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mercredi 14 juillet 2010

Hand in Glove / Smiths' Cover Arts part.1

Vous aviez pu suivre l'an passé l'histoire de Sonic Youth en pochettes, Arise Therefore remet ça cette année avec un autre groupe majeur, anglais cette fois : the Smiths.



C'est parti pour la story musicale de l'été! Elle se composera de plusieurs articles, couvrira dans l'ordre chronologique les années 1983-1987. Le nombre d'albums est réduit, mais les singles pléthoriques (ensuite regroupés dans des compilations).

Première partie, des débuts au premier album.
(on n'aura d'ailleuts jamais vu autant d'hommes à demi nus sur ce blog)

Le premier single du groupe est "Hand in Glove". La pochette reprend un cliché de Jim French, photographe américain, l'un des papes de l'esthétique érotico-gay. La photo provient d'un recueil intitulé "The Nude Male", et publié en 1978.



Quelques mois plus tard, la chanson sera reprise, à l'initiative du groupe qui a sollicité Sandie Shaw, une chanteuse britannique des 60's. Sur ce disque, elle est d'ailleurs accompagnée de Johnny Marr, Andy Rourke et Mike Koyce (càd tous les Smiths, moins Morrissey)

Ensuite, c'est "This Charming Man", avec une image de Jean Marais, tirée du "Testament d'Orphée", de Jean Cocteau (1960).


[Jean Marais a l'air d'aimer être joue contre joue avec son propre reflet]



Ces deux singles se retrouvent dans la tracklist du premier album des Smiths qui paraît en février 1984. Sur la pochette, Joe Dallesandro dans le film 'Flesh' (1968), réalisé par Paul Morrissey, produit par Andy Warhol.



L'image en entier, non retaillée, c'est celle-ci :

et le film:


Pour parfaire votre vernis culturel, signalons que dans ce film jouait également l'actrice transsexuelle Candy Darling, que vous connaissez sans doute grâce à la pochette de "I am a Bird Now" d'Antony and the Johnsons.


["Candy Darling on her Deathbed" by Peter Hujar, 1974]


L'album des Smiths se classera n°2 du top album en Angleterre.
Suivront d'autres singles, dont il sera question dans le prochain article!
(to be continued...)

jeudi 10 septembre 2009

Vivez libre


C'est la rentrée...
càd, prosaïquement, la fin des vacances, et fondamentalement, le retour à une vie jugulée par la norme sociale. La bonne nouvelle, c'est que la rentrée a sa déclinaison culturelle.




Parmi quantité d'annonces, ayant émergé dans les couloirs du métro, deux affiches de film abordent le thème de la liberté, chacune à sa manière. Liberté d'aller et venir (nu... disons que l'idée de liberté sexuelle est sous-tendue) pour l'une. Liberté de s'affranchir des conventions et normes familiales pour l'autre.

Le premier film, c'est "Les derniers jours du monde" des frères Larrieu. Il illustre l'évolution des comportements, moeurs et valeurs morales, dans un contexte de fin du monde certaine et d'
Etat en déliquescence. Une certaine liberté en émerge... rapidement ternie par ce qu'engendre cette situation.



Car ces deux conditions portent en elles - séparément - le germe de la violence. La fin de l'état de droit équivaut à la disparition de l'éventualité d'une punition. Tandis que la fin du monde certaine annihile à elle seule toute idée de future. Or, c'est la perspective d'une potentielle rencontre ultérieure qui favorise l'émergence de la coopération dans une société.

A cette lumière, on peut donc à loisir se poser la question chère à Hegel :
"L'Etat restreint-il la liberté individuelle ?"
A vos copies...

* * *

Le second film, c'est "Non, ma fille, tu n'iras pas danser", de Christophe Honoré. "Vivez libre" exhorte l'affiche. Néanmoins, l'histoire et les personnages portent en eux plus de questions que de réponses. Et je pense que ce film parlera d'avantages aux spectateurs qui ont plutôt tendance à "se poser des questions dans la Vie", plutôt qu'à ceux qui ne s'en posent pas ou plus.



Dans un contexte familiale (exagérément) compliqué, on suit dans ce film Léna (Chiara Mastroiani), mère divorcée de deux enfants, qui cherche sa voie, son souffle, son "oxygène", entre l'amour qu'elle porte à ses enfants et son désir de liberté.



Elle rejette le modèle de vie que représente sa mère (sans pour autant renier l'amour). Léna étouffe (depuis qu'elle est née, selon sa mère) , tandis que sa mère "ne respire pas et ne s'en rend pas compte".


On touche là encore à un thème à portée philosophique, celui de la recherche du bonheur.
Qui est la plus heureuse?
Il faut voir le film...
Qui aura été la plus heureuse?

L'essentiel à la fin étant de ne pas se dire,
comme Phyrse dans la dernière réplique de
"la Cerisaie":
"La vie, elle est passée. C'est comme si on n'avait pas vécu".

Extraite de la bande originale du film, cette chanson d'Antony and the Johnsons.


I need another place.
Will there be peace?
I need another world.
This one’s nearly gone.
Still have too many dreams.
Never seen the light.

I need another world.
A place where I can go.
I’m gonna miss the sea.
I’m gonna miss the snow.
I’m gonna miss the bees.
I’m gonna miss the trees.
I’m gonna miss the sound.
I’ll miss the animals.
I’m gonna miss you all.

I need another place.
Will there be peace?
I need another world.
This one’s nearly gone.
I’m gonna miss the birds.
Singing all this songs.
Been kissing this so long.
Another world.
Another world.
Another world.
Another world…


Antony and the Johnsons - Another World
The Crying Light (Secretly Canadian, 2009)
www.myspace.com/antonyandthejohnsons

Non, tu n'iras pas danser (Christophe Honoré, 2009)
Les derniers jours du monde (Arnaud et Jean-Marie Larrieu, 2009)