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dimanche 20 mai 2018

Movie poster of the week

Je profite de cette rubrique pour consigner ici les films asiatiques présentés à Cannes 2018 qu'il me faudra visionner à leur sortie.

Burning, Lee Chang-dong

Asako I & II, Ryusuke Hamaguchi

Une affaire de famille, Hirokazu Kore-Eda

Les Eternels, Jia Zhang-ke

mardi 24 avril 2018

La mer à boire

Nous avions laissé dans un précédent article le dessinateur Florent Chavouet à Tokyo... Nous le retrouvons cette fois dans une toute petite île du Japon (Manabé Shima) dans laquelle il a longuement séjourné, en immersion. Comme je l'annonçais, tous les défauts du premier volume ont été gommés. Cette fois, toutes les pages sont éclatantes de couleur et l'album est mieux structuré : on prend plaisir à suivre les aventures de l'auteur, à faire connaissance avec les autochtones, et on salive en imaginant les plats qu'il a mangés.

Extraits :
Florent Chavouet, Manabé Shima (2010)

mardi 6 mars 2018

Mieux vaut s'y amuser de l'insignifiant, plutôt que de s'en éloigner

Il y a deux façons différentes de lire et appréhender Tokyo Sanpo de Florent Chavouet... avant, ou après être allé au Japon. Se replonger dans ces jolis dessins crayonnés, en saisir tous les détails, quatre mois après mon retour, aura été un plaisir.

Lorsque j'évoquais mon goût pour le Japon avant ce voyage, il y avait toujours un moment où je finissais par dire que rien qu' "une simple rue, un poteau électrique" tels que j'ai pu en voir par film ou manga interposés suffirait à mon bonheur. L'auteur, lui, choisit d'autres objet triviaux pour illustrer ce même attrait.

Le dépaysement, à Tokyo et au Japon en général, tient plutôt dans cet état d'éveil un peu con qui nous fait admirer un panneau de route tout simplement parce qu'il n'est pas comme chez nous, ou une étiquette de fruit parce qu'on ne comprend pas ce qui est écrit dessus.

Ci-dessous quelques planches extraites de ce carnet de voyage. Globalement, on pourra regretter quelques défauts (dans la structure, dans les couleurs, dans les thèmes - pas assez de nourriture ou d'interaction avec les autochtones... bref, de vie, quoi), dont l'auteur a assurément eu conscience, dans la mesure où ils furent TOUS corrigés dans son ouvrage suivant : "manabé shima".

Florent Chavouet, Tokyo Sanpo (2009)

lundi 5 février 2018

A moving world

In the event that this fantastic voyage
Should turn to erosion
and we never get old
Remember it's true, dignity is valuable
But our lives are valuable too

We're learning to live with somebody's depression
And I don't want to live with somebody's depression
We'll get by, I suppose
It's a very modern world,
but nobody's perfect

It's a moving world,
but that's no reason
To shoot some of those missiles
Think of us as fatherless scum
It won't be forgotten
'Cause we'll never say anything nice again, will we?

And the wrong words make you listen
In this criminal world
Remember it's true, loyalty is valuable
But our lives are valuable too

We're learning to live with somebody's depression
And I don't want to live with somebody's depression
We'll get by I suppose
But any sudden movement I've got to write it down
They wipe out an entire race and I've got to write it down
But I'm still getting educated but I've got to write it down
And it won't be forgotten
'Cause I'll never say anything nice again, how can I?


David Bowie - Fantastic Voyage
Lodger (RCA, 1979)
- - -
Et puisque David Bowie, c'aura vraiment été la classe internationale en toute circonstance, voici une photo de lui prise au Japon


mardi 9 janvier 2018

Japan (Part. 4)

Le Japon, durant l'automne, c'est beau
(spoiler : ça l'est aussi pendant le printemps. Et l'hiver)
Suite et fin de la séance diapo (toujours à Kyoto)


Cette dernière photo n'a pas été prise à la bambouseraie d'Arashiyama (étape surpeuplée et à mon avis largement dispensable) mais dans un temple de Gion (de mémoire Kōdai-ji)

lundi 8 janvier 2018

Japan (Part. 3)

Kyôto, ses temples, palais et jardins. Il y a des incontournables, et d'autres, que vous découvrirez par surprise. Pour se loger, le quartier de "Gion" m'aura paru idéal.

Un premier aperçu ci-dessous, la suite, demain !

jeudi 28 décembre 2017

Japan (Part. 2)

Après Tokyo, et avant Kyoto, petit trip en shinkansen via Kanazawa et Takayama, deux cités du japon féodal. Jardins, thé, kimonos...


...ruelles et intérieurs "comme dans les films" [je pense notamment à Sanjuro (A. Kurosawa, 1962) ou Hara-Kiri (M. Kobayashi, 1962)

samedi 16 décembre 2017

Japan (Part. 1)

Séance diapo, de retour d'un séjour au Japon.
Première partie : Tokyo.




(à suivre...)

- - -
Quelques remarques pour celles et ceux qui auraient un intérêt (prévisionnel ou rétrospectif) pour un tel voyage :

J'ai séjourné 5 jours et 6 nuits à Tokyo, ce qui m'a semblé une durée nécessaire pour "éprouver" la ville. Résider dans un quartier calme, relativement bien desservi, en l'occurrence Asakusa, s'est révélé être un bon choix. Il était agréable d'en partir le matin et d'y revenir le soir, après avoir goûté au bouillonnement des quartiers les plus fréquentés. Qu'on ne s'imagine pour autant pas une ville bondée, pressée et bruyante. La circulation m'a par exemple semblé très peu dense. 

Le programme aura été le suivant :
Day 1: Asakusa
Day 2: Akihabara, Jimbocho, Tokyo Tower
Day 3: Ueno, Yanaka, Harajuku, Shibuya
Day 4: Tsukiji, Shinjuku
Day 5: Imperial Palace, Koenji, Nakano

Pas de redite, donc, et des impasses (Odaiba, ikebukuro, ou excursions extra-muros par exemple vers Hakkone, Kamakura, Nikko). Ni palais, ni temple, dans la mesure où Kyoto, également au programme, en recèle un très grand nombre, comptant parmi les plus beaux. Si vous souhaitez néanmoins visiter le Palais Impérial, anticipez et réservez !

vendredi 7 août 2015

La paix, le seul combat qui vaille d'être mené

6 août 2015, 70 ans après la bombe atomique de Hiroshima. Afin d'en rappeler/perpétuer la triste mémoire, beaucoup de quotidiens sont revenus sur cet anniversaire, en rapportant le témoignage de rescapés, ou en reproduisant des "unes" d'époque. Dans un éditorial de "Combat", journal lié à la résistance et né en 1942, Albert Camus écrivait ces lignes.

Le monde est ce qu'il est, c'est-à-dire peu de chose. C'est ce que chacun sait depuis hier grâce au formidable concert que la radio, les journaux et les agences d'information viennent de déclencher au sujet de la bombe atomique. On nous apprend, en effet, au milieu d'une foule de commentaires enthousiastes que n'importe quelle ville d'importance moyenne peut être totalement rasée par une bombe de la grosseur d'un ballon de football. Des journaux américains, anglais et français se répandent en dissertations élégantes sur l'avenir, le passé, les inventeurs, le coût, la vocation pacifique et les effets guerriers, les conséquences politiques et même le caractère indépendant de la bombe atomique. Nous nous résumerons en une phrase : la civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes scientifiques.

[...] Qu'on nous entende bien. Si les Japonais capitulent après la destruction d'Hiroshima et par l'effet de l'intimidation, nous nous en réjouirons. Mais nous nous refusons à tirer d'une aussi grave nouvelle autre chose que la décision de plaider plus énergiquement encore en faveur d'une véritable société internationale, où les grandes puissances n'auront pas de droits supérieurs aux petites et aux moyennes nations, où la guerre, fléau devenu définitif par le seul effet de l'intelligence humaine, ne dépendra plus des appétits ou des doctrines de tel ou tel État.

Devant les perspectives terrifiantes qui s'ouvrent à l'humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille d'être mené. Ce n'est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l'ordre de choisir définitivement entre l'enfer et la raison.

Albert Camus, Editorial de "Combat "
(8 août 1945)

lundi 6 avril 2015

Va te faire foutre

Quelques plans remarquables issus de "Domicile Conjugal".


Domicile conjugal, François Truffaut (1970)

dimanche 19 janvier 2014

Slow motion

La vidéo du Dimanche soir : un loooooooooong travelling au ralenti, filmé depuis l'intérieur d'un métro arrivant à quai (Shinjuku station, Tokyo)

Que n'y a-t-on pensé plus tôt ?
(bon, il faut une caméra de compétition, aussi)



Adam Magyar, Stainless - Shinjuku

jeudi 21 novembre 2013

J’ai vu...

....... J’ai entendu des klaxons d’automobiles stridents dans mon dos. J’ai été effrayé par le grondement de trains qui freinaient brusquement devant moi. J'ai été poursuivi par des sonnettes de bicyclettes. J'ai entendu des gens me crier après et des chiens aboyer. J’ai vu le soleil qui tournoyait, le vent qui soufflait dans toutes les directions, comme dans une bataille, parfois poursuivi par la poussière et parfois la poursuivant. J’ai vu des poteaux électriques pendre des nuages. J’ai vu des enseignes décoratives de boutiques dégouliner de sang de l’avant-toit jusqu'au sol. Au-delà de l’horizon, derrière des montagnes transparentes, j’ai vu une grande et large plaine. Je me suis perdu au milieu d’un amoncellement de plusieurs milliers, plusieurs dizaines de milliers, plusieurs millions de briques rouges. Dans l'ombre violette, j’ai eu la vision d’un bébé qui agitait ses bras et ses jambes comme un insecte. Dans le ciel d’un bleu vif, j’ai regardé un avion qui brillait d’une lumière jaune... ensuite j’ai vu six cadavres nus de femmes très belles dont il ne restait que la silhouette blanchie, glisser ensemble dans un alignement parfait.

Dogra Magra, Yumeno (1935)

dimanche 6 janvier 2013

dimanche 24 juillet 2011

Je ne tremblerais que si je devais aller au Ciel

Ce cycle Kurosawa à la filmothèque du quartier latin est décidément très addictif.
"Entre le ciel et l'enfer" aura pour l'instant été mon film préféré.

/!\ léger spoiler /!\

Long film dont la première partie se déroule en huis clos
avant qu'une enquête magistrale ne se mette en marche
jusqu'à un final marquant.

Je ne crains ni la mort, ni l'enfer.
Ma vie n'a cessé d'être un enfer.
Je ne tremblerais que si je devais aller au ciel

En plus d'un scénario captivant, on trouve dans ce film tout un tas de personnages essayant de trouver leur voie entre Bien et Mal, pour un résultat tout en nuance.

Vu aussi "Le château de l'Araignée", soit le souffle tragique de Macbeth de Shakespeare transposé dans le japon féodal du XVIème siècle.

Dans sa réalisation et dans sa direction d'acteurs, Kurosawa a choisi de reproduire les codes du théâtre Noh
(ce qui se répercute donc sur les expressions faciales des personnages, leur évolution dans l'espace, la narration, l'esthétique et la bande son)





ambition is false fame and will fall,
death will reign, man falls in vain

Akira Kurosawa, Entre le ciel et l'enfer (1963)
Akira Kurosawa, Le château de l'araignée (1957)