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jeudi 1 mai 2025

On se sent déchirés, mis en pièces


Cette nuit, alors que rien ne m'y prédisposait, j'ai rêvé que j'étais sur le point d'assister à un concert de Fauve (souvenez-vous). Et j'étais totalement excité à l'idée d'entendre des morceaux inédits (avec l'espoir de revivre une découverte équivalente à celle de "Jennifer", qui, soit dit en passant, aura tout de même mis près de trois ans à être pressé sur disque).

Ce rêve m'a immédiatement renvoyé à une époque, stimulante par l'arrivée de ce groupe prometteur d'une part, et moins oppressante d'autre part : l'avènement de la post-vérité n'avait pas eu lieu, anticapitalisme et écologisme pouvaient se contenter de n'être que des "opinions", pas encore la réponse vitale à des enjeux existentiels. Dans ses paroles, Fauve adressait des problématiques individuelles rencontrées par des jeunes adultes (plutôt hommes) : s'estimer, se trouver, trouver sa place dans la société et se confronter à ses attentes (travail, vie amoureuse). La réponse étant que c'est ok d'être imparfait, et les auditeurs se trouvaient compris, reconnus, acceptés, soutenus et encouragés.
Ce qui n'est pas mince.

Depuis le COVID, et avec les menaces écologiques et géopolitiques actuelles, on parle aujourd'hui beaucoup de la détérioration de la santé mentale des jeunes. Alors, pour contrer ce contexte anxiogène global, j'en appelle à la reformation de Fauve! (ou à l'apparition d'un nouveau "fauve", pourquoi pas d'ailleurs au féminin)!

On a parfois le cœur soulevé par la sauvagerie du monde
On est écoeuré par la montée de nouvelles tyrannies
La raffinement des anciennes
Par les mensonges
L'odeur du fumier dans les villes et l'horreur qui pèse sur tous nos lendemains
On s'engloutit alors dans un sombre désespoir
On a peur, on a honte
Et on est triste d'être humain
On réclame en pleurant une naissance nouvelle
Ou du moins l'admission par baptême dans une nouvelle confrérie
Mais on redoute de ne pouvoir obtenir ni l'une, ni l'autre
Que le monde refuse de s'arrêter pour nous
Et qu'on ne p[uisse] que le quitter d'un bond
Pour plonger dans une douteuse éternité

Notre foyer lui-même nous semble hostile
Comme si tous les talismans qui définissaient notre identité
S'étaient retournés contre nous
On se sent déchirés
Mis en pièces et en morceaux
On comprend alors avec terreur
Que si on ne peut pas s'asseoir pour réunir ces morceaux
Et les assembler à nouveau
On va devenir fou...
Mais parfois se produit pourtant une manière d'événements mystérieux et éblouissants
Qu'on contemple encore longtemps après
Avec un émerveillement mêlé du respect qu'impose le sacré

Fauve - Tunnel
Vieux frères Part.1 (2014)

lundi 21 septembre 2020

10 ans, 40 albums (Part.3)

Troisième salve de mon top musical des années 2010s.
Do you speak french ?


Cinq albums français. Origines : Valence, Orléans, Grenoble, Dax et Paris. Ambiance : labels Lithium et Ici d'Ailleurs. Fortement imprégné du catalogue du premier, Gontard a d'ailleurs été signé sur le tard sur le second. Il est présent ici pour l'ensemble de son oeuvre : j'aurais pu retenir un autre album, une mixtape, l'un de ses EPs, mais je choisis in fine "Tout naît, tout s'achève dans un disque". Jérôme Minière, depuis sa retraite montréalaise, continue son parcours sans faute, entamé en 1996 sur Lithium. Dilemme, là encore, allez, va pour son album 2018 (sinon, c'aurait été "Le Vrai Le Faux"). Vient ensuite le punk à synthé de Taulard, pour lequel j'ai un attrait presque irrationnel. En 2014, j'en avais même quitté le festival Pitchfork pour me rendre à leur concert à la Mécanique Ondulatoire. Grand disque "coup de poing" (ou, pour être exact, "coup de poing dans la gueule"), Rhume, dans la grande tradition de ce que le Sud-Ouest sait nous offrir de mieux (Arnaud Michniak, Non-Stop...). Concluons avec ce groupe unique, adulé par certains et dénigré par d'autres, seul ici à avoir composé des hymnes générationnels, indubitablement marquants : Fauve.

Gontard! – Tout naît, tout s'achève Dans un disque (2018)
Rhume – s/t (2013)
TaulardLes abords du lycée (2014)
FauveVieux Frères, Part.1 (2014)
Jérôme Minière – Dans la forêt numérique (2018)


Bonus Tracks :
Finalement écartés dans ce groupe :
Chevalrex – Futurisme
Gontard  Repeupler
Gontard2029
Jérôme Minière – Le Vrai Le Faux
Tue-Loup – 9

lundi 3 février 2014

Kill Screen [Top Tape]


Top Tape Vol.5 (S6) est en ligne ! Ici :

L'émission a été diffusée en direct hier, j'y faisais gagner cinq exemplaires du nouvel album de Mogwai. Etant donné que je laisse la chance aux podcasteurs, vous pouvez encore participer tout au long de cette semaine.

Hier, furent également diffusés Damien Jurado, Jim Putnam / Mickael Mottet, Aetherlone, Arbouretum, Fauve, Les marquises, Gontard!, Koloto, the Notwist, Cymbals et Broken Bells.

Bonne écoute !

Je voulais diffuser un deuxième morceau de l'album de Fauve mais finalement je n'ai pas eu le temps. Vieux Frères - Partie 1 sort aujourd'hui. Dans l'absolu, j'aime bien "Infirmière", "De ceux", "Lettre à Zoé" et "Loterie". Les paroles sont si présentes qu'il est impossible d'en faire abstraction et de n'avoir qu'une écoute distraite et/ou portée la musique. Difficile donc de s'attacher pleinement à cet album pour qui ne partagerait pas pleinement les états d'âme du chanteur.

Un mot encore sur l'album à paraître de Jim Putman (Radar bros) et Mickael Mottet (Angil). 10 morceaux, 5 compos de l'un enregistré par l'autre et vice versa. Si le résultat vous intrigue, ne vous reste qu'à participer à son financement (par des "dons", mais qui sont en réalité des préventes) via le label 

vendredi 3 mai 2013

Un nouveau jour se lève

Une traversée du Marais m'amenait hier à saluer aux côtés de M.Chat la mémoire de Chris Marker, décédé le 30 juillet dernier.


Puisque j'en suis à raviver la rubrique nécro, je voudrais ici signaler le bel et complet hommage à Jason Molina rendu par Guillaume (qui laisse des commentaires ici parfois) sur Popnews.

Autres nouvelles de la vie du monde "indie" :
Kim Gordon [Sonic Youth] revient sur sa séparation avec Thurston Moore dans Elle (US)
Ca ne va pas nous aider à nous en remettre.

Plus réjouissant: Win et Régine (Arcade Fire) sont les heureux parents d'un petit garçon né il y a quelques jours maintenant :

*
*    *


Poursuivant mon périple, j'entrais chez Fleux, et identifais immédiatement dans la bande-son du magasin "Kané" de Fauve, suivi de "4000 îles". Il faut dire qu'après avoir écouté une trentaine de fois leur Blizzard EP (à paraître le 20 mai), je suis pas mal calé.

Fauve, je vous en parlais ici en octobre dernier.
Après avoir surtout existé sur les réseaux sociaux (avec le soutien du Mouv', soyons sport), leur permettant de remplir une dizaine de salles parisiennes avant un Bataclan complet en juin, il est clair qu'ils atteignent désormais les couches mainstream
(vus sur Canal +, par exemple, ou dans nombre de festivals cet été).
Ils demeurent pourtant auto-produits.

A ceux d'entre vous qui ne les connaîtraient pas, dépassez l'impression de buzz spéculatif que vous pouvez ressentir, et écoutez.
Si je devais chroniquer leur disque, voici ce que j'écrirais.


Il me semble que la sincérité du propos devrait désarmer toute critique tentée de pointer du doigt un lyrisme adolescent facile.

Certes, le clip de Blizzard (enfin en ligne) ne va pas aider. Haters gonna hate.
Même bémol que pour "Nuits Fauves": je trouve le déroulé trop narratif / immédiat / signifiant, à tel point que la vidéo brouille l'écoute (IMO).
Sans compter la césure, qui tombe au mauvais moment

Le morceau est néanmoins excellent.


Tu nous entends le blizzard?
Tu nous entends?
Si tu nous entends
Va te faire enculer !
[...]
Tu nous entends la Mort?
Tu nous entends?
Si tu nous entends, sache que tu ne nous fais pas peur
Tu peux tirer tout ce que tu veux
On avance quand même
Tu pourras pas nous arrêter
Et on laissera personne derrière
On laissera personne se faire aligner
Tout ça, c'est fini !
[...]
Tu nous entends l'Amour?
Tu nous entends?
Si tu nous entends, il faut que tu reviennes
parce qu'on est prêts, maintenant

*
*    *


Après de multiples échecs cet automne et cet hiver aux portes de différentes salles (Pop in, Maroquinerie, International, Nouveau Casino), j'ai fini par voir Fauve à la Maison de la Radio le mois dernier.
J'avais également un instant songé tenter ma chance à Tourcoing... pour un plateau Fauve + Mendelson.

Quelle affiche (trans-générationnelle) !
J'aurais bien aimé assister à la juxtaposition des deux univers.

Mendelson, je vous en parle très souvent, et il fait pour moi parti des artistes français majeurs. Son prochain album (triple) paraît début mai, autant dire une grande nouvelle pour moi.

Sauf qu'après de multiples (tentatives d') écoutes, il se révèle un poil trop austère. Musicalement, et dans les textes (C'est pourtant quelqu'un qui adore "Quelque part", et le CD rouge de "Personne ne le fera pour nous" qui vous dit ça)

Chez Fauve, tutoiement rime avec encouragements

Et puis comment je ferais sans toi, moi?
Et puis comment l'univers il ferait sans toi?
[...]
Ca va aller, je te le promets, ca va aller.
Parce qu'on est de ceux qui guérissent,
de ceux qui résistent,
de ceux qui croient aux miracles


et seul le "je" s'auto-déprécie parfois. A cette lumière, il est intéressant de relever l'approche différente de Mendelson. Par exemple tout au long des 54 minutes et 26 secondes de "Les heures" (la "suite" de "Monsieur", paru en 2000)

On y trouve des lignes glaçantes :

Le désespoir est devenu cette habitude
vaguement même agréable
une croûte qu'on aime à se gratter
parfaitement supportable
et parfaitement supportée
Habituelle et confortable
comme un médicament
comme un cachet qui maintient ahuri, somnolent
tout est pareillement égal


Le tutoiement (celui d'une voix intérieure) s'acharnera pendant toute la durée du morceau sur le pauvre homme


Tu regardes ta vie comme on regarde une catastrophe naturelle 
Comme on regarde un incendie à l'abri des flammes, épargné
Comme on regarde une vague gigantesque depuis son poste de télé
Tu regardes ta propre vie comme on regarde son passé
Comme tu regardes cette impasse sur ce chantier dévasté
Devant qui les gens passent, et passent les années
Et chaque jour te craquelle, et chaque jour te moisit


Vous l'aurez senti, ça plombe sévère ("ton avenir te méprise").
J'attends d'avoir reçu l'album, et vu Mendelson sur scène avant de me faire un avis global. En effet, la lecture des textes paraît indispensable pour la bonne appréhension de l'objet (qui à l'écoute seule, requiert une attention extrême).
Je pressens que la qualité littéraire est au rendez-vous.

Dans "les heures", la voie intérieure parviendra finalement à détacher son interlocuteur de sa propre existence, introduisant ainsi l'usage de la 3ème personne. 

Cet homme que tu ne veux plus être
Continuera de regarder le monde qui est pour tout le monde 
Mais qui n'est pas pour lui
Laisse-le regarder sa vie comme si c'était le pire de ce qu'il fallait vivre
Laisse-le, ce n'est plus ton problème
C'est le problème de cet homme que tu ne veux plus regarder
Qui continue à croire que le destin l'a roulé
Sans voir que son destin, c'est lui qui l'aura dessiné


Et ce n'est qu'à la toute fin, que l'on entendra un "Je", compagnon d'un ultime voyage.

Regarde, la vie s'écroule 
[...]
C'est la  fin du monde
Tout s'écroule
Même ton ombre
Il n'y a plus que toi
Je t'attends
Je t'observe
Je te vois
De l'autre côté des décombres
On dirait des dunes au bord de la mer
Tu grimpes par-dessus les gravas
Le vent te souffle en plein visage
Il est 11h30 ce dimanche
Bizarrement, de ce côté-ci du monde
C'est comme si quelqu'un avait allumé la lumière
Un nouveau jour se lève
Tu regardes et tu ne reconnais pas
Tu vas y aller
Tu es en train d'y aller
Tu y vas

*
*    *


Dernière chose avant de refermer cet article beaucoup trop long, histoire de terminer sur une note plus enjouée.

Avec Dailymotion dans l'actualité ces derniers jours, on a beaucoup entendu l'expression "joyau français". Je veux dire ici que l'un des véritables joyaux français, c'est Hold Your Horses !
Pas d'actualité (annoncée), juste un concert sensas' hier à l'International.
Musicalement, il y a tout, et je me demande bien pourquoi ils font pas des Cigales sold out (entre Violent Femmes, Modest Mouse, Arcade Fire ou Efterklang).




Fauve, Blizzard
Blizzard EP (autoproduit, 2013)

Mendelson, Les heures
s/t (Ici d'ailleurs, 2013)

Hold your horses, every moment we spent talking is an island that we lost
Apologize EP (autoproduit, 2012)

lundi 15 octobre 2012

Quelque chose de grand

"Nuits fauves", du groupe parisien Fauve, se place clairement dans la catégorie des morceaux en français aux paroles qui interpellent, dans la mesure où elles dépeignent un état d'esprit, et parlent d'amour, de sexe, de l'autre, des autres, du travail, de la vie tout court... Le genre de morceaux qu'ont pu écrire et composer Diabologum (+ filiation), Mendelson ou encore Arnaud Fleurent Didier.

[...] Dis-leurs que tu te sens seul, et que tu sais plus quoi faire pour trouver un peu de chaleur humaine ; Aller au bois pour que quelqu'un accepte enfin de toucher ton zob, tripoter de la lycéenne, porter des robes ? Te trémousser en talons hauts comme un gogo, puis arpenter les ruelles sombres en secouant ta clochette.

C’est un peu à cause de tout ça si tous les soirs, c’est la même histoire: Métro, apéro, lexo, clopes et films pornos à l’ancienne, sur lesquels tu t’entraînes rageusement, même si ça fait longtemps que ça t’amuse plus vraiment.

Mais il faut pas que tu désespères
Perds pas espoir
Promis-juré qu'on la vivra notre putain de belle histoire
Ce ne sera plus des mensonges
Quelque chose de grand
Qui sauve la vie
Qui trompe la mort
Qui déglingue enfin le blizzard

Imagine-toi : t’es là, en train de te reprendre un verre au bar, quand tout à coup tu croises un regard qui te perfore de part en part. Imagine-toi, t’es là, ça te tombe dessus sans crier gare. Un truc bandant, un truc dément qui redonne la foi.

Un truc comme ça :
« Bonsoir / Bonsoir / quelle chance de se croiser ici
Bonsoir / Bonsoir / Je voudrais partager tes nuits »

Tu connaîtras les nuits fauves, je te le promets. Elle sera tigre en embuscade quand tu viens te glisser sous ses draps, tandis que toi, tu feras scintiller tes canines lorsqu'elle enlève le bas. Elle t’offrira des feulements dans sa voix lorsqu’elle reprend son souffle qui s’échappent dans la cour pour aller faire gauler la lune, des coups de bélier invoqués comme un miracle, et qui veulent dire : « Si tu t’arrêtes, je meure ». Toutes ces choses qui te la feront raidir, rien qu'à te souvenir, pour le million d’années à venir.

Malheureusement, tout ce qu'on t’offre pour l’instant, c’est des chattes épilées et des seins en plastique en vidéo. C’est terrifiant, tout le monde veut la même chose: même les travelos rêvent du prince charmant. Et pourtant, on passe notre temps à se mettre des coups de cutter dans les paumes, à trop mentir, à force de dire : « Par pitié, range la guimauve, écarte les jambes, je t’en supplie, me parle pas. Laisse-moi seulement kiffer mon va-et-vient de taulard, et m’endormir direct moins de trois minutes plus tard ». A force de faire tout ça, on croyait quoi ? On se meurtrit, on fait l’amour comme on s’essuie. Quel gaspillage.

Mais il faut pas que tu désespères
Perds pas espoir
Promis-juré qu'on la vivra notre putain de belle histoire
Ce ne sera plus des mensonges
Quelque chose de grand
Qui sauve la vie
Qui trompe la mort
Qui déglingue enfin le blizzard

Imagine-toi : t’es là, en train de te reprendre un verre au bar, quand tout à coup tu croises un regard qui te perfore de part en part. Imagine-toi, t’es là, ça te tombe dessus sans crier gare. Un truc bandant, un truc dément qui redonne la foi.

Offre-moi dès ce soir ta peau brune et tes lèvres mauves, tes seins, tes reins, tes cheveux noirs, et qu'on se noie dans les nuits fauves. En échange de tout ça, je t’offre ce dont je dispose, mon corps, mon âme, prends tout, tout de suite, et qu'on se noie dans les nuits fauves

Tant pis si on nous prend pour des demeurés. Bien sûr qu'on sait qu'ici c’est pas Hollywood. Sauf qu'aux dernières nouvelles, le fantasme c’est encore gratuit. C’est pour ça qu'on se réfugie dans nos pensées, qu'on ferme les yeux très fort, jusqu'à voir des couleurs en attendant que ça passe.

Y a que comme ça qu'on peut rêver de caresses au réveil et de regards qui veulent dire: « T’inquiète plus, t’inquiète plus », de coups de poings dans le cœur, de quarantièmes qui rugissent dans nos poumons à faire sauter les côtes, de torrents dans nos veines, d’une épaule pour pleurer sans honte et d’une oreille pour tout dire - Tout dire, toujours, quoiqu'il arrive... -, de serments argentés prononcés face au rayon vert: « Est-ce que tu veux m’épouser ? Vivre et mourir à mes côtés ? »

On rêve de réapprendre à respirer, que la médiocrité qui nous accable aille se faire enfler au Pakistan. On attend désespérément celui ou celle qui apaisera d’un doigt nos muscles noués et nos encéphales en sous-régime. On attend désespérément celui ou celle qui fera battre notre cœur plus grand

C’est pour ça qu'il faut pas que tu désespères
Perds pas espoir
Promis-juré qu'on la vivra notre putain de belle histoire
Ce ne sera plus des mensonges
Quelque chose de grand
Qui sauve la vie
Qui trompe la mort
Qui déglingue enfin le blizzard



Fauve, Nuits fauves (2012)


Les amateurs pourront également écouter "St Anne", quelque part entre "France Culture" et "Vivre Autrement" d'Arnaud-Fleurent Didier.