps.
Pour l'ensemble de sa discographie, mais surtout pour "A Life full of farewells" (maladroitement traduit par "Un vie plein d'adieux" sur la pochette).
L'une des nouvelles de la rentrée aura été l'annonce de trois concerts en France, à l'initiative, il faut bien la saluer, d'Emmanuel Tellier (ex-Inrocks).

L'autre nouvelle est que le concert fut très réussi: la voix de Peter Walsh est intacte, le groupe qui l'accompagnait était à la hauteur, et puis il y avait de la trompette, sans laquelle beaucoup de chansons auraient perdu de leur charme.

Pour continuer sur cette lancée, je suggère la reformation de the Auteurs, à l'unique condition que Luke Haines retrouve en sobriété (musicale) et en tranchant.

Your working days are over now

You were on the road almost forty years
Every monday morning you disappeared
The children would lie there in their pyjamas
Rush outside to wave goodbye
But you were gone, you and your nightmare
That we'd grow up & grow apart while you were gone
It was a job, there was no way round it
You've never known any other life

And now you've got
All the time in the world
How are you gonna kill it?
All the time in the world
Your working days are over now

Now you're painting all the empty rooms
Always barefoot, gave away your suits
You can play Sinatra any time you like
A vanished world surrounds you
As you close your eyes let me say
You're such a good man
I wanted to turn out as good as you
I cut my teeth on disappointment so far
what is it that makes us who we are?

All the time in the world
How are you gonna kill it?
All the time in the world
Your working days are over now


the Apartments - All the time in the world
un vie plein d'adieux (Hut, 1995)
www.myspace.com/theapartments

(A)

mardi 10 novembre 2009

Paint it Pink (3)

Paint it Pink, c'est une série d'article sur le rose. Le thème de l'uniformité y a été abordé dans la deuxième partie, via les monochromes de Joël Hubaut.

Aujourd'hui, c'est la troisième partie.

Toujours à propos d'uniformité et de formatage, par le biais des photographie de la coréenne Jeong-Mee Yoon. Elles questionnent le déterminisme culturel : rose pour les filles, bleu pour le garçon, c'est le Pink and Blue project.





D'où ca vient d'abord? J'ai googlisé et lu beaucoup de choses à ce sujet, que ça n'a pas toujours été comme ça, que l'association était même inversée jusqu'au début du siècle (dernier... enfin le XXème, quoi), que c'était pour telle ou telle raison.
Rien de tangible, cependant, que je puisse relayer ici. Internet est le royaume du copier-coller, aussi une redondance d'affirmations n'a que peu de valeur.

Si j'ai le temps, je me documenterai dans des vrais livres sur le thème Couleurs & Sociologie.





Cette série comporte plus d'une quarantaine de portraits... tous en ligne sur le site de la photographe :
www.jeongmeeyoon.com/aw_pinkblue.htm





"Il pourrait s’agir aussi d’un scénario-cauchemar, de la théorie du chaos à la théorie des catastrophes, le paradigme de la vie en rose dégoulinerait vers une flaque insupportable, une torture du bonheur, une sorte d’Ibiza totalitaire de couleur discriminante? Dans cette marée rose narcissique paranoïaque, on aurait fabriqué une réplique de camp de travail et de loisir, un goulag d’attraction avec lavage de cerveau à l’eau de rose pour modifier les personnalités dans une atmosphères idyllique où tout serait parfaitement purifié pour l’harmonie suprême tant convoitée par l’homme, un peu comme ces paradis purgés par intégrisme pour une mondialisation totalitaire méta-enchantée jusqu’au génocide jambon. On aurait déclenché l’extermination de toutes les exceptions non-conformes au programme magique rose. On aurait inventé une banque d’ovules et de sperme roses pour fécondation in roso jusqu’à la névrose pour l’espoir d’une croyance fanatique et bornée d’une vie en rose miraculeuse par épuration systématique. Alors on voudrait bien aussi construire des miradors roses et poser du fil de fer barbie laqué rose pour préserver la vérité unique avec une pensée unique, on voudrait bien défendre ce territoire paradisiaque et on rêverait d’une sorte d’arche de Noë mutant, un Titanic stérilisé dans la tempête pour recoloniser l’espace, le paradis rose ne serait plus qu’une analogie de clinique psychiatrique pour une vie en rose uniforme et fasciste, malaise au club! les antibiotiques provoquent toujours le développement de bactéries plus résistantes …
La peinture rose ne serait donc qu’une fausse couche!
Va falloir vomir dans le sac et se fondre dans la masse. Peu probable d’échapper à la mélasse exclusive, et si la mode-dictature s'était banalisée jusque dans les boutiques de prêt-à porter! et si le rose était devenu abject et fascisant comme un drapeau ultra nationaliste . Parfois aussi les répliquants régionalistes sont complètement uniquement tous jaunes ou tous bleus ou tous rouges ou tout verts mais Peggy la cochonne m’a avoué que dans l’amalgame idéologique dépendant de la mélasse rose se révèlent des signaux roses distincts que l’on peut déjà différencier et qui s’affirment rapidement comme des exceptions à l’état de soumission un peu comme les prémices de structures dissipatives pré-bariolées et dans le rose totalitaire affirmé, il parait qu’il y a parfois du rose mutant prét à gicler dans un virage multicolore métis imprévisible et chaotique …Oh! Putain ! merde! les gilets de sauvetages sont tous roses!
Maman les p’tits bateaux qui vont sur l’eau ont-ils des jambes? Mais quel est le con qui a posé des rideaux roses sur mes hublots ?
La vie en rose est la vie en rose est la vie en rose est la vie en rose est la vie en rose est la vie en rose…
Soudain, en pleine crise éthylique, l’éléphant rose venait de m’exploser en pleine gueule,
Alors je crois que j’avais bien horreur du rose, cette couleur rosbif de merde du bonheur. "

Joël Hubaut (2000)

lundi 9 novembre 2009

What I learned from TV

A travers ma derniere mixtape et l'article un peu plus bas, je vous parlais récemment de la sortie de l'album de Felix, sur Kranky. Il est temps de développer un peu plus, car ça fait vraiment parti des bonnes surprises du moment.

Felix, c'est en fait surtout Lucinda Chua, jeune londonienne de 24 ans. Elle est par ailleurs diplômée en photographie (en 2007) avec à son actif quelques expositions et photos promo pour des groupes (Stars of the Lid, par exemple, la classe). J'ignore pour le moment son lien avec le label kranky, toujours est-il que sont premier album "You Are the One I Pick" est disponible et qu'elle cherche des dates en Europe (et donc en France) en Janvier.



J'aurais presque envie d'organiser un concert à Paris... (dans un monde où les contraintes pécuières seraient secondaires). Tout comme j'aurais presque envie de monter une structure pour sortir les albums de General Bye Bye et Hold your horses. Bref...

Voici les paroles de What I learned from TV, une magnifique chanson, lente et nerveuse à la fois.



If I could take back all the bad words and if I had prayed for all the pregnant girls and if I had told my mother I loved her, my sister I missed her, my father that he was like no other and if I was not bitter about the lover, who left me crying at the alter, I would be better, I would be stronger.

If the skies were clear and the stars were bright and if it was not pollution that caused the Northern Lights and everything was safe at night and people didn't fuss and fight, it would be better, we would live longer, I want to run faster, I wish I was more clever.

If guilt trips weren't my last resort and if I could hear that guys voice off Transworld Sport and if I hadn't cheated or lied to coincide with whatever game I was playing, we would be winning, we'd both be singing, my cat wouldn't be missing, my kitchen would be gleaming, I hate this feeling.



Felix - What I learned from TV
You Are the One I Pick (Kranky, 2009)
www.myspace.com/mybeautifulfelix

dimanche 8 novembre 2009

Album Cover of the Week



Aufgang, s/t (InFiné, 2009)
www.myspace.com/aufgangsonar
Aufgang sera en concert le 19 novembre au Café de la Danse.
Des places sont à gagner ici.

the other truths

Top Tape Vol.4 (S2) est en ligne.


Alors que ca faisait bien deux ans que les productions du label kranky m'ennuyaient (trop "ambiantes"), j'ai eu en cette rentrée quelques belles surprises. Des albums dont la texture sonore m'a, cette fois, immédiatement attiré (Felix en tête, sur lequel je reviendrai dans ces colonnes).


Sans compter que j'avais également dans les cartons quelques autres albums post-rock et/ou contemplatifs à diffuser. Tout ceci se trouve donc condensé dans cette émission, qui, je pense, gagne à s'écouter au casque.
http://www.radiocampusparis.org/?cat=157

En plus, et je sais que ça ravira certains, j'ai renoué (ponctuellement?) avec les concours, puisque des albums de Atlas Sound sont à gagner.

Bonne écoute!

mardi 3 novembre 2009

Mon seul pouvoir magique

Cet album de Le Coq recèle décidémment de très beaux textes... qu'on perçoit peut-être mieux en les lisant qu'en écoutant l'album
(en même temps, c'est la raison d'être de ce blog)


Je sais faire tomber la neige
Elle te couvrira les épaules
De son parfum humide elle te rafraîchira
Et tes cheveux deviendront bleus

Je sais faire tomber la neige
Et d'autres objets brillants
Qui peuvent s'offrir et s'envoler
Comme du papier d'argent

Je sais faire tomber la neige
Et faire gronder le vent
Repousser les ennemis loin de toi
Eviter les flèches trompeuses

Je sais faire tomber la neige
Et te faire rire aux éclats
Soigner du bout des lèvres
Tes gerçures et tes plaies

Je sais faire tomber la neige
Assourdir les fracas du dehors
Faire du bruit de nos pas
Des rythmes parfait pour nos coeurs

Je sais faire tomber la neige
C'est mon seul pouvoir magique
Je le donnerai à mon ennemi
Quand tu viendras vêtue de blanc



Le Coq - Je sais faire tomber la neige
D'Arradon (Arbouse, 2009)
www.myspace.com/lecoqmusic

Thierry Le Coq était récemment en session sur Radio Campus Paris. Vous pouvez l'écouter ici.

samedi 31 octobre 2009

Northern Lights

Ma semaine de concerts est sur le point de s'achever! Cinq concerts, tous différents, avec chacun une identité marquée.

Bowerbirds, pour commencer, groupe que j'écoute (et soutiens) depuis leur premier album autoproduit. C'est joli, avec il me semble un son et une écriture qui leur sont propres, et je me demande bien pourquoi tout le monde n'adore pas. Il y avait donc Phil Moore (guitare, chant) et Beth Tacular (accordéon, clavier, chant), plus un batteur, et c'était très bien.



Mercredi, autre univers, puisque le concert avait lieu au temple de l'art contemporain, Beaubourg. Un concert fauteuil, pour une programmation exigeante, celles des brooklynites de Stars Like Fleas [pop expérimentale]. J'apprécie l'endroit en général, et cette salle en particulier, sa lumière, la scène immense, sa disposition, propices à l'introspection. C'était d'autant plus vrai avec ce concert, que le groupe aurait voulu voir se dérouler dans le noir, invitant même les spectateurs à venir s'allonger sur scène à la fin du set. Guitare, clavier, piano à queue, harpe, violon, mégaphone, batterie accompagnait le chant de Montgomery Knott, le tout pour une musique oscillant entre Flaming Lips, Robert Wyatt et quelques groupes du label constellation.

Jeudi, Hold your horses en première partie (toujours sympathiques, pour la musique et le sourire de la batteuse), et Clues, ah la la, le nouveau groupe d'Alden Penner, ex-Unicorns, c'était un concert fou, que j'attendais de vivre depuis qu'était venu à mes oreilles un bootleg de leur prestation au Pop festival 2007 à Montréal.

Vendredi, une valeur sure en live, Themselves, aka Jel + Doseone, l'homme dont la classe, la présence, l'originalité et l'humour rendent les interventions aussi intéressantes que les morceaux. Du hip-hop (déviant), donc.



[Edit]
Ce soir... Ambiance post-rock made in Toronto, avec Happiness Project, Years, et Do Make Say Think, dans une maroquinerie complète. De la sueur, du décibel, et un final d'une puissance rare.
Mais bon, DMST, c'est quand même beaucoup moins bien que Godspeed You Black Emperor.