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samedi 2 juillet 2022

We're like the dreamer


Près de 8 ans après l'avoir annoncée ici, je viens seulement de visionner la saison 3 de Twin Peaks. J'ai bien sûr été ravi de retrouver des endroits et personnages familiers, côtoyés tout de même pendant une trentaine d'épisodes. Les 25 ans passés depuis la clôture de la saison 2 se voient naturellement sur les visages (autant que sur le nôtre), qu'on découvre avec tendresse et bienveillance.

Les retrouvailles sont cependant loin de se dérouler dans un climat apaisé, tant le début de la saison est déstabilisant. Au final, David Lynch parachève son œuvre de belle manière. Un revisionnage serait bien sûr éclairant (*), mais n'est pas indispensable pour que l'histoire, les images et impressions laissent une trace durable.

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Seul extrait que je transposerai ici, ce récit de Gordon Cole (interprété par David Lynch) qui évoque (la vraie) Monica Bellucci.


Last night, I had another Monica Bellucci dream : i was in Paris on a case. Monica called and asked me to meet her at a certain cafe. She said she needed to talk to me. When we met at the cafe, Cooper was there. But I couldn't see his face. Monica was very pleasant. She had brought friends. We all had a coffee. And then she said the ancient phrase : "We're like the dreamer, who dreams and then lives inside the dream."

I told her I understood. And then she said... "But who is the dreamer ?" A very powerful uneasy feeling came over me...



David Lynch, Twin peaks the return (2017)

(*) au moins toutes les scènes en noir et blanc, dans la loge noire, avec S. Palmer et tous les flashbacks...

lundi 19 décembre 2016

Fuck the Hell / 2016 Best Album Covers (Part.2)

Il devient décidément urgent de refermer cette sanglante année 2016.
La beauté sauvera-t-elle le monde ? Pas sûr.
2ème volet de ma sélection de pochettes d'albums parus cette année.

Omni, Deluxe

Remi Parson, Montauban EP
David Bowie, Darkstar

Angelo Badalamenti, Twin Peaks OST

VulfpeckThrill of the Arts

Preoccupations, s/t

Cabaret Contemporain, Moondog
Robert le Magnifique, Fuck the Hell, yeah!



(à demain pour la suite)

mardi 25 novembre 2014

Rien ne sera bientôt plus

Comme chacun de vous, j'ai appris il y a peu que David Lynch et Marc Frost réactiveraient prochainement la série Twin Peaks, écriraient et produiraient 9 nouveaux épisodes, pour une diffusion courant 2016.

Ce que j'ignorais, c'est que le timing ne devait rien au hasard.
Twin Peaks, dernier épisode, Between Life and Death (1991) :



1991 + 25 = 2016 (donc)


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Si 2016 sera l'année d'une renaissance, 2014 pourrait bien être celle d'un fin annoncée.
La fin de Rien. Extrait de la newsletter envoyée dimanche dernier.

La plaisanterie n'a pas assez duré, elle a duré ce qu'il fallait. Il devait être minuit et demi dans ce squat grenoblois, le premier décembre 1999, t'en souvient-il ? Vous portiez des bonnets péruviens pour jouer un rock languide sur fond de chants de baleines. Vous êtes sortis de scène sous une timide salve d'applaudissements. Tu t'es retourné vers moi et tu m'as dit «ceci durera quinze ans ».

Le premier décembre 2014. La promesse sera tenue.

Rien ne sera bientôt plus. Juste le temps de sortir un dernier disque, d'honorer une dernière tournée, de terminer le boulot correctement par respect des mêmes principes qui nous poussent à suicider l'aventure à tout jamais. Si dans vingt ans, Thom Yorke se déplace en personne de son aéronef planant au-dessus de l'Ardèche pour nous demander un concert exceptionnel, on lui crachera à la gueule. Qui est-il pour mettre en doute la parole donnée ? Certaines personnes se croient tout permis.

Vendredi, je verrai en effet mon douzième et dernier concert du groupe grenoblois RIEN. D'ici peu, mon t-shirt RIEN (1999-2014) acheté en 2006 aura perdu de son impact. Au final, 
"Requiem pour des baroqueux", "Il ne peut y avoir de prédiction sans avenir", "3", "2", et bientôt "1" [pré-écoute] constitueront donc leur discographie complète.


"Ci-gît Rien, et rien d'autre"


Qu'allons nous devenir lorsque nous n'aurons plus Rien ?




Centenaire+ Aquaserge + Rien, en concert Vendredi 28 novembre
@ Maroquinerie, (soirée Gonzaï)

RIEN, 1 (L’Amicale underground, 2014)

dimanche 26 janvier 2014

Ce "meilleur des mondes possibles"

Dans l'article reprenant un dialogue de la série True Detective que je publiais la semaine passée , le détective Rust Cohle se référait à la notion de "pessimisme" en philosophie.

Je saisis cette opportunité pour revenir au "Monde comme volonté et représentation" (dont j'ai déjà cité de nombreux extraits) et ainsi illustrer ce terme, qui est souvent le premier qualificatif qui vient à l'esprit, lorsqu'il est question de Schopenhauer.

Chacun qui est sorti de ses premiers rêves de jeunesse, qui considère son expérience propre et celle d’autrui, qui a promené son regard dans la vie, dans l’histoire du passé et de son époque, et enfin dans les œuvres des grands poètes, celui-là, à supposer qu'aucun préjugé profondément ancré et indélébile ne paralyse sa faculté de juger, admettra la conclusion que le monde des hommes est l'empire du hasard et de l'erreur qui y gouvernent sans pitié, à petite comme à grande échelle, épaulés par la bêtise et la méchanceté qui agitent leur fouet. C'est ce qui explique que le meilleur ne perce que péniblement, que le noble et le sage ne se manifestent que très rarement et ne trouvent guère influence ou audience, alors que l'absurde et le faux dans le domaine de la pensée, le plat et le banal dans le domaine de l'art, le méchant et le perfide dans le domaine de la conduite, continuent effectivement d'exercer leur empire, lequel n’est perturbé que par de brèves interruptions. Par contre, l'excellent en tout genre n'est toujours qu'une exception, un cas parmi des millions, et, lorsqu'il s’est déclaré dans une œuvre durable, celle-ci, après avoir survécu à l'animosité de ses contemporains, se tient isolée, conservée comme une météorite tombée d’un autre ordre de choses que celui qui domine ici-bas. [...]

Si enfin on mettait sous les yeux de chacun les douleurs et les tourments terribles auxquels sa vie est constamment exposée, il serait figé d'effroi; et si on conduisait l’optimiste le plus borné à travers les hospices, les lazarets et les salles d’opérations chirurgicales, dans les prisons, les chambres de torture et les étables à esclaves, sur les champs de bataille et aux lieux de supplice, si on lui dévoilait ensuite tous les obscurs logis où la misère se cache des regards de la froide curiosité [...], il finirait certainement par comprendre lui aussi la nature de ce meilleur des mondes possibles. Car où Dante aurait-il puisé la matière pour son Enfer sinon dans ce monde réel qui est le nôtre ? Et encore, c'est devenu un Enfer plutôt bien ordonné. Mais lorsqu'il devait s'atteler à la tâche de dépeindre le Ciel et ses joies, il était confronté à une difficulté insurmontable, car notre monde n’offre pas du tout le matériau à cette fin. [...]

Et de conclure (attention, c'est radical) :
A mon sens l'OPTIMISME, lorsqu'il n est pas le bavardage irréfléchi de ceux qui derrière leur front bas n’abritent rien d'autre que des mots, n’est pas seulement une manière de penser absurde, mais aussi véritablement INFÂME, car elle revient à railler et à mépriser les souffrances sans nom de l'humanité.

Une nouvelle fois dans ces colonnes, je me permets un rapprochement avec des dialogues entendus dans Twin Peaks :

- James, don't leave ... It's not our fault!
- It doesn't matter. Don't you see? Nothing we do matters. Nothing's ever going to change. It doesn't matter if we're happy when the rest of the world goes to hell.

La pauvre Donna n'a pas le temps de répliquer, que James a déjà enfourché sa moto, et est sorti du cadre. Bien sûr, la question qui vient à l'esprit, est celle que formule immédiatement Hart à l'endroit de son collègue dans True Detective :

Hart : So, what’s the point of getting out of bed in the morning?
Cohle: I tell myself I bear witness, but the real answer is that it’s obviously my programming. And I lack the constitution for suicide.

Pour être tout à fait complet, je cite la réponse de Schopenhauer :
Si le suicide nous en offrait réellement la possibilité, en sorte que l'alternative «être ou ne pas être» se présentait au sens le plus concret, alors il faudrait absolument le choisir, comme un dénouement éminemment désirable (a consummation devoutly to be wish’d), Mais quelque chose en nous dit qu’il n’en sera pas ainsi, que ce ne sera pas terminé, que la mort ne sera pas un anéantissement absolu.

Twin Peaks (E16), David Lynch (1990)
Arthur Schopenhauer, Le Monde comme Volonté et Représentation (1819)

Que mon lectorat se rassure, après ses propos noirs et durs, un prochain article se chargera de louer l'Optimisme.

samedi 3 août 2013

Have you ever experienced absolute loss?

Have you ever experienced absolute loss?
It's more than grief. Its deep down inside. Every cell screams.
You can hear nothing else.


Voici comment je m’explique que la folie est souvent occasionnée par une souffrance véhémente de l’esprit, par des événements terribles et imprévus. En tant qu'événement réel, toute souffrance de cette espèce est toujours limitée au présent, elle n’est donc qu'éphémère et, dans cette mesure, elle n'est pas encore excessivement pesante: elle ne devient outrancièrement lourde que lorsqu'il s'agit d'une douleur durable; or, comme telle, la souffrance n'est qu'une pensée et réside donc dans la MEMOIRE : si un tel chagrin, un tel savoir ou souvenir douloureux, est atroce au point de devenir purement et simplement insupportable, au point que l’individu risque d'y passer, alors la nature ainsi angoissée recourt à la FOLIE comme à l'ultime moyen de sauver la vie: l’esprit tant tourmenté déchire alors en quelque sorte le fil de sa mémoire, comble les trous par des fictions et se réfugie ainsi dans la folie face à cette douleur qui dépasse ses forces, à l'instar d'un membre brûlant qu’on ampute pour le remplacer par un membre en bois — Qu’on prenne comme exemple Ajax enragé, le roi Lear et Ophélie, car les créatures du génie authentique, auxquelles seules on peut se référer ici comme étant universellement connues, égalent dans leur vérité les personnes réelles: l’expérience réelle montre d’ailleurs souvent tout à fait la môme chose. Un cas analogue, mais affaibli, de cette espèce de passage de la douleur à la folie nous est fourni par le fait que bien souvent, nous cherchons à chasser de manière quasi mécanique un souvenir pénible, qui revient subitement, par une remarque à voix haute ou par un mouvement, nous cherchons à en détourner notre propre attention, à nous en distraire de force. —

Twin Peaks (E11), David Lynch (1990)
Arthur Schopenhauer, Le Monde comme Volonté et Représentation (1819)

De nouveau, un peu de Schopenhauer appliqué... le paragraphe qui précède pourra sembler ne pas porter en soi d'idée novatrice, et pour cause : la théorie de la folie qui y est développée est "conforme à ce qui est aujourd'hui admis" (dixit Wikipedia). On est cependant au début du XIXème siècle, qui plus est avant l'essor de la psychologie. Carl Jung (1875 - 1961 / collaborateur à ses débuts de Freud) parlera même à un moment donné de la psychologie comme une continuation de « l'héritage de Schopenhauer ».

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De manière annexe, Alain reprendra lui aussi plus tard l'idée selon laquelle la folie constitue un cas "grossi", amplifié, de nos comportements ou erreurs.

jeudi 6 septembre 2012

A circle of pain, a circle of suffering

As the night wind blows, the boughs move to and fro.
The rustling, the magic rustling that brings on the dark dream.
The dream of suffering and pain.
Pain for the victim, pain for the inflicter of pain.
A circle of pain, a circle of suffering.
Woe to the ones who behold the pale horse.

Twin Peaks (E14), David Lynch (1990)

Je viens de passer 2,5 mois à lire "Le Monde comme volonté et représentation" (tome 1), donc ça teinte forcément ma vision des choses. Les paroles de la Log Lady de Twin Peaks revêtent même des accents schopenhauriens, c'est dire.


Pain for the victim, pain for the inflicter of pain.
A circle of pain, a circle of suffering.


[...] la volonté étant l'en-soi de tout phénomène, le tourment affligé à autrui et celui éprouvé par soi-même, la méchanceté et le mal, ne touchent toujours que cette même et unique essence, quoique les phénomènes, par lesquels se manifeste l'un comme l'autre, se présentent comme des individus tout à fait différents, séparés même par l'éloignement dans le temps et dans l'espace. [...] la différence entre celui qui inflige la douleur et celui qui doit la supporter n'est qu'un phénomène et ne concerne pas la chose en soi, laquelle est la volonté qui vit en tous les deux et qui, dans ce cas, abusée par la connaissance attachée à son service, se méconnaît elle-même et, en cherchant un bien-être accru dans l'UN de ses phénomènes, produit une grande souffrance dans l'AUTRE ; c'est ainsi que sous une impulsion véhémente, elle enfonce ses crocs dans sa propre chair, ignorant qu'elle ne blesse toujours qu'elle-même, et révèle de cette manière, par l'intermédiaire de l'individuation, ce conflit avec elle-même qu'elle porte en son sein. Le bourreau et la victime ne font qu'un.

Ceci sans même parler des remords ou troubles de conscience, que Schopenhaueur évoquera plus tard.

Je ne souhaite pas m'attarder sur ce texte, d'une part parce que le temps n'est pas encore venu d'aborder cet ouvrage (d'autant qu'il faudra en passer par Kant, ne serait-ce que pour comprendre l'oppostion entre "chose en soi" et "phénomène"), d'autre part parce que c'est limite la partie de son "système" à laquelle j'adhère le moins : j'en serais donc un piètre avocat.

Le Monde comme volonté et représentation (Livre IV, §63),
Arthur Schopenhaueur (1819)

mercredi 5 septembre 2012

Just to remind myself that I briefly live


Misunderstood
and disillusioned,
I go on describing this place
and the way it feels to live and die.

The “natural world”
and whatever else it’s called
I drive in and out of town
seeing no edge, breathing sky

and it’s hard to describe
without seeming absurd.
I know there’s no other world:
Mountains and websites

Dark smoke fills the air
some from the fire in my house
some from me driving around

I could see the lights of town
through the trees on the ridge
on my way home in the dark.

I meant all my songs
not as a picture of the woods
but just to remind myself
that I briefly live.

The gleaming stone
the moon in the sky at noon
there is no other world
and there has never been.

I still walk living sleeping
life in the real world of clouds
clawing for meaning.

Still when I see branches in the wind
the tumultuous place where I live
calls out revealing.

"Can you see the river in the branches
and know that it means you will die
and that pieces are churning?"

"Can you find a wildness in your body
and walk through the store after work
holding it high?"

I've held aloft some delusions.
From now on I will be perfectly clear:
There's no part of the world more meaningful
and raw impermanence echoes in the sky.

There is either no end
or constant simultaneous end and beginning.

A pile of trash
the fog on the hill
standing in the parking lot squinting.

Mt. Eerie - Through The Trees pt. 2
Clear Moon (PW Elverum & Sun ; 2012)

Je ne sais plus si je vous ai dit que le meilleur album 2012 était paru ?
La bonne nouvelle, c'est même qu'il s'agit d'un album double : Clear Moon + Ocean Roar, par Mt Eerie (habitué de ces colonnes).

Sans doute à cause de sa distribution confidentielle, cette sortie n'aura eu qu'un mince retentissement ici-bas (les inrocks sont trop occupés avec Lou Doillon ou Two Door Cinema Club)... Heureusement qu'on peut compter sur Radio Campus Paris, ou même des publications mensuelles mainstream comme l'Etudiant pour en parler !
(je ne vous cache pas que tout est lié ^_^)

Je vous mets le morceau, du coup :



Afin de prolonger l'ambiance, je referme cet article par une capture d'écran de Twin Peaks, foggy à souhait... Si je m'autorise le lien, ça n'est pas seulement parce que je revisionne la série en ce moment... mais parce que Phil Elvrum y fit explicitement référence dans un précédent album.

mercredi 29 août 2012

Histoire sans paroles


Twin Peaks (E10), David Lynch (1990)

Vous aurez noté la formidable palette d'expressions de James...

samedi 4 août 2012

Love

Sheriff Truman : Anything we should be working on?
Albert Rosenfield : Yeah. You might practice walking without dragging your knuckles on the floor. Heh heh heh.
Sheriff Truman : Albert! Let's talk about knuckles. The last time I knocked you down, I felt bad about it, the next time's gonna be a real pleasure.
Albert Rosenfield : You listen to me. While I will admit to a certain cynicism, the fact is that I am a naysayer and hatchet-man in the fight against violence. I pride myself in taking a punch and I'll gladly take another because I choose to live my life in the company of Gandhi and King. My concerns are global. I reject absolutely: revenge, aggression and retaliation. The foundation of such a method... is love. I love you Sheriff Truman.
Dale Cooper: Albert's path is a strange and difficult one.

Twin Peaks (E10), David Lynch (1990)

mercredi 20 juin 2012

Is life a puzzle?

Revoir le film m'aura immanquablement donné envie de me plonger à nouveau dans la série... plus de 10(?) ans après un premier visionnage de Twin Peaks.

Note n°1 (à destination des profanes) : Pas de spoiler ici, seulement des propos énigmatiques dispensés par la log lady, dans l'introduction de chaque épisode
Note n°2 (toujours à destination des profanes) il faut voir la série PUIS le film.


Hello again. Can you see through a wall? Can you see through human skin? X-rays see through solid, or so-called solid objects. There are things in life that exist, and yet our eyes cannot see them. Have you ever seen something startling that others cannot see? Why are some things kept from our vision? Is life a puzzle?

I am filled with questions. Sometimes my questions are answered. In my heart, I can tell if the answer is correct. I am my own judge.

In a dream, are all the characters really you? Different aspects of you? Do answers come in dreams ?

One more thing: I grew up in the woods. I understand many things because of the woods. Trees standing together, growing alongside one another, providing so much.

David Lynch, Twin Peaks (E08)

jeudi 24 mai 2012

The tender boughs of innocence

When this fire starts, it is very hard to put out. The tender boughs of innocence burn first, and the wind rises... And then all goodness is in jeopardy.

David Lynch, Twin Peaks - Fire Walk with me (1992)

jeudi 17 mai 2012

Falling

Donna: Do you think if you were falling in space you would slow down after a while, or go faster and faster ?
Laura: Faster and faster. And for a long time you wouldn't feel anything... Then you'd burst into fire. Forever. And the angels wouldn't help you, because they've all gone away.
David Lynch, Twin Peaks - Fire Walk with me (1992)