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mercredi 14 mars 2018

the Yards, en vrai

Lu hier sur le site du Monde.fr, un article commençant en ces termes :

Révélations sur des soupçons de corruption sur le marché parisien de l'eau
Plusieurs spécialistes français du traitement des eaux usées, dont une filiale de Veolia, auraient tenté d'écarter un concurrent italien.


Curieux, de lire un tel récit (ou de visionner le sujet correspondant dans Cash Investigation), deux jours après avoir revu The Yards... On assiste en effet dans ce film à la concurrence acharnée que se livrent des entreprises (dont un challenger hispanophone) pour remporter des contrats de maintenance de matériel ferroviaire roulant.


James Gray, the Yards (2000)
- - -
Le saviez-vous ?
Le dénouement du film n'est pas tel que le souhaitait James Gray initialement. Il lui a été imposé par son producteur (un certain Harvey Weinstein)

jeudi 21 juillet 2011

Les salauds dorment en paix

Dans l'article précédent, après avoir parlé musique, je glissais vite fait une référence aux films visionnés récemment, notamment dans le cadre du cycle Kurosawa à la Filmothèque du Quartier Latin.

Le film que je viens de voir ce soir m'incite à accorder à ce sujet une place spécifique.

Kurosawa, Akira de son prénom (rien à voir avec Kiyoshi), réalisateurs de films de samouraïs (parfois transposés en Western: cf. "Pour une poignée de dollars" de Leone, et "les sept mercenaires"), mais pas que.

Dans "mais pas que", il y a "Les salauds dorment en paix", qui se déroule dans le japon d'après-guerre.


L'histoire d'une vengeance (avec les questionnements qui vont avec), librement adaptée d'Hamlet.


Le contexte, celui de la corruption des institutions dans l'attribution de marchés publiques. Ca a d'ailleurs tout de suite fait écho en moi à the Yards de James Gray, vu peu avant.


Ouh là là, je sens que l'intensité dramatique monte.
Un regard de Toshirô Mifune en Barbe Rousse pour calmer tout le monde


Cette fois, évidemment, c'est un peu plus éloigné de nous, par l'époque et la culture. Un film humaniste, avec des bons sentiments parfois appuyés, et tout de même un propos politique.

Il est souvent présenté comme un des (plus) grands Kurosawa, je l'ai pourtant bien moins apprécié que le film que j'ai vu ce soir...
...et dont je parlerai bientôt ici!

Akira Kurosawa, Les salauds dorment en paix (1960)
James Gray, the Yards (1999)
Akira Kurosawa, Barbe Rousse (1965)

dimanche 18 octobre 2009

Vois ce que je perds en sang et en eau

"Les chansons d'amour", celles écrites par Alex Beaupain pour le film de Christophe Honoré, c'est comme les albums d'Arnaud Fleurent-Didier ou de Mendelson, je pourrai les écouter sans me lasser pendant des années et des années.



Elles étaient ce Samedi le thème principal de la deuxième soirée des quatre que passera Alex Beaupain aux trois Baudets. Beaucoup ont été chantées, certaines avec le concours d'Alice Butaud ou de Louis Garel...
Chiara Mastroiani n'était pas là, dommage!
(même si c'était prévisible)



Les yeux au ciel
Les nuages blancs dans le bleu parfait
nul trace de dieu au ciel
ces nuages lents dans le bleu défait
le soleil inonde le ciel
mes jours en hiver passés a t'oublier
où chaque seconde
est une poignée de terre
où chaque minute
est un sanglot
Vois comme je lutte
vois ce que je perds en sang et en eau

Je jette au ciel
ces galets polis que tu peignais en verre
mais nulle réponse du ciel
nul ricochet sur cette mer à l'envers
le soleil inonde le ciel
mes jours en enfer passés a t'enterrer
où chaque seconde
est une poignée de terre
où chaque minute
est un caveau
vois comme je lutte
vois ce que je perds en sang et en eau

J'espère qu'au ciel
des diables malins coupent aux anges leurs ailes
pour que tu retombes du ciel
dans mes bras ouverts, cadeau providentiel

mais chaque seconde
est une poignée de terre
et chaque minute
est un tombeau
vois comme je lutte
vois ce que je perds en sang et en eau


Alex Beaupain, Louis Garel - Delta Charlie Delta
Alex Beaupain, Louis Garel - Les Yeux au Ciel
Les chansons d'amour, B.O. (naive, 2007)

L'affiche ci-dessus est celle qui a été utilisée en Angleterre. Elle a été créée par l'excellente agence All City, qui avait par exemple également réalisée cette affiche alternative, pour Two Lovers