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dimanche 22 mars 2026

Cette foule avide de photos souvenirs

Digression sur la création, la contemplation et la consommation de l'Art, qui commence puis s'achève avec la prairie en feu d'Alvan Fisher, exposée au Art Institute de Chigago. Nous commes toujours dans Bien-être, de Nathan Hill

Voilà pourquoi la prairie était sous-représentée dans le canon de l'art paysager américain. Pas parce qu'elle n'était pas belle, dans des lettres et dans leurs journaux, la plupart des peintres admettaient la trouver très attrayante, mais plutôt parce qu'elle ne correspondait pas aux standards de beauté traditionnels des paysagistes. Faute de trouver les forêts, montagnes et plages qu'ils savaient peindre, les peintres décrétaient le paysage « vide ». 

Ils ne voyaient pas ce qui était là. Ils voyaient au contraire ce qui n'y était pas.

Jack cherche à en faire une leçon sur la différence entre réalité et représentation de la réalité. La beauté, dit-il à ses étudiants, est une condition non pas intrinsèque mais construite. Ce que nous trouvons agréable à regarder n'est que ce qui a été agréablement représenté. Le reste, faute de représentation, n'est pas vu. Il ne pénètre jamais dans l'imagination. Et dès lors devient un rien.

C'est ainsi que l'Ouest obtint que Yellowstone devienne un parc national protégé, pendant qu'on détruisait la prairie.

Ses étudiants acquiescent et prennent des notes. Il espère sincèrement les bluffer. Même s'il sait bien que ce qui les intéresse, c'est de savoir si ce sera au programme de l'examen.

Une fois son cours fini, Jack va parfois voir le tableau, The Prairie on Fire, pour le contempler et l'étudier encore, dans l'une des gale- ries les plus calmes du rez-de-chaussée du musée. À l'étage au-dessus, comme tous les jours, c'est la cohue autour du tableau American Gothic, un défilé tapageur de visiteurs venus chercher leur selfie devant le célèbre couple de fermiers de Grant Wood. Jack n'a plus assez de patience pour cette salle, plus maintenant. Elle l'agace, cette foule avide de photos souvenirs, sans doute parce qu'ils se souvient d'une époque où les photos étaient interdites, où le musée silencieux comme une église était fréquenté principalement par des gens qui s'attardaient devant les œuvres pour les contempler longtemps. Jack était l'un d'eux. Il se souvient que la première fois, il était resté planté devant American Gothic pendant environ une demi-heure, non-stop, si longtemps qu'il en avait eu mal aux jambes et au dos. Aujourd'hui, il l'appelle fatigue artistique, cette douleur particulière de la colonne qui vous prend quand vous restez raide de longues heures dans un musée, absorbé par une œuvre.

La première fois où il avait vu American Gothic en vrai, il avait été surpris par la taille de la toile - à peine une soixantaine de centimètres de large et moins d'un mètre de haut. Il lui semblait impossible qu'une si petite chose puisse être à ce point célèbre. En l'examinant, il s'était rendu compte qu'elle était à la fois plus complexe et plus grossière qu'il ne l'imaginait. Les lunettes rondes du fermier, par exemple, étaient un peu écrasées d'un côté, un peu asymétriques, aucun des deux verres n'était un cercle parfait. Et les dents de sa fourche n'étaient pas droites, les pointes pas alignées. Et ce qui de loin ressemblait à une texture sur le manteau du fermier s'avéra être, à y regarder de plus près, des rayures malhabiles. D'autres détails, en revanche, impressionnaient : le motif de la robe de la femme était reproduit en miniature dans les rideaux de la maison et, sur le front du fermier, l'angle des coups de pinceau évoquait parfaitement les rides d'une expression dubitative - une vie entière de scepticisme campagnard, gravée dans la peau, rendue par un trait de peinture expert.

Ce genre de longue contemplation est devenu impossible, aujourd'hui. La concentration de Jack est sans cesse interrompue par des armées de photographes amateurs. Le musée avait d'abord essayé de les décourager mais, avec l'avènement des smartphones et des galeries d'art personnelles sur internet, autant vider l'océan à la petite cuillère. C'était tout bonnement infaisable.

Jack se rappelait ses TD d'arts plastiques à la fac, ses professeurs de l'époque assénant sans cesse que tous les sujets photographiables avaient été photographiés, affirmant qu'il n'y avait plus rien à tirer du genre, plus rien à prendre en photo. Ils n'avaient pas vu venir le smartphone, ces professeurs. Pas vu venir les selfies. Pour mettre de la nouveauté dans une photo, il suffisait de coller sa tête dessus.

Maintenant, le musée encourage les photos, puis incite ses visiteurs à faire sa promotion en les postant en ligne avec les hashtags pertinents. D'où la foule incessante devant American Gothic, les perches à selfie, les groupes, et les parents qui demandent à leurs enfants de mimer la scène devant le tableau. La dernière fois que Jack y est allé, en moins de dix minutes, six couples différents lui ont demandé de les prendre en photo. Il a fini par laisser tomber. 

Heureusement, The Prairie on Fire n'est pas un tableau célèbre. Il est accroché sur un mur calme d'une salle calme dont les occupants les plus connus sont des œuvres mineures de John Singer Sargent. Pas le genre de salle à inspirer des selfies, pour le plus grand bonheur de Jack, qui a néanmoins l'impression d'être devenu un vieux ronchon, pas si différent du fermier d'American Gothic - un personnage à l'ancienne que les gens préfèrent voir en image plutôt que dans la vraie vie.

Nathan Hill, Bien-être (2024)
Alvan Fisher, The Prairie on Fire (1827)
Grant Wood, American gothic (1930)


dimanche 15 mars 2026

Venedig

Le peintre allemand Gerhard Richter s'apprête à vivre son quatre-vingt-quinzième printemps, si bien qu'il a récemment fait l'objet d'une deuxième rétrospective à Paris (après celle de 2012 au Centre Pompidou). Les œuvres de l'artiste ne sont pas rares, y compris dans ces colonnes, si bien que je me contenterai aujourd'hui d'une sélection de peintures "découvertes" lors de ma visite dans la célèbre fondation attenante au Jardin d'Acclimatation.
Un deuxième article suivra, faisant cette fois dialoguer tableaux d'aujourd'hui et d'autrefois.

Gerhard Richter, Venedig (Treppe), 1985

Flasche mit Apfel (1988)

Gerhard Richter, Troisdorf (1985)

mercredi 23 novembre 2022

Le soleil est près de moi

Survol en quatre oeuvre de l'exposition Face au soleil,
actuellement au musée Marmottan.







Valdemar Schønheyder Møller, Coucher de soleil, Fontainebleau (1900)
William Turner, Mortlake Terrace (1827)
Gérard Fromanger, Le soleil inonde ma toile (1966)
Paul Signac, Le Port au soleil couchant, Opus 236 (1892)

mardi 18 octobre 2022

Une année en Normandie

Un peu de lumière printanière, alors que nous sommes au plein coeur de l'automne, avec deux "échantillons" de l'oeuvre quasi-impressionniste de David Hockney présentée l'an passé au Musée de l'Orangerie. Résident du pays d'Auge en Normandie, l'artiste a usé de sa technique de peinture sur ipad (numérique, donc) pour produire une fresque de 18 mètres de long. La parcourir revient à évoluer non seulement dans l'espace, mais également dans le temps, puisqu'on y voit les quatre saisons se succéder.



David Hockney, A Year in Normandy (2021)

vendredi 22 juillet 2022

L'attente de rien


Il y a quelque chose de poignant dans la position de l'homme assis au bord d'un lit. Les épaules sont rentrées, le buste affaissé. Le lit n'est pas fait pour cette station. Un tableau célèbre d'Edward Hopper montre un homme presque entièrement habillé dans cette situation irrésolue. Ses mains pendent entre ses jambes, il regarde le sol. Derrière lui, mais on ne la voit pas tout de suite, une femme à moitié nue dort tournée vers le mur. Si je pense à l'image, je ne me souviens pas d'elle. L'homme est seul, d'une solitude qui s'exprime de jour comme de nuit, qui n'a rien à voir avec d'autres présences, la lumière ou le décor. La solitude c'est le lit et l'attitude rompue. C'est l'attente de rien. L'homme n'est vu de personne. Le corps inobservé consent à l'abattement. C'est cette particularité de n'être vu de personne qui renvoie à l'enfance, au possible vide de l'avenir. Mon frère qui était toujours grand autrefois s'est amenuisé. Je l'ai laissé en slip, replié au bord du lit [...]. Il me donne l'idée d'une vague responsabilité. Je l'ai dépassé en force, je devrais veiller sur lui.

Yasmina Reza, Serge (2021)
Edward Hopper, excursion into philosophy (1959)

mercredi 20 avril 2022

Gallen-Kallela

Les expositions à Paris font décidemment la part belle à la peinture scandive. Après les Suédois Zorn, Larsson, les Danois (dont Hammershøi), place aux Finlandais Edelfelt, et Akseli Gallen-Kallela.

Ce dernier est actuellement exposé au musée Jacquemart-André. Pour être honnête, j'ai plus apprécié les paysages dépeints (pour les souvenirs auxquels ils me renvoient) que les peintures en elles-mêmes.. d'autant que je n'adhère pas vraiment au sens du cadre et de la composition du peintre (c'est parfois trop centré, parfois désaxé ou déséquilibré, avec très souvent des végétaux en premier plan pour "remplir").

Sélection resserrée. 

Nuages sur le lac (1906)

Nuages formant des tours (1904)

Jeune fille dans le vent (1893)

lundi 20 décembre 2021

Apprendre à regarder

Sélection d'oeuvres de Anni et Josef Albers, vues au Musée d'Art Moderne dans le cadre de l'exposition consacrée à ce couple "formé" au Bauhaus (au deux sens du terme).

Josef Albers - Homage to the square / Dense soft (1969)

Anni Albers - Red Meander (1970)

Josef Albers - Structural Constellation M-5 (1954)

vendredi 29 octobre 2021

The young girls

Tant qu'à se rendre à Glasgow, autant visiter. Petite sélection de toiles vues dans ce grand fourre-tout qu'est le musée Kelvingrove. Il faut dire qu'on y voit de tout, et qu'on peut trouver dans la même vitrine une armure de samouraï, un animal naturalisé, un maillot de foot, et du mobilier. La collection est accessible gratuitement, ce qu'il faut saluer.

On commence par Mary Cassatte et un représentant des "Glasgow boys", et on finira par la très belle palette de couleurs utilisée par Marquet pour sa vue du port d'Alger.

The Young Girls, Mary Cassatt (1885)

River Ouse, Alexander Roche (1918)

Les bords de marne, Camille Pissaro (1864)

Vue de Vintimille, Claude Monet (1884)

Le moulin de la galette, Montmartre, Vincent Van Gogh (1886)

Le port d'Alger, Gustave Marquet (1922)

mardi 12 janvier 2021

Nuances de gris

On ne verra peut-être jamais l'exposition L’Âge d’or de la peinture danoise (1801-1864) au Petit Palais, profitons-en pour nous souvenir d'un autre peintre danois récemment exposé à Paris : Vilhelm Hammershøi (1864-1916). Si ses prédécesseurs excellaient dans l'art du paysage, lui s'est distingué par la représentation d'intérieurs (thème en vogue au tournant du XXème siècle, également adopté par ses proches Holsøe et Ilsted).

Intérieur avec jeune femme vue de dos (1904)

Intérieur (1899)

Repos (1905)

Intérieur avec une femme debout (1901)

mardi 15 janvier 2019

Camélias

Avec une visite du musée Mucha à Prague en 2001, des expositions Art Nouveau à la Pinacothèque (2013), Paris 1900 au Petit Palais (2014), et maintenant Mucha au Musée du Luxembourg, c'est bon, on peut dire que je suis opé sur le sujet Alphonse Mucha.

Aussi ne choisirai-je qu'une de ses créations pour rendre compte de ma visite, extraite de ma série préférée : sa collaboration avec Sarah Bernhardt.


Alfons Mucha, La Dame aux Camélias (1896)
Exposée au Musée du Luxembourg jusqu'au 26 janvier !

lundi 25 juin 2018

A Bigger Splash

Pour fêter l'été et les vacances qui approche, petite sélection de toile de David Hockney, près de 8 mois (!) après sa rétrospective @ Beaubourg...

A Bigger Splash (1967)

Garden with Blue Terrace (2015)
Garden #3 (2016)

Elderflower Blossom (2006)

Rubber Ring Floating in a Swimming Pool (1971)

vendredi 6 avril 2018

Everything is fleeting

Cet article prolonge le précédent. Nous y parlions d'un morceau de Mt Eerie dans lequel Phil Elverum se réfère à deux peintures de Nikolai Astrup.
La seconde est "Foxgloves" (il s'agit de fleurs, en français dans le texte, des "digitales")



There’s another Nikolai Astrup painting from 1920 called Foxgloves that hangs on the fridge and I look at it every morning and every night before bed. 

Some trees have been cut down next to a stream flowing through a birch grove in late spring and two girls that look like you gather berries in baskets, hunched over like young animals grazing with their red dresses against the white birch tree trunks, interweaving, beneath the clattering leaves. The two stumps in the foreground remind me that everything is fleeting (as if reminding is what I need.) 

But then the foxgloves grow. I read they’re the first flowers that return to disturbed ground like where logging took place, or where someone like me rolled around wailing in a clearing. 

Now I don’t wonder anymore if it’s significant that all these foxgloves spring up on the place where I’m about to build our house and go to live and let you fade in the night air, surviving with what dust is left of you here. Now you will recede into the paintings.

Mount Eerie, Two Paintings By Nikolai Astrup
Now Only (P.W. Elverum and Sun., 2018)

Nikolai Astrup, Foxgloves (1925)

mercredi 4 avril 2018

Live your life

Déjà un nouvel album de Mt Eerie. Phil Elverum avait visiblement encore pas mal de choses à chanter après le décès prématuré de son épouse Genevieve.

Musicalement peut-être un poil plus varié que le précédent, Now Only est toujours emprunt de l'infinie tristesse de son auteur, qui s'interroge désormais sur lui, son existence et son devenir. L'auteur semble recourir à l'écriture libre, de telle sorte qu'on suit son esprit vagabonder d'idées en considérations, et vice versa.

Dans "Two Paintings By Nikolai Astrup", il fait ainsi référence à deux peintures de cet artiste norvégien du début du XXème. Il m'a ici paru intéressant de les mettre en regard avec les paroles de ce morceau.

On commence par "Midsummer Eve Bonfire"

[cliquez pour agrandir]
[...] I sit and notice the painting of bonfires on the hillside and hanging smoke in the valleys wrapping back up through the fjord at dusk, hovering like scarves of mist draped along the ridges above couples dancing in the green twilight around fires, and in the water below the reflections of other fires from other parties illuminates the depths and glitters shining and alone.

Everyone is dancing and there’s music and a man climbs up the hill pulling a juniper bough to throw into the fire to make some sparks rise up to join the stars. These people in the painting believed in magic and earth and they all knew loss, and they all came to the fire. 

I saw myself in this one young woman in the foreground with a look of desolation and a body that looked pregnant as she leaned against the moss covered rocks off to the side, apart from all the people celebrating Midsummer. I knew her person was gone just like me. And, just like me, she looked across at the fires from far away and wanted something in their light to say 

“Live your life, and if you don’t the ground is definitely ready at any moment to open up again 
to swallow you back in, to digest you back into something useful for somebody". 

Meanwhile above all these Norwegians dancing in the twilight, the permanent white snow gleamed. [...] The man who painted this girl's big black eyes gazing, drawing the fire into herself, standing alone, Nikolai Astrup, he also died young, at forty seven, right after finishing building his studio at home where he probably intended to keep on painting his resonant life into old age but sometimes people get killed before they get to finish all the things they were going to do. 

That’s why I’m not waiting around anymore. 
That’s why I tell you that I love you. 
Does it even matter what we leave behind?

(à suivre...)

Mount Eerie, Two Paintings By Nikolai Astrup
Now Only (P.W. Elverum and Sun., 2018)

Nikolai Astrup, Midsummer Eve Bonfire (1915)

[détail]

dimanche 1 avril 2018

Des visages, des figures

Connu et reconnu pour ses paysages, Corot s'est également livré à la peinture de figures (certains portraits sont d'ailleurs restés dans son atelier jusqu'à sa mort). L'exposition actuelle à Marmottant entend mettre en lumière cette partie de son oeuvre (qui reste tout de même secondaire, avouons-le).

Sélection resserrée.


La dame en bleu (1874)
Moine blanc, assis, lisant (~1855)
La mélancolie (~1860)

vendredi 18 août 2017

Jardins

Un peu de verdure, en attendant la rentrée... avec des oeuvres vues à l'expostion Jardins au Grand Palais (aujourd'hui terminée)


Gustav Klimt - Le Parc (1910)

Berthe Morisot - Jardin à Bougival (1884)

Ernest Quost - Fleurs de Pâques (1890)

Gerhard Richter - Sommertag (1999)

Édouard Debat-Ponsan - Le Jardin du peintre à Paris (1886)

mercredi 12 juillet 2017

I've seen the light

Ce que montre l'exposition, c'est que Vermeer n'est pas toujours l'initiateur de ces scènes de genre raffinées et élégantes. Il intervient plutôt en fin de chaîne, il est celui qui réagit, transforme par soustraction, par épuration. Et tout ce qu'il enlève, il le remplace par de la lumière et de l’espace  — qui sont les vrais sujets de sa peinture…

Blaise Ducos, commissaire de l’exposition Vermeer au Louvre (2017)

L'exposition a pris fin le 22 mai dernier et donnait à voir un nombre important des toiles du maîtres, au regard de sa production somme toute limitée (on parle de 37 tableaux)...
J'en retiens par exemple retenu "La Femme à la Balance" (1662)



Bien sûr, sa peinture, ses sujets, sa lumière, ont fait date, jusqu'à influencer, qui sait, la "photographie" de récentes séries...


 
The Handmaid's Tale (Bruce Miller)

jeudi 13 avril 2017

Mech on the fields

Jakub Różalski est un artiste polonais, dont vous avez peut-être déjà croisé les oeuvres sur l'internet. Il est le créateur d'un univers uchronique baptisé "1920+", dans lequel il imagine une époque après-guerre où existeraient déjà des armures robotisées géantes (càd des mechas, pour ceux d'entre vous familiers avec cette terminologie).

Ses illustrations numériques s'inspirent de la peinture réaliste russe fin XIXèeme, et montrent souvent des scènes rurales. L'univers qu'il a créé est à ce point remarquable qu'il a été repris pour un jeu de société, et bientôt un jeu vidéo.