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mardi 15 janvier 2019

Camélias

Avec une visite du musée Mucha à Prague en 2001, des expositions Art Nouveau à la Pinacothèque (2013), Paris 1900 au Petit Palais (2014), et maintenant Mucha au Musée du Luxembourg, c'est bon, on peut dire que je suis opé sur le sujet Alphonse Mucha.

Aussi ne choisirai-je qu'une de ses créations pour rendre compte de ma visite, extraite de ma série préférée : sa collaboration avec Sarah Bernhardt.


Alfons Mucha, La Dame aux Camélias (1896)
Exposée au Musée du Luxembourg jusqu'au 26 janvier !

mardi 20 août 2013

Don't Bend! Ascend!

N'étant pas l'un des cinq Français qui ne faisaient pas le pont du 15 août, j'ai profité d'une poignée de jours dans un Paris déserté (dans lequel la Nature a commencé à reprendre ses droits) pour compléter ma to-do list culturelle (et pour aller voir la Mer, aussi, mais ça n'est pas le sujet)


Le week-end aura été encadré par deux très bons concerts : d'un côté Woods à la plage Glaz'art (cadre toujours aussi agréable pour une musique pop/folk avec un penchant psyché du meilleur effet), de l'autre les telluriques Godspeed You! Black Emperor au Trianon. Effacée, la déception de leur passage précédent (2011) dans une salle bien trop grande. Deux heures de concert, au sommet sur leurs meilleurs morceaux, en deça sur ceux de leur dernier album (hormis "Mladic", en ouverture).

Je me suis à nouveau fait la réflexion que j'adorerais ne pas connaître ce groupe, et avoir le bonheur de redécouvrir leur musique pour la première fois (sur l'album "Lift your skinny fists..." meilleur disque des 00's, selon moi)

[Crédits Photo: Kmeron]
Qui dit "15 août" dit également "zéro queue" aux entrées des expositions. J'ai donc pu visiter la double expo "Art Nouveau / Art déco", avant sa fermeture prochaine.
J'allais surtout à la première pour contempler grandeur nature des oeuvres du Mucha. J'ai découvert, qu'outre lui, ils étaient un certain nombres des artistes de cette époque à vénérer Sarah Bernhardt.
Je retiens notamment un sublime buste de Sarah Bernardt en Jeanne d'Arc par un certain Pierre-François Berthoud, et ce portrait signé Paul Berthon (1900)...


Le versant "Art Déco" était quant à lui consacré à Tamara de Lempicka. Je n'y ai pas vu mes toiles préférées (ses portraits de femme, au format vertical), mais j'en ai découvert d'autres, comme cette "belle Rafaela en vert" (1927) :


Je termine cet article qui tourne au name dropping j'en conviens par le beau film de Michael Kohlhaas. Beaucoup de références / similitudes ont déjà été citées à son sujet, je serais tenté d'y ajouter Aguirre d'Herzog.


Michael Kohlhaas, Arnaud des Pallières (2013)
Aguirre, la colère de Dieu, Werner Herzog (1972)

mardi 30 avril 2013

L'amour de la vie

Dernier passage de Salammbô, roman sanguinolent, où les scènes de bataille, sacrifice, torture ou lynchage sont légion. La souffrance est plus lente et moins brutale, lorsqu'elle est provoquée par la faim et la soif.


La soif les tourmentait encore plus, car ils n'avaient pas une goutte d'eau, les outres, depuis le neuvième jour, étant complètement taries. Pour tromper le besoin, ils s'appliquaient sur la langue les écailles métalliques des ceinturons, les pommeaux en ivoire, les fers des glaives. D'anciens conducteurs de caravanes se comprimaient le ventre avec des cordes. D'autres suçaient un caillou. On buvait de l'urine refroidie dans les casques d'airain.

Et ils attendaient toujours l'armée de Tunis ! La longueur du temps qu'elle mettait à venir, d'après leurs conjectures, certifiait son arrivée prochaine. [...]

«Ce sera pour demain !» se disaient-ils ; et demain se passait.

Au commencement, ils avaient fait des prières, des voeux, pratiqué toutes sortes d'incantations. A présent ils ne sentaient, pour leurs Divinités, que de la haine, et, par vengeance, tâchaient de ne plus y croire. [...]

On était trop faible pour abattre, d'un coup de pierre, les corbeaux qui volaient. Quelquefois, lorsqu'un gypaète, posé sur un cadavre, le déchiquetait depuis longtemps déjà, un homme se mettait à ramper vers lui avec un javelot entre les dents. Il s'appuyait d'une main, et, après avoir bien visé, il lançait son arme. La bête aux plumes blanches, troublée par le bruit, s'interrompait, regardait tout à l'entour d'un air tranquille, comme un cormoran sur un écueil, puis elle replongeait son hideux bec jaune ; et l'homme désespéré retombait à plat ventre dans la poussière. Quelques-uns parvenaient à découvrir des caméléons, des serpents. Mais ce qui les faisait vivre, c'était l'amour de la vie. Ils tendaient leur âme sur cette idée, exclusivement, - et se rattachaient à l'existence par un effort de volonté qui la prolongeait.

Salammbô, Gustave Flaubert (1862)

*
*     *

En bon fan de Mucha, j'ajoute ici sa version de la belle Salammbô

mardi 19 avril 2011

Et vous, tu m'aimes?

La pochette de la semaine:
l'album de Brigitte...

...Rien que parce que ça rappelle Mucha:


Je saisis l'occasion pour vous montrer la pochette du prochaine album de Konki Duet
(teintes + postures similaires)

Brigitte, Et vous, tu m'aimes? (3eme bureau, 2011)
Konki Duet, let's bonappettons (Clapping Music, 2011)

[Edit: A vous qui atterrissez sur ce blog en cherchant l'auteur de la pochette de Brigitte, sachez qu'il s'agit de Mark Maggiori.
Il a un blog, qui plaira à celles et ceux qui aiment les photos vintage et les jolies femmes.
C'est également lui qui a réalisé les photos promos du groupe.
Ici, donc, les brigitte en vrai:]

mardi 26 janvier 2010

Art Nouveau (revival)

Vue à l'exposition "Art Nouveau Revival", dans la partie concernant les années 1970: cette pochette de vinyle, à gauche...
...que je m'empresse de rapprocher de l'album de Baroness, sorti l'an passé
.



Rien ne vaut cependant la référence originale: Mucha
(je suis fan)


Novalis, Sommerabend (Repertoire, 1976)
Baroness, Blue record (Relapse, 2009)
Alphonse Mucha, Printemps (1896)