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vendredi 17 février 2017

Quelque part dans le Bois de Boulogne (suite)

L'exposition "Icônes de l’Art Moderne. La collection Chtchoukine",
morceaux choisis.

Henri Matisse, le jardin du Luxembourg (1901)

Claude Monet, La dame en blanc au jardin (1866)

Vincent van Gogh, Portrait du Dr Félix Rey (1889)

Paul Gauguin, Aha Oe Feii (1892)

Sir Frank William Brangwyn, the market (1893)

Henri Matisse, Intérieur bocal de poissons rouges (1914)

Pablo Picasso, Femme tenant un éventail (1908)

Lioubov Popova, architectonique picturale (1918)

Ivan Klioune, le musicien (1916)

Aleksandr Rodchenko, Construction No. 127 (Two Circles) (1920)

mardi 28 juin 2016

Vu au Musée

Je suis allé il y a quelques semaines à la Staatsgalerie de Stuttgart et j'y ai vu de jolies choses.

Giacomo Balla, Plasticità di luci + velocità (1913)

Alessandro Magnasco, Interior with Monks (1725)
Je découvre cet artiste qui peint des silhouettes et visages assez incroyables pour son époque.
Je me rends compte dans le même temps avoir loupé une mini exposition qui lui était consacrée ce début d'année à Paris.

Pablo Picasso, le violon - jolie Eva (1912)

Pablo Picasso, Femme accroupie (1902)
Johann Friedr. Wilh. MüllerKinderbildnis Karl von Müller (1816)

Franz Marc, Der rote Hund (1911)
(à classer dans la catégorie "Cavalier Bleu")

Giovanni Battista Tiepolo, Rest on the Fligh into Egypt (1770)
Paul Serusier, Les rochers du Huelgoat (1891)
(juste parce que j'y suis déjà allé)

Alfred Sisley, la Barque pendant l'inondation à Port-Marly (1876)
Image familière, en cette fin de printemps 2016

Feuerbach, Nanna (1861)

Franz Gertsch, Patti Smith V (1979)
Un tableau de près de 4m de large, peint d'après une photographie. Quelqu'un avait déjà tilté qu'il y avait une petite ressemblance entre Patti Smith et Charlotte Gainsbourg?
...

Hans ArpTorse des Pyrénées (1959)
Otto Dix, Autoportrait à la palette devant un rideau rouge (1942)

Otto Dix, qui savait donc "dessiner" (normalement)...
A noter une belle salle Otto Dix, non pas dans la Staatsgalerie, mais au Kunstmuseum.

mardi 17 février 2015

Zapping du Week-End


Jesus Rafael Soto @ Galerie Perrotin

Château de Versailles

Olafur Eliasson @ Fondation Louis Vuitton

Pablo Picasso, Jacqueline aux mains croisées (1954)
Pablo PicassoFigure et Profil (1928)

Alvvays @ Badaboum

mercredi 28 septembre 2011

Mon œuvre est parfaite [SPOILER]

"Le chef d'oeuvre inconnu", suite et fin.

Ca SPOILE donc nécessairement.

Car il est certain qu'après avoir assisté à la critique aussi enflammée d'une toile pourtant de bonne facture (part.1, part.2) par un maître, on ne peut qu'attendre avec impatience de découvrir ce qu'il considère comme son chef d'oeuvre...

- Entrez, entrez, leur dit le vieillard rayonnant de bonheur. Mon œuvre est parfaite, et maintenant je puis la montrer avec orgueil. [...]
En proie à une vive curiosité, Porbus et Poussin coururent au milieu d'un vaste atelier couvert de poussière, où tout était en désordre, où ils virent çà et là des tableaux accrochés aux murs. Ils s'arrêtèrent tout d'abord devant une figure de femme de grandeur naturelle, demi-nue, et pour laquelle ils furent saisis d'admiration.
- Oh ! ne vous occupez pas de cela, dit Frenhofer, c'est une toile que j'ai barbouillée pour étudier une pose, ce tableau ne vaut rien. Voilà mes erreurs, reprit-il en leur montrant de ravissantes compositions suspendues aux murs, autour d'eux.
A ces mots, Porbus et Poussin, stupéfaits de ce dédain pour de telles œuvres, cherchèrent le portrait annoncé, sans réussir à l'apercevoir.
- Eh ! bien, le voilà ! leur dit le vieillard dont les cheveux étaient en désordre, dont le visage était enflammé par une exaltation surnaturelle, dont les yeux pétillaient, et qui haletait comme un jeune homme ivre d'amour. - Ah ! ah ! s'écria-t-il, vous ne vous attendiez pas à tant de perfection ! Vous êtes devant une femme et vous cherchez un tableau. Il y a tant de profondeur sur cette toile, l'air y est si vrai, que vous ne pouvez plus le distinguer de l'air qui nous environne. Où est l'art ? perdu, disparu !
Voilà les formes mêmes d'une jeune fille. N'ai-je pas bien saisi la couleur, le vif de la ligne qui paraît terminer le corps ? N'est-ce pas le même phénomène que nous présentent les objets qui sont dans l'atmosphère comme les poissons dans l'eau ? Admirez comme les contours se détachent du fond ? Ne semble-t-il pas que vous puissiez passer la main sur ce dos ? Aussi, pendant sept années, ai-je étudié les effets de l'accouplement du jour et des objets. Et ces cheveux, la lumière ne les inonde-t-elle pas?... Mais elle a respiré, je crois !... Ce sein, voyez? Ah ! qui ne voudrait l'adorer à genoux ? Les chairs palpitent. Elle va se lever, attendez.
- Apercevez-vous quelque chose ? demanda Poussin à Portais.
- Non. Et vous ?
- Rien. [...] Je ne vois là que des couleurs confusément amassées et contenues par une multitude de lignes bizarres qui forment une muraille de peinture.
- Nous nous trompons, voyez !... reprit Porbus.
En s'approchant, ils aperçurent dans un coin de la toile le bout d'un pied nu qui sortait de ce chaos de couleurs, de tons, de nuances indécises, espèce de brouillard sans forme ; mais un pied délicieux, un pied vivant ! Ils restèrent pétrifiés d'admiration devant ce fragment échappé à une incroyable, à une lente et progressive destruction. Ce pied apparaissait là comme le torse de quelque Vénus en marbre de Paros qui surgirait parmi les décombres d'une ville incendiée
- Il y a une femme là-dessous ! s'écria Porbus en faisant remarquer à Poussin les couches de couleurs que le vieux peintre avait successivement superposées en croyant perfectionner sa peinture.

Honoré de Balzac, Le chef d'oeuvre inconnu (1831)


Extrait de l'édition illustrée par Pablo Picasso (1931)

mercredi 1 juin 2011

à peine une vie

Tous les êtres humains connaissent une apogée à un moment donné. Une fois qu'ils l'ont atteinte, ils ne font plus que redescendre. On n'y peut rien. Et on ne peut pas savoir non plus à quel endroit de sa vie se trouve cette apogée. On se dit que ça devrait aller encore un moment, et tout à coup, on se retrouve au niveau de la ligne de flottaison. Personne ne peut savoir. Certains atteignent leur apogée à l'âge de douze ans, et après mènent des vies sans éclat. D'autres continuent de grimper jusqu'à leur mort. D'autres encore meurent au moment de leur apogée. Beaucoup de poètes ou d'écrivains sont des malades chétifs, et meurent avant trente ans parce qu'ils ont grimpé trop vite. Mais Pablo Picasso a continué à peindre des tableaux plein de force jusqu'à plus de quatre-vingts ans, et est mort paisiblement. Jusqu'à la fin, on ne peut pas savoir.
Et moi? Je me demandais...
J'avais beau regarder en arrière, je ne voyais rien dans une vie qui ressemblât à un sommet. Ca me paraissait à peine être une vie. Il y avait bien quelques ondulations de terrain çà et là, des montées et des descentes. Mais c'était tout. Je n'avais rien fait. Je n'avais rien créé. J'avais aimé et j'avais été aimé. Mais il n'en restait rien. Le paysage était étrangement plat.

Haruki Murakami, Danse, danse, danse (1988)



Pablo Picasso, Le Pichet noir et la Tête de Mort (1946)