dimanche 28 septembre 2008

écho

Voici une nouvelle illustration de la "théorie de l'écho". J'étais ce matin en train de préparer un article pour ce blog, en me souvenant avoir vu à Beaubourg il y a quelques temps la photo dont s'était servi Morrissey pour illustrer les vol. I & II du best of de the Smiths. Il s'agit d'une photo par l'acteur / réalisateur (et donc photographe) américain Dennis Hopper (Easy rider...).

[1960 : Biker Couple / Dennis Hopper]

Et j'apprends cet après-midi même que la cinémathèque prépare une rétrospective ET une exposition consacrée à ce "génial touche-à-tout"
(ça n'est pas moi qui le dis, mais la périphrase tombe à pic).
Voilà qui vient une fois de plus appuyer la véracité de cette théorie.


mardi 23 septembre 2008

Don't make me a Target

En ce moment, là, je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai envie d'écouter que de l'indie rock... des guitares, des refrains, même basiques, pourvu que ce soit bien fait, avec une mélodie bien sentie, et avec tout de même un 'grain' et quelques aspérités (càd plutôt nord-américain, quoi).
Pas de lyrics aujourd'hui, mais un "post" finalement très Web 2.0, avec une vidéo autour d'une chanson parfaitement addictive de Spoon. Je l'ai croisée sur le blog d'Oh no! Oh my! et n'arrive depuis pas à m'en défaire...



Spoon
- Don't make me a Target
Ga Ga Ga Ga (Merge)
www.myspace.com/spoon

dimanche 21 septembre 2008

Remué

Une chanson 'inquiète' de Dominique A au sujet de la paternité, dans le plus sombre de ses albums : Remué. Niveau écriture, je trouve l'emploi de la première personne du pluriel dans la bouche d'un "fils" particulièrement habile

Nos pères ont pris sur eux après notre arrivée
Même s'ils s'en défendaient, même s'ils acceptaient
Ils nous ont vu finir à leur place le repas
Certains ont su en rire d'autres n'y arrivaient pas

Nos pères nous en voulaient, même ceux qui ne voulaient pas
Nous rendre responsables et même ceux qui pensaient
Après coup qu'ils avaient longtemps voulu qu'on soit
Un jour à cette table à finir le repas

Leurs femmes nous trimballaient, nous crochetaient le bras
Clignant des yeux d'amour pour qu'on ne les oublies pas
Comme si c'était possible d'oublier ces yeux-là
Ces lèvres au bord du vide qui s'écrasaient sur nous

Ces lèvres que nos pères n'atteignaient que de loin
Depuis qu'on était là, depuis qu'on faisait tou
Pour leur prendre une à une les choses de la main
Avec cet alibi de n'y rien voir du tout

Nos pères n'ont jamais su nous détester vraiment
Attachés par amour à tout nous pardonner
Et même quand c'était trop, qu'on était trop présent
Ils ne luttaient pas trop avant de s'effacer

Et à tant s'effacer nos pères ont disparu
Et quand on a compris on a regardé la terre
Qui ne recracherait rien, on a regardé nos mères
Qu'on n'avait jamais vues si éloignées de nous
On les a regardées peinant à évoquer
Ces hommes tels qu'ils étaient avant notre arrivée
Avant qu'ils ne s'assoient pour mieux nous reconnaître
Pour bien nous regarder avant de disparaîte

Dominique A - Je suis une ville
Remué (Lithium, 1998)
www.myspace.com/dominiquea

samedi 13 septembre 2008

La honte

J'avais déjà vu Mendelson à deux reprises cette année, il n'empêche que le concert d'hier au Point FMR fut un très bon moment. C'était "Mendelson & Friends", soit au final une formation guitare, guitare, batterie, trombone + projections vidéos. Le concert a débuté à 22h et des brouettes, histoire sans doute de laisser le temps aux spectateurs de Tortoise de rallier le canal St Martin... Courte intro cuivrée, puis petit speech de Pascal Bouaziz, en mode pince-sans-rire: vraiment drôle. Avant que ça commence pour de vrai, il lance un salut au public, "qui ne doit pas aller très bien, puisqu'il écoute Mendelson".
Je retiens les versions de Pinto, Monsieur, Bientôt niveau zéro, Le monde disparaît, l'ardêche, et La honte (morceau sur le thème de la 'transmission' d'un père à son fils, dont je reproduis ici les paroles).

Si tout se passe bien, vous pourrez écouter tout ça à la radio.


La honte, ça vous possède plus que l'odeur sous vos aisselles, y a pas de traitement pour ça, y a pas de remède, y a pas de déodorant. Quand ma femme m'a quitté, que je lui ai demandé un peu d'argent, mon père m'a dit qu'il était tellement désolé, mais qu'il pourrait pas, même en le voulant. Ma mère a fait du café, je la voyais remuer la tête, parler toute seule dans la cuisine, depuis l'ombre dans l'entrée. Je suis resté dormir pendant un an. La bohème... c'est joli comme mot. Il y a d'autres mots moins poésie. La honte, elle est là tout le temps, elle est même là pendant le sommeil, elle est là sans qu'on y pense, même, elle est là même en jouissant. Même en jouissant. Et je vois mon fils maintenant et je sais qu'il sera pareil. Il me regarde comme si c'était sa faute, comme si quelque part il était responsable comme si c'était vraiment pas de veine pour nous qu'il soit là à table. Je le vois qu'il a honte de lui-même, et je le vois qu'il a honte pour sa mère, et je le vois qu'il a honte pour moi, mais ça a jamais servi a personne que je le vois. Quand je viens les voir les dimanches, sa mère lui dit de reprendre, il dit qu'il n'a plus faim, je reprends une bière, elle fume, il essaye de sourire à sa maman, il quitte plus la table, il ose rien. On reste là lui, elle et moi, on voit la nuit qui tombe entre temps sur les restes du repas. Je leur dis qu'il faut me faire confiance, comme ça pour voir dans le silence si à force je me croirais moi-même. Je le regarde et je vois qu'il a confiance et ça me tue qu'il ait confiance en moi. Je le vois bien que c'est mon fils, je le vois bien que je suis pas fier; je le regarde en biais et je me dis que j'ai jamais aimé les dimanches, et les lundis non plus et pas non plus moi-même, et pas plus les jours d'hiver et pas plus le printemps.

Mendelson - La honte
Personne ne le fera pour nous (Rec Son, 2007)
www.myspace.com/mendelsonlegroupe

jeudi 4 septembre 2008

Don't you think sometimes it's just as bad for me?

Dan Treacy, de Television Personalities, est un de ces songwriters dont on s'inquiète à tout instant de la santé morale et physique. Qu'il soit en tournée (qu'il finit de toute façon par annuler) ou qu'il disparaisse longuement entre deux albums.
Ses textes (souvent à la 1ère ou 2ème personne) et sa musique laissent transparaître une certaine vulnérabilité.
On y reviendra, d'autant que ce groupe reste méconnu.



I'm a danger to myself
And I won't deny it's true
And in the stillness of the night
I feel so troubled through and through
And I know I have to change
But it's easier said than done
And after all nobody said that life had to be fun

But if I close my mind
To the world outside
But I can't close my mind
To the pain inside
But if I close my mind
I can close my eyes
To all the pain I feel

But I'm a stranger to myself
And to the ones that I hold dear
And I feel so helpless every time I fall
And I know you find it hard
Trying to get inside my head
Don't you think sometimes
It's just as bad for me
'Cause I'm a stranger to myself and I always will be
I'm a danger to myself
I'm a stranger to myself


the Television Personalities - Stranger to myself
I was a mod before you was a mod (Overground, 1995)
www.myspace.com/tvpersonalities

lundi 1 septembre 2008

Top Tape

J'ai fini le flyer de mon émission ! Le voici :

Top Tape, c'est la mixtape indie pop multifacette : L'esprit sera celui de ces compiles K7 ou CD qu'il nous est tous arrivé de faire pour des ami(e)s, plus ou moins régulièrement.
Cette fois, ce sera régulier, c'est sûr : l'émission est bimensuelle, et sera diffusée le Samedi à 19h sur Radio Campus Paris, la plupart du temps en direct (sauf week-ends à Genève ou autre...). D'une durée de 60minutes, elle sera facilement transportable, et c'est bien le but.
La sélection laissera la part belle à l'import, aux (re)découvertes, aux tubes attendus, et finalement assez peu à ma voix. L'actu des bacs n'y dictera pas la playlist, ouf.

Que dire d'autre? J'espère ce sera bien. Première émission, le 27 septembre !