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mercredi 3 septembre 2025

Caméos

 En plus de solliciter ses amis musiciens pour les bandes originales de ses films (encore récemment Gonzales), Quentin Dupieux (également connu sous le nom de Mr. Oizo pour ses activités musicales) leur a souvent confié des rôles ou apparitions. A commencer par ses proches du label Ed Banger, mais pas que !

Passage en revue :

Sébastien Tellier et Kavinsky dans Non-film (2001)

Kavinsky et SebastiAn dans Steak (2007)

Sébastien Tellier également dans Steak

Pharrell Williams dans Where is the Money George ? (2010)

Gaspard Augé (de Justice) dans Rubber (2010)

Pedro Winter (aka Busy-P), aussi dans Rubber

Flying Lotus dans Wrong (2012)

Marylin Manson dans Wrong Cops (2013)

Orelsan dans Au Poste! (2018)

Pedro Winter également dans Au Poste!

Gaspard Augé (de Justice) dans Mandibules (2020)

Roméo Elvis, toujours dans Mandibules

vendredi 29 août 2025

Portrait d'un artiste

2011, année de sortie de l'album "Stade 2" de Mr. Oizo... Il faut croire que je n'avais alors jamais vu le "Portrait d'un artiste" de David Hockney, sans quoi j'aurais instantanément capté la référence !



Mr. Oizo, Stade 2 (2011)
David Hockney, Portrait d'un artiste (Piscine avec deux personnages) (1972)

vendredi 22 juillet 2022

L'attente de rien


Il y a quelque chose de poignant dans la position de l'homme assis au bord d'un lit. Les épaules sont rentrées, le buste affaissé. Le lit n'est pas fait pour cette station. Un tableau célèbre d'Edward Hopper montre un homme presque entièrement habillé dans cette situation irrésolue. Ses mains pendent entre ses jambes, il regarde le sol. Derrière lui, mais on ne la voit pas tout de suite, une femme à moitié nue dort tournée vers le mur. Si je pense à l'image, je ne me souviens pas d'elle. L'homme est seul, d'une solitude qui s'exprime de jour comme de nuit, qui n'a rien à voir avec d'autres présences, la lumière ou le décor. La solitude c'est le lit et l'attitude rompue. C'est l'attente de rien. L'homme n'est vu de personne. Le corps inobservé consent à l'abattement. C'est cette particularité de n'être vu de personne qui renvoie à l'enfance, au possible vide de l'avenir. Mon frère qui était toujours grand autrefois s'est amenuisé. Je l'ai laissé en slip, replié au bord du lit [...]. Il me donne l'idée d'une vague responsabilité. Je l'ai dépassé en force, je devrais veiller sur lui.

Yasmina Reza, Serge (2021)
Edward Hopper, excursion into philosophy (1959)

jeudi 7 mars 2019

Album cover of the Week


Après (feu) Hold your Horses! dans leur clip 70 million [lien], c'est au tour d'Andrew Bird de parodier le tableau "La mort de Marat" pour son nouvel album "My Finest Work Yet", à paraître le 22 mars prochain

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mercredi 4 avril 2018

Live your life

Déjà un nouvel album de Mt Eerie. Phil Elverum avait visiblement encore pas mal de choses à chanter après le décès prématuré de son épouse Genevieve.

Musicalement peut-être un poil plus varié que le précédent, Now Only est toujours emprunt de l'infinie tristesse de son auteur, qui s'interroge désormais sur lui, son existence et son devenir. L'auteur semble recourir à l'écriture libre, de telle sorte qu'on suit son esprit vagabonder d'idées en considérations, et vice versa.

Dans "Two Paintings By Nikolai Astrup", il fait ainsi référence à deux peintures de cet artiste norvégien du début du XXème. Il m'a ici paru intéressant de les mettre en regard avec les paroles de ce morceau.

On commence par "Midsummer Eve Bonfire"

[cliquez pour agrandir]
[...] I sit and notice the painting of bonfires on the hillside and hanging smoke in the valleys wrapping back up through the fjord at dusk, hovering like scarves of mist draped along the ridges above couples dancing in the green twilight around fires, and in the water below the reflections of other fires from other parties illuminates the depths and glitters shining and alone.

Everyone is dancing and there’s music and a man climbs up the hill pulling a juniper bough to throw into the fire to make some sparks rise up to join the stars. These people in the painting believed in magic and earth and they all knew loss, and they all came to the fire. 

I saw myself in this one young woman in the foreground with a look of desolation and a body that looked pregnant as she leaned against the moss covered rocks off to the side, apart from all the people celebrating Midsummer. I knew her person was gone just like me. And, just like me, she looked across at the fires from far away and wanted something in their light to say 

“Live your life, and if you don’t the ground is definitely ready at any moment to open up again 
to swallow you back in, to digest you back into something useful for somebody". 

Meanwhile above all these Norwegians dancing in the twilight, the permanent white snow gleamed. [...] The man who painted this girl's big black eyes gazing, drawing the fire into herself, standing alone, Nikolai Astrup, he also died young, at forty seven, right after finishing building his studio at home where he probably intended to keep on painting his resonant life into old age but sometimes people get killed before they get to finish all the things they were going to do. 

That’s why I’m not waiting around anymore. 
That’s why I tell you that I love you. 
Does it even matter what we leave behind?

(à suivre...)

Mount Eerie, Two Paintings By Nikolai Astrup
Now Only (P.W. Elverum and Sun., 2018)

Nikolai Astrup, Midsummer Eve Bonfire (1915)

[détail]

mercredi 12 juillet 2017

I've seen the light

Ce que montre l'exposition, c'est que Vermeer n'est pas toujours l'initiateur de ces scènes de genre raffinées et élégantes. Il intervient plutôt en fin de chaîne, il est celui qui réagit, transforme par soustraction, par épuration. Et tout ce qu'il enlève, il le remplace par de la lumière et de l’espace  — qui sont les vrais sujets de sa peinture…

Blaise Ducos, commissaire de l’exposition Vermeer au Louvre (2017)

L'exposition a pris fin le 22 mai dernier et donnait à voir un nombre important des toiles du maîtres, au regard de sa production somme toute limitée (on parle de 37 tableaux)...
J'en retiens par exemple retenu "La Femme à la Balance" (1662)



Bien sûr, sa peinture, ses sujets, sa lumière, ont fait date, jusqu'à influencer, qui sait, la "photographie" de récentes séries...


 
The Handmaid's Tale (Bruce Miller)

lundi 7 novembre 2016

re-endtroducing

20 ans étant semble-t-il un bon âge pour rééditer un album, les années à venir promettent un bon nombre de réjouissantes résurgences d'objets musicaux (pour qui garde un attachement particuliers aux années 1996-2001).

C'est ainsi que des visuels familiers se présentent régulièrement à nos yeux.
Dernier en date, le fameux Endroducing de DJ Shadow

La couverture était la suivante :
(d'après une photo de B+, aka Brian Cross)

Une fois la pochette dépliée, ça donnait ça :

On y voit les rayonnages du disquaire Rare Records, à Sacramento
(aujourd'hui remplacé)


La réédition de l'album montre deux autres clichés, et tout à coup, la scène prend vie
 

Les plus motivés d'entre vous pourront même acquérir sur le site du DJ une version panoramique du cliché d'origine

DJ Shadow, Endtroducing (MoWax, 1996)
(et sa réédition Endtroducing 20th Anniversary ENDTROSPECTIVE edition)

Un peu de son : Stem Long Stem (Clams Casino Mix)
https://www.youtube.com/watch?v=64f3r1LOLZM

vendredi 4 novembre 2016

Even Stranger

En publiant l'article précédent sur Stranger Things, je mentionnais des références cinématographiques sans les illustrer autrement que par des visuels d'affiches. Un journaliste français (Ulysse Thevenon) s'est attelé à cette tâche fastidieuse, et a produit une vidéo des plus parlantes.

/!\ Spoiler /!\

J'en pique quelques captures d'écran (en me concentrant principalement sur le parallèle avec E.T.) et vous renvoie à son visionnage en fin d'article !
(Cliquez sur les images pour les agrandir...)


Bonus Goonies (1985)

La vidéo dans son intégralité :

jeudi 3 novembre 2016

Stranger Things

S'il y a une série qui a fait l'unanimité cette année, c'est bien "Stranger Things". Par son ambiance étrange, son casting atypique d'enfants, sa BO et, bien évidemment, son parfum chéri des années 80s. Celui-ci émane à la fois de la reconstitution de cette époque (décors, accessoires) et des références cinématographiques.
En gros, on voit un mélange du Spielberg d'ET, Rencontre du 3ème type (ou des Goonies - à l'écriture) et de Stephen King.

L'affiche illustrant la série reprend certains "codes" visuels bien connus : une composition de personnages à différentes échelles, des couleurs chaudes / froides mises en opposition.


Certains fans ont même forcé le trait en imaginant une couverture de livre ou VHS en lien avec la série

Les récents films ayant appelé des comparaisons avec l'univers Spielberg avaient été évoquées, sont le poussif Super 8 (JJ Abrahams) et l'excellent Midnight Special (Jeff Nichols).
Petit méli-mélo de posters pour clore cet article.

vendredi 9 septembre 2016

Album Cover of the Week

Wilco, Schmilco (Dbpm Records, 2016)

Pour son nouvel album, Wilco a fait appel à l'artiste Joan Cornella, connu pour ses strips WTF. Celui utilisé pour la pochette de Schmilco est d'ailleurs présent dans son nouveau recueil :



En bonus, quelques autres planches :