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jeudi 5 octobre 2017

Un fracas épouvantable

Nouvel extrait de "la joie de vivre". Cette fois, ce sont des flots d'une autre nature qui menacent Bonneville. Car aujourd'hui, c'est tempête et grande marée !
Possible que les constructions destinées à protéger la côte ne tiennent pas...

Lazare descendit la côte, et Pauline le suivit, malgré le temps affreux. Quand ils débouchèrent au bas de la falaise, ils restèrent saisis du spectacle qui les attendait. La marée, une des grandes marées de septembre, montait avec un fracas épouvantable ; elle n'était pourtant pas annoncée comme devant être dangere se ; mais la bourrasque qui soufflait du nord depuis la veille, la gonflait si démesurément, que des montagnes d'eau s'élevaient de l’horizon, et roulaient, et s’écroulaient sur les roches. Au loin, la mer était noire, sous l’ombre des nuages, galopant dans le ciel livide.

– Remonte, dit le jeune homme à sa cousine. Moi, je vais donner un coup d’œil, et je reviens tout de suite.

Elle ne répondit pas, elle continua de le suivre jusqu'à la plage. Là, les épis et une grande estacade, qu’on avait construite dernièrement, soutenaient un effroyable assaut. Les vagues, de plus en plus grosses, tapaient comme des béliers, l''une après l'autre ; et l'armée en était innombrable, toujours des masses nouvelles se ruaient. De grands dos verdâtres, aux crinières d'écume, moutonnaient à l'infini, se rapprochaient sous une poussée géante ; puis, dans la rage du choc, ces monstres volaient eux-mêmes en poussière d'eau, tombaient en une bouillie blanche, que le flot paraissait boire et remporter. Sous chacun de ces écroulements, les charpentes des épis craquaient. Un déjà avait eu ses jambes de force cassées, et la longue poutre centrale, retenue par un bout, branlait désespérément, ainsi qu’un tronc mort dont la mitraille aurait coupé les membres. [...]

– Je disais bien, répétait Prouane, très ivre, adossé à la coque trouée d’une vieille barque, fallait voir ça quand le vent soufflerait d’en haut... Elle s’en moque un peu, de ses allumettes, à ce jeune homme!

Des ricanements accueillaient ces paroles. Tout Bonneville était là, les hommes, les femmes, les enfants, très amusés par les claques énormes que recevaient les épis. La mer pouvait écraser leurs masures, ils l'aimaient d'une admiration peureuse, ils en auraient pris pour eux l’affront, si le premier monsieur venu l’avait domptée, avec quatre poutres et deux douzaines de chevilles. 

Emile Zola, La joie de vivre (1884)

jeudi 1 mai 2014

Movie poster of the week


Roman Polanski, le couteau dans l'eau (1962)

"Le couteau dans l'eau" est le tout premier long-métrage de Roman Polanski. Il a été tourné en Pologne. Il fait parti des films du réalisateur à voir (imho), au premier rang desquels figurent
Rosemary's Baby et surtout Répulsion (tous deux déjà évoqués sur ce blog)

Jolanta Umecka (as Krystyna)

lundi 17 juin 2013

Quelque part à Marseille

Marseille, ses côtes, son MuCEM (réussite architecturale que vous ne voyez ici que de l'intérieur)...


*
*     *

A chaque fois que je pars en vacances et que je suis confronté à des pans entiers de cartes postales, je me demande pourquoi personne n'a jamais eu l'idée d'en éditer de BELLES. Pourquoi doit-on forcément se contenter d'une lumière quelconque, de couleurs saturées, et de montages Photoshop douteux?

Plus étonnant (sur un plan commerce/marketing), pourquoi personne n'a encore créé de ligne de cartes postales avec des filtres façon Instagram? 

Instagram existe depuis 2010, d'autres logiciels de traitement automatique d'images sont même plus anciens (mon premier Poladroid dans ces colonnes date de 2009), et vu l'utilisation  massive de telles applications, leur rendu est en passe de devenir "mainstream".

Opportunité à saisir, avant que le courant #nofilter ne regagne du terrain...

jeudi 6 juin 2013

Between Places [Crossed Covers]


Je découvrais avant-hier le très chouette clip de husbands - le super groupe formé de Simon (Nasser), Mathieu (Kid Francescoli) et Mathieu (Oh! Tiger Mountain).
Le morceau, c'est  "You, Me, Cellphones" et je suis certain qu'il éclairera cette fin de semaine.




Les circonstances aidant, je publie une mise à jour de la rubrique Crossed Covers, lorsque je l'avais dédiée à la piscine (souvenez-vous).

D'ailleurs, BIM, Album Cover of the Week :

*
*     *
On plonge !


La suite, avec Young Galaxy et Young Dreams (qui sont décidément aisément confondables) 



Husbands,  You, Me, Cellphones (Microphone)
Eleanor Friedberger, Personal (Merge, 2013)
!!!Th!!!er (Warp, 2013)
Young Galaxy, Shapelifting (Paper Bag, 2011)
Young Dreams, Between Places (Modular, 2013)
!!!, SRLY (Warp, 2013)
Waxahatchee, Cerulean Salt (Wichita, 2013)
Bedroom Heroes, Sea Change (SwimSlowly, 2001)
Mr. Oizo, Stade7 (autoproduit, 2011)


Diego Garcia, Laura (Nacional, 2011)

dimanche 28 février 2010

Cover of the Week

(...de circonstance)



Loscil, Endless Falls (Kranky, 2010)
loscil.ca

d'après la photo originale de Sadie Marshall:



(la typo est pas top, par contre)

mardi 12 janvier 2010

C'mon Miracle

Arnaud Fleurent-Didier m'a posé un lapin.

Il aurait dû jouer ce lundi soir (et demain) en première partie de Air au Casino de Paris, mais sa participation a été annulée.
J'en rajoute, certes, car en vrai, j'avais été prévenu.

Heureusement, d'autres dates sont programmées (*).

Pas de concert à vous raconter, donc, et je me contenterai de consacrer la rubrique (participative) Crossed Covers à son album, la Reproduction.
Après la piscine, la plage.

On y voit Arnaud, de dos, dans une posture rappelant très fortement l'homme de "l'enfant assassin des mouches" de Jean-Claude Vannier.
(notez que la plage s'est bien peuplée, depuis)



Dispositif similaire, pour une compilation d'inédits de Mendelson.



Quelques autres pochettes...
(en attendant vos suggestions)





Arnaud Fleurent Didier, la reproduction (columbia, 2009)
http://www.myspace.com/arnaudfleurentdidier
(*) en concert en Janvier au théâtre le Méry,
en ciné-concert tous les lundi de Février au MK2 Quai-de-Seine


Jean-Claude Vannier, l'enfant assassin des mouches (1972)
Mendelson, Inédits (Rec-Son, 2002)
Mirah, C'mon Miracle (K, 2005)
the Drums, Summertime! (Moshi Moshi, 2009)
????? (from paris), ????? (2007)
the Beach Boys, the warmth of sun (Capitol, 1971)
Washed out, life of leisure (Mexican Summer, 2009)

[Edit: MGMT, oui, ça marche! Merci à b. de Genève,
ainsi que A. de Paris pour cette pochette de Neil Young
]

[Edit2: Et aussi:]





the Soft Pack
, s/t (Cooperative Music, 2010)
Toro y Moi, My Touch (Carpark, 2009)
Delta Spirit, History from below (Universal, 2010)
Mountain Man, Made The Harbor (Partisan, 2010)
bexar bexar, Haralambos (Own records, 2000)
Cotton Jones, Tall Hours in The Glowstream
(Suicide Squeeze, 2010)


mercredi 26 août 2009

Recouvrance

4h35 de train.

Plus de 5h en comptant le trajet en métro. C'est le temps qu'il m'a fallu pour rallier Brest. Je suis parti la veille de mon rendez-vous. Paris, Le Mans, Laval, Rennes, St Brieux, Guingamp, Morlaix [...] et Brest. Il existe plus rapide, mais ça s'est trouvé comme ça, cette fois.


Passé Rennes, le train se dépeuple. J'entends des étudiantes déplorer qu'ici, l'été dure moins longtemps.

Brest c'est loin, et c'est très bien comme ça. C'est même la moindre des choses, c'est tout de même le bout du monde! Littéralement, je veux dire... enfin du vieux Monde. Bon, de la France, OK. N'empêche que c'est la perception qu'en ont les locaux pures souches. L'effet péninsule, sans doute. Et puis, il n'y a rien à l'Ouest avant l'Amérique.
Ca, on le ressent par exemple lorsqu'on traverse le pont de Plougastel (l'ancien, celui qui est piéton). L'Erorn derrière, l'océan devant, et le vent qui s'engouffre dans les terres, de face.

Mais aujourd'hui, je n'étais pas de ce côté là.
En descendant la rue de Siam, tourner non pas à gauche, mais légèrement à droite. Pont de Recouvrance.

Mais rend toi à l'évidence
Que tout nous sépare
Qu'il ne faut pas me faire confiance
Que je n'ai rien à voir
Merde c'est pas de chance
On n'a plus rien à boire
Moi je pensais qu'à Recouvrance
Ca fermait un peu plus tard
Moi je pensais qu'à Recouvrance
On trouvait toujours à boire

Voilà, ce pont là.
Et là encore, le vent. De ceux qui font dévier votre trajectoire. Une Brestoise que je croise, tient la rembarde, tout en avançant. Une rafale, et je manque de mettre un pied sur la route, tandis qu'un bus s'approche.
J'aime Brest (*), parce qu'on y éprouve la force des éléments naturels, ce qui n'arrive approximativement jamais en environnement urbain/continental. Désolé pour le cliché...

... je poursuis donc ma route. Il y a sous mes pieds des frégates de la marine, couleur gris/bleu. J'arrive à la Direction des Constructions Navales, on vient m'y chercher en voiture au poste de garde, évidemment, c'est tellement grand. A ma gauche le Bugaled Breizh, et, oui, ok, à voir la coque, il a pris cher, les 5 marins décédés aussi.

Fin du récit, et des détails très "couleur locale".
A cet endroit, j'aurais voulu insérer une photo. Il faut dire que le bâtiment dans lequel je me suis rendu était vraiment au pied de la mer... Même la vue des toilettes était impressionnante. Hélas, je n'avais sur moi que mon téléphone portable pro, qui n'a jamais réussi à régler la luminosité correctement, il n'avait pourtant qu'à prendre ce que mon oeil voyait, ça n'était pourtant pas bien compliqué !
Me voilà réduit à décrire cette non-photo.


[Le format est rectangulaire, vertical. Sur la partie droite, un urinoir, fixé à un mur carrelé. A sa gauche, et à mi hauteur, une fenêtre en PVC rouge grande ouverte, par laquelle on voit la mer agitée. Aucune côte n'est dans le champ. Le ciel est brumeux, étant donné qu'il crachine depuis ce midi.]


Je vous ai parlé du crachin?

Miossec - Recouvrance
Boire (PIAS, 1995)
www.myspace.com/miossec

(*) Ceci est bien sûr à nuancer. Le calme de la ville en soirée (personne dans les rues à mon arrivée, vers 21h30) et la vue, qui, de la plupart des endroits, donne sur le port de commerce, me paraissent finalement des points rédhibitoires.

mardi 14 juillet 2009

Quelque part dans le Jura

...Une région de plateaux, prairies et forêts de sapins, sources et cours d'eau... On se croirait parfois au Canada.
Ou alors dans des décors signés Miazaki.

Comme lorsqu'on longe ce chemin à flanc de gorge, qui permet d'atteindre une maison surplombant une chute d'eau.
En-dessous, creusé dans la roche et parallèle à la cascade, un accès par échelle
(on ne la voit pas, ici, mais je laisse travailler votre imaginaire)






En haut, une écluse, et cette maison, tout à fait disproportionnée...
J'aime beaucoup !

Autre part...

...et à la source du Doubs

dimanche 28 juin 2009

Birds, Happiness and Still Not Worried



Le thème de la rubrique Crossed Covers du jour saute aux yeux comme votre neveu dans le petit bain...
"Oui", vos contributions sont toujours les bienvenues, et "non", Oasis, Be Here now, ça n'est pas possible.

L'image choisie pour illustrer ce post est extraite du film "La naissance des Pieuvres"... Elle a été reprise pour en illustrer la B.O., signée Para One :



L'eau bouillonnante, c'est la vie.
Plus calme, elle peut être sérénité, ennui...





...ou Mort, comme pour Black Box Recorder, et Why?



Poursuivons par des visions plus "incarnées".
Evidemment :



Sans oublier, ce fameux single des little rabbits, dont la simple évocation suffit à l'avoir en tête toute une journée.




Dans la piscine de tes parents / qu'est-ce qu'on s'emmerde


Si ça n'était pas suffisant, allez donc voir .
Bonne baignage !




Cinerama, Disco Volante (Scopitones, 2000)
Para One, la naissance des pieuvres [BOF] (Naive, 2007)
Coparck, Birds, Happiness and Still Not Worried (Labels, 2004)
ButterGlory, are you building a temple in heaven?
(Merge, 1996)
Dave, Doux Tam-Tam (Tôt ou Tard, 2004)
Black Box Recorder, Passionoia (One little Indian, 2003)
Why?, Oaklandazulasylum (Anticon, 2003)
Nirvana, Nevermind (Geffen, 1991)
Blur, Leisure (1991, EMI)
the Little Rabbits, la piscine (Rosebud, 1998)
la Piscine, de Jacques Deray (1969)
Swimming Pool de François Ozon (2003)

Edit :
Gus Gus, Polydistorsion (1997)
Chemical Brothers, Further (EMI, 2010)


Et encore:




Good Shoes, no hope, no future (2010)
Guards, Guards EP (autoproduit, 2010)
Tennis, Baltimore (underwater people, 2010)
Anari, Irla Izan (Megaphon, 2009)
Toro Y Moi, Blessa (Carpark, 2009)
Holly Miranda, Sleep on Fire (XL, 2009)
Jeanne Cherhal, l'eau (tôt ou tard, 2006)