dimanche 12 avril 2026
La tendance épouvantable d'un catholicisme mal compris
mercredi 18 mai 2022
Ecarlate
mercredi 24 janvier 2018
An actual afterlife
mercredi 11 mars 2015
You must accept that I have no faith (since I accept that you have yours)
So you must accept that I have none
You chase your god into your grave
I'll die alone when my days are done
All these fabulous beasts that you strike down
All this beautiful land that you claim to command
And all these wars in the name of a book
There's god in your heart but there's blood on your hands
So where are you fires of hell
So where now your golden gates
I see no angels, no heaven on high
I hear no marching of your saints
Go placidly amongst the noise and haste
Well, I know your churches are a sight to behold
And I know your stories as good as any man
I know we all have our crosses to bear
But I'll waste none of my time in desperate prayer
I've rung the bells of the Mont St-Michel
But me and the saviour were never that close
I've called into the night with no hope of reply
But I've seen the holes in the holy ghost
So where now, your peace to all men
So where now, your undeniable proof
Where is it written, in paper or stone
An eye for an eye and a tooth for a tooth
samedi 19 avril 2014
La conquête de la liberté
jeudi 10 avril 2014
La perfection, ami, n'est pas faite pour nous
mercredi 5 février 2014
A language virus
Idem du côté de Schopenhauer : pas d'intro, rien, directement, cette réplique :
dimanche 5 mai 2013
Gun Control (ou pas)
dimanche 29 juillet 2012
Une souveraine liberté de philosopher
dimanche 15 juillet 2012
ils combattent pour leur servitude
mardi 22 novembre 2011
Where you are going in the afterlife
dimanche 31 juillet 2011
†
dimanche 19 juin 2011
la lumière de demain
dimanche 22 mai 2011
la figure de l’engloutissement

Anish Kapoor - Leviathan
Monumenta 2011
jusqu'au 23 juin 2011, Nef du Grand Palais
www.monumenta.com
[2ème photo: droits réservés Monumenta 2011]
jeudi 28 avril 2011
Si l'on savait
mercredi 29 décembre 2010
le travail et le devenir-adulte

Ce sera le dernier extrait que je vous citerai, en réalité, il y a vraiment plein plein d'idées intéressantes dans ce livre, mais elles nécessitent "maturation". Peut-être donc, y reviendrai-je d'ici quelques mois. Ou pas.
Note to Self : relire chapitres VI et VII
jeudi 8 juillet 2010
Une liberté mortelle, une mort libératrice
Une BD qui raconte l'arrivée d'un étranger dans un royaume, dirigé de manière très autoritaire. Qu'adviendra-t-il de l'étranger? Comment sera-t-il puni de son intrusion, forcément répréhensible?
L'histoire se décline en scènettes de quatre vignettes, chacune pourvue d'une chute pince sans rire, le plus souvent absurde.

- Ah... Dieu... vous tombez bien. J'ai une question à vous poser.
- Bien bien... Mais avant de vous répondre, je vais vérifier si vous vous êtes bien réabonné à ma religion cette année. Mm.. Oui, parfait. Alors adressez votre requête au plafond et écoutez votre coeur répondre.
(au plafond)
- Est-ce utile que je me réabonne l'année prochaine?
- Qu'allez-vous faire de moi, majesté? Je sais que mon destin est entre vos mains.
- Mm... J'étudie un vaste plan de possibilités qui vont de la mort définitive à la liberté absolue
- Le choix est large effectivement. Certains disent qu'à travers la mort on atteint une forme de liberté, mais également que trop de liberté tue la liberté. Une liberté mortelle... une mort libératrice...
- Merci de ne plus m'aider
(L'association, 2000)
dimanche 13 juin 2010
tout est, tout a sa vie et appartient au présent
Après lecture de ce livre, C. de Londres m'écrivait récemment qu'elle y voyait aussi "une forme d'expression de l'expérimentation de la méditation bouddhiste ou de la tradition zen"...
Une résonnance que je n'avais pas perçue, puis qui m'est apparue évidente en relisant à la faveur d'un Paris-Brest en train, Siddharta d'Hermann Hesse.
Hermann Hesse est le roi du roman iniatique. On suit dans celui-ci le cheminement spirituel de Siddharta à la recherche de la sagesse ultime, celle qui mène au Nirvana:
Un but, un seul, se présentait aux yeux de Siddharta: vider son coeur de tout son contenu, ne plus avoir d'inspiration, de désirs, de rêves, de joies, de souffrances, plus rien. Il voulait mourir à lui-même, ne plus être soi, chercher la paix dans le vide de l'âme, ouvrir la porte au miracle qu'il attendait. "Quand le moi sous toutes ses formes sera vaincu et mort, se disait-il, quand toutes les passions et toutes les tentations qui viennent du coeur se seront tues, alors se produira le grand prodige, le réveil de l'Etre intérieur et mystérieux qui vit en moi et qui ne sera plus moi."
Ca, c'est au début du roman, par la suite, Siddharta cherche (et trouve) sa propre voie.
Là où ça devient intéressant, c'est que dans ce livre, comme dans celui de Pérec, la notion clef qui permet à la démarche spirituelle d'aboutir ou d'échouer, c'est le (rapport au) Temps. Ainsi le personnage du roman de Pérec se voit tiré de son rêve de ce qu'il n'a pu maîtriser le temps.
Le temps, qui connaît la réponse, a continué de couler.
- Est-ce que le fleuve t'a aussi initié à ce mystère: que le temps n'existe pas?
- Oui, Siddharta, lui répondit-il. Tu veux dire sans doute que le fleuve est partout simultanément: à sa source et à son embouchure, à la cataracte, au bac, au rapide, dans la mer, à la montagne: partout en même temps, et qu'il n'y a pas pour lui la moindre parcelle de passé ou la plus petite idée d'avenir, mais seulement le présent?
- C'est cela, dit Siddharta. Et quand j'eus appris cela, je jetai un coup d'oeil sur ma vie, et elle m'apparut aussi come un fleuve, et je vis que Siddharta petit garçon n'était séparé de Siddharta homme et de Siddharta vieillard par rien de réel, mais seulement par des ombres. Les naissances passées de Siddharta n'étaient pas plus le passé que sa mort et son retour à Brahma ne seront l'avenir. Rien ne fut, rien ne sera; tout est, tout a sa vie et appartient au présent.
Siddharta parlait avec enthousiasme, car la lumière qui s'était faite en lui le comblait de joie. Oh! toute souffrance n'était-elle donc pas dans le temps, toute torture de soi-même, toute crainte, n'étaient-elles pas aussi dans le temps? Est-ce que tout ce qui dans le monde pesait sur nous ou nous était hostile ne disparaissait pas et ne surmontait pas dès qu'on avait vaincu le temps, dès que par la pensée, on pouvait faire abstraction du temps?
Je termine en citant les paroles qui me reviennent en tête d'une chanson d'Arnaud Michniak (Programme), déjà publiées ici:
la bataille ne se situe pas dans le temps / elle est le temps
dimanche 27 septembre 2009
A Cross the Universe



(jusqu'à l'univers black metal...)
Je m'interromps ici avant de verser dans le gothique.
Néanmoins, puisque cette rubrique est participative, si vous avez d'autres pochettes d'albums à soumettre, vos propositions sont les bienvenues !
Justice, † (Ed Banger, 2007)
the Gossip, Heavy Cross (Mercury, 2009)
Black Sabbath, headless cross (IRS, 1989)
[Edit: J'ajoute encore:]


Justice, Beginning of the End (Because, 2010)
Pantha du Prince, the Bliss (kompakt, 2007)
lundi 22 juin 2009
une vie nouvelle en perspective
Comme j'étais arrivé au bagne en hiver, je devais aussi être libéré durant cette saison-là, le jour anniversaire de mon entrée! Avec quelle impatience j'attendis cet hiver-là, avec quelle satisfaction je voyais l'été mourir, les feuilles jaunir sur les arbres, l'herbe se dessécher dans la steppe! Mais enfin voici l'été fini; le vent d'automne gémit, la première neige tournoie... Cet hiver si longtemps attendu est arrivé... L'immense pressentiment de la liberté me faisait battre le coeur à coups sourds, violents. Et, chose étrange, plus le temps passait, plus je devenais patient, plus je me calmais.
Les fers tombèrent. Je me soulevai... Je voulais les tenir dans mes mains, les regarder une dernière fois. J'étais tout surpris de ne plus les sentir à mes jambes.
- Allons à la grâce de Dieu! à la grâce de Dieu! répétèrent les forçats de leurs voix rudes et saccadées dans lesquelles je croyais percevoir une note joyeuse.
Oui, à la grâce de Dieu ! La liberté ! une vie nouvelle en perspective, la résurrection d'entre les morts!... Quelle ineffable minute !...
Depuis des années, je n'en avais pas lu un seul, et il serait difficile de rendre l'impression étrange et l'émotion que me causa le premier volume - un numéro de revue; il me souvient de l'avoir commencé le soir même, après la fermeture des casernes, et continué toute la nuit jusqu'à l'aube. C'était comme un messager d'un autre monde qui se serait envolé jusqu'à moi; ma vie d'autrefois se dressait devant mes yeux dans une nette clarté et je m'appliquais à deviner à travers la lecture si j'étais resté en arrière, s'ils avaient beaucoup vécu là-bas sans moi. De quoi s'émouvait-on? quelles questions devait-on soulever? Je m'attachais aux mots, je lisais entre les lignes, je tâchais de découvrir la pensée secrète, les allusions au passé; je cherchais les traces de ce qui autrefois, de mon temps, troublait et agitait les esprits. Et quelle tristesse m'étreignit lorsque je dus reconnaître jusqu'à quel point je restais étranger à la vie actuelle! J'étais un membre coupé, retranché de la société!
Tout juste rendu à la liberté, et avant d'être incorporé à l'armée russe et de partir pour Semipalatinsk , Dostoïevski écrit une longue lettre à son frère. Il y évoque ses quatre années de détention, ce qui l'attend encore, il n'a de cesse de s'enquérir des nouvelles de ses proches... et demande à ce qu'il lui procure des livres.
J'aime l'idée d'avoir la wishlist de celui qui n'a pas encore écrit Les frères Karamazov, et qui ne s'est pas encore heurté à la question de l'existence de Dieu.
Si tu peux, envoie-moi les revues de cette années, au moins Les Annales de la Patrie. Mais voici ce qui est indispensable! Il me faut (j'en ai absolument besoin) les historiens antiques (dans une traduction française) et les modernes, des économistes et des Pères de l'Eglise.
[...] et l'histoire de l'Eglise. N'envoie pas tout ensemble, mais commence à envoyer dès maintenant. Je dispose de ta poche comme si elle était mienne, mais c'est parce que j'ignore ta situation matérielle. Dis-moi quelque chose de précis à ce sujet pour que je puisse me rendre compte. Mais sache, frère, que les livres, c'est la vie, ma nourriture, mon avenir. Donc ne m'abandonne pas, au nom du seigneur Dieu.
[...] Envoie-moi le Coran, La Critique de la Raison pure de Kant et si jamais tu peux faire des envois par voie clandestine expédie absolument Hegel, surtout l'Histoire de la Philosophie de Hegel. Tout mon avenir est lié à cela !







