mardi 20 mars 2018
2018, Barbara - Je regarde et je profite
mardi 2 mai 2017
A picture of every day I've had
I wish I had pictures of every old day
Cause all these old memories are fading away
There used to be pictures, but they faded too
Or got lost in the hubbub, or I'd show them to you
Of all my old lovers, folks I used to know
And those I still care for, who died long ago
The glamorous cities, each cute little town
The trees turning purple and yellow and brown
If I were an artist, with charcoal and pad
I'd make my own pictures of each day I've had
If I were a poet, I'd know the right word
I'd make it pretty, and grand, and absurd
If I were an actor, with just a wisecrack
Or some little gesture, I'd bring it all back
But I'm just a singer; it's only a song
The things I remember are probably wrong
I wish I had pictures of every old day
Cause all these old memories are fading away
mardi 4 octobre 2016
Le bonheur, c'aurait dû être quelque chose de différent
vendredi 28 mars 2014
I like to remember things my own way
Renee : No. Fred hates them.
Fred : I like to remember things my own way.
Ed : What do you mean by that?
Fred : How I remembered them. Not necessarily the way they happened.
jeudi 19 décembre 2013
Memorials from the Future
lundi 26 août 2013
Growing Up In Meriden [Album Cover of the Week]

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mercredi 19 juin 2013
Se souvenir / Oublier
mardi 11 septembre 2012
Une grande joie
dimanche 25 décembre 2011
Une image d'enfance
A Orly le dimanche, les parents mènent leurs enfants voir les avions en partance. De ce dimanche, l'enfant dont nous racontons l'histoire, devait revoir longtemps le soleil fixe, le décor planté au bout de la jetée, et un visage de femme.
Je ne connaissais pour autant pas ce film fondamental, datant de 1962. La jetée est un "photo-roman". Ce moyen métrage est (quasi) uniquement composé de plans fixes. L'action est rapportée par un narrateur.
Malgré cette forme austère, le résultat est saisissant, et l'histoire d'une grande force.
Vous avez 26min38 devant vous?
Il est temps de les prendre pour visionner cette oeuvre figurant dans quantités de classements de "best movies ever".
mercredi 7 septembre 2011
I used to be darker
__________out in search
______._____How much of a tree
______.__.I used to be darker / Then
_________________________good things I done / In case things
A moins que votre browser internet ne vous joue des tours (par rapport au mien), ceci est un caligramme (sommaire) tel qu'il figure à l'intérieur de l'album sus cité.
Ah et... on n'aurait qu'à dire que c'est un oiseau.
mardi 3 mai 2011
Il en est ainsi de notre passé
Je me croyais prêt à lire "A la recherche du temps perdu", mais j'abandonne, page 188 (sur les quelques 2400 que comptent mon édition "tout-en-un"), sans même avoir achevé "Du côté de chez Swann".
Proust a écrit:
Il en est ainsi de notre passé. C'est peine perdue que nous cherchions à l'évoquer, tous les efforts de notre intelligence sont inutiles. Il est caché hors de son domaine et de sa portée, en quelque objet matériel (en la sensation que nous donnerait cet objet matériel), que nous ne soupçonnons pas. Cet objet, il dépend du hasard que nous le rencontrions avant de mourir, ou que nous ne le rencontrions pas.
- Du côté de chez Swann (1913)
mardi 26 avril 2011
Il faut vivre !
jeudi 23 décembre 2010
Je suis d'ailleurs
Peter Sloterdijk évoque le mythe de Narcisse (mort d'avoir passé trop de temps à contempler son image réfléchie dans l'eau, et de désespérer ne jamais pouvoir l'attraper)... et Lovecraft, dans l'un de ses contes, décrit la réaction d'un être découvrant pour la première fois son image.
Bon, la réaction n'est pas exactement la même : Le conte s'appelle "Je suis d'ailleurs". En une poignée de pages, on suit un personnage, ayant semble-t-il passé de longues années reclu, seul dans un château toujours sombre. Les souvenirs de ses premières années lui manquent. Il n'a pas souvenir d'avoir jamais entendu voix humaine, et n'a eu de contact avec le monde extérieur que par des livres.
Nous nous interrogions précédemment sur ce que pouvait être une existence sans miroir, et donc sans connaître son visage...
Je ne peux même pas donner l'ombre d'une idée de ce à quoi ressemblait cette chose, car elle était une combinaison horrible de tout ce qui est douteux, inquiétant, importun, anormal et détestable sur cette terre. C'était le reflet vampirique de la pourriture, des temps disparus et de la désolation dont la terre pitoyable aurait dû pour toujours masquer l'apparence nue. Dieu sait que cette chose n'était pas de ce monde - ou n'était plus de ce monde - et pourtant au sein de mon effroi, je pus reconnaître dans une matière rongée, rognée, où transparaissaient des os, comme un grotesque et ricanant travesti de la forme humaine. Il y avait dans cet appareil pourrissant et décomposé, une sorte de qualité innommable qui me glaça encore plus.
Ce que je n'ai pas pu restituer, ici, et qui est très bien rendu dans le conte, c'est qu'en réalité, le narrateur ne réalise pas que c'est sa propre image qu'il aperçoit.
Quoiqu'il en soit, j'aime l'art de Lovecraft de décrire des choses indescriptibles.
N'en cauchemardez pas quand même, je tâcherai d'être plus esprit de Noël demain
^_^
dimanche 11 juillet 2010
Enfin je vais profiter de tout
Louons l'initiative du GlazArt... Quand l'excentrage devient un avantage.
Soirée très agréable, je regretterais peut-être seulement une setlist sans surprise (beaucoup de "La Musique" + le faussaire, la peau, antonia, le 22 bar, le courage des oiseaux)
Peut-être aurait-on pu entendre des chansons de "Remué"?
Ou bien "La Mémoire Neuve", par exemple:
Ma mémoire m'a déserté. Enfin je vais profiter de tout, sans rien en regretter, affranchi de lendemains du souvenir...
Fatalement ça n'a pas duré, la mémoire m'est revenue, mais j'ai l'intuition que ce n'était pas la mienne que je retrouvais. A mesure que me gagnaient quelques souvenirs, je doutais qu'ils m'aient un jour appartenus, eux qui défilaient sans parler. Mais comme ils pesaient moins que rien et que cette mémoire n'avait nulle trace de jour faste ou mauvais, à merveille elle me conviendrait.
Moi qui la croyais calme, au moment où elle s'accrochait à moi, je crus qu'elle saurait m'épargner les rancoeurs et le vin mauvais. Et aujourd'hui j'accuse encore le coup, elle m'a bien eu. Elle m'a bien sûr depuis tout dévoilé du passé lourd qui m'incombait.
Ma vraie mémoire reparaitrait, elle rirait bien fort de moi.
L'autre en tous cas, bien arrimée, parraine chacun de mes pas et je ne me reconnais pas, le dos courbe et les yeux baissés. Ces yeux qui balaient le plancher sans doute pour la première fois.
vendredi 22 janvier 2010
un si pesant passé
Sur la place d'Espagne
En face de l'écureuil
De la Caisse d'Epargne
Mon portefeuille fut dérobé
Il y avait là-dedans
Quarante-cinq euros
Et ton portrait
Quarante-cinq euros
Ca m'a pas semblé trop
Pour me débarrasser
D'un si pesant passé
Quarante-cinq c'est peu
Pour solde de tout compte
Avec ma vie passée
Ils m'ont même pas pris ma montre
J'aurais depuis longtemps
Déjà dû faire le deuil
De ce portrait dont l'oeil
Me persécutait constamment
Quarante-cinq euros
Et moins de trois secondes
Pour vider un cheval
De ce qui lui fait mal
Trois cent francs de jadis
Franchement c'est gratis
Plus cher (les disques biens, 2009)
http://www.myspace.com/tantehortense
www.theroad-movie.com

samedi 28 juin 2008
What happened to "home sweet home" ?
J'ai encore l'exacte vision du moment où j'ai saisi les paroles pour la première fois
Mother, don't sit,
Mother, don't stand,
Mother, don't send me.
Sister, come and lay your head on me,
I can see you haven't had any sleep in a long time.
That baby's gonna be so easy on me,
Never see his smile,
Never see his face.
Father said he was gonna give me something,
He gave me hate.
Mother, don't sit,
Mother, don't stand,
Mother, don't send me.
Brother can't even speak,
He's got a tongue and two legs to walk on,
And he can leave,
Brother is old and grey,
Brother is old and grey,
Brother is old and grey,
And he's only ,
He's only seventeen.
Father said he was gonna give me something,
He gave me hate.
Mother, don't sit,
Mother, don't stand,
Mother, please don't send me.
What happened to home,
What happened to home sweet,
What happened to home sweet,
Home?
What would the community think (Matador, 1996)
www.myspace.com/catpower
samedi 24 mai 2008
having the desire to remember
la disparition subite - et salvatrice -
du désir de se souvenir,
Tamina, héroïne centrale d'une des variations de Kundera
sur le rire et l'oubli, veut se souvenir.
Elle avait donc mis au point une technique particulière de remémoration. Quand elle était assise en face d'un homme, elle se servait de sa tête comme d'un matériau à sculter : elle la regardait fixement et elle refaisait en pensée le modelé du visage, elle lui donnait une teinte plus sobre, y plaçait les tâches de rousseur et les verrues, rapetissait les oreilles, colorait les yeux en bleu.
Mais tous ces efforts ne faisaient que démontrer que l'image de son mari se dérobait irrévocablement. Au début de leur liaison, il lui avait demandé (il avait dix ans de plus qu'elle et s'était déjà fait une certaine idée de la misère de la mémoire humaine) de tenir un journal et d'y noter pour tous les deux le déroulement de leur vie. Elle s'était rebellée, affirmant que c'était se moquer de leur amour. Elle l'aimait trop pour pouvoir admettre que ce qu'elle qualifiait d'inoubliable put être oublié. Evidemment, elle avait fini par lui obéir, mais sans enthousiasme. Les carnets s'en ressentaient : bien des pages y étaient vides et les notes fragmentaires.
Elle avait vécu onze ans en Bohême avec son mari, et les carnets laissés chez sa belle-mère étaient, eux aussi, au nombre de onze. Peu après la mort de son mari, elle avait acheté un cahier et l'avait divisé en onze parties. Elle était certes parvenue a se remémorer bien des événements et des situations à moitié oubliés, mais elle ne savait absolument pas dans quelle partie du cahier les inscrire. La succession chronologique était irrémédiablement perdue.
Elle avait d'abord tenté de retrouver les souvenirs qui pourraient servir de points de repère dans l'écoulement du temps et devenir la charpente principale du passé reconstruit. Par exemple leurs vacances. Il devait y en avoir onze, mais elle ne pouvait s'en rappeler que neuf. Il y en avait deux qui étaient à jamais perdues. [...]
Elle voulait aussi se souvenir de tous les noms qu'il lui avait donnés. Il ne l'avait appelée par son vrai nom que pendant les quinze premiers jours. Sa tendresse était une machine a fabriquer continuellement des surnoms. Elle avait beaucoup de noms et comme chaque nom s'usait vite, il lui en donnait sans cesse de nouveaux. Pendant les douze ans qu'ils avaient passés ensemble, elle en avait eu une vingtaine, une trentaine, et chacun appartenait à une période précise de leur vie.
Mais comment redécouvrir le lien perdu entre un surnom et le rythme du temps? Tamina ne parvenait à le retrouver que dans quelques cas. [...] Mais tous les autres noms volaient en dehors du temps, libres et fous comme des oiseaux échappés d'une volière.
C'est pourquoi elle désire si désespérement avoir chez elle ce paquet de carnets et de lettres.
Evidemment, elle sait qu'il y a aussi dans les carnets pas mal de choses déplaisantes, des journées d'insatisfaction, de disputes et même d'ennui, mais il ne s'agit pas de ça du tout. Elle ne veut pas rendre au passé sa poésie. Elle veut lui rendre son corps perdu. Ce qui la pousse, ce n'est pas un désir de beauté. C'est un désir de vie.
Car Tamina est à la dérive sur un radeau et elle regarde en arrière, rien qu'en arrière. Le volume de son être n'est que ce qu'elle voit là-bas, loin derrière elle. De même que son passé se contracte, se défait, se dissout, Tamina rétrécit et perd ses contours.
Elle veut avoir ses carnets pour que la fragile charpente des événements, telle qu'elle l'a construite dans son cahier, puisse recevoir des murs et devenir la maison qu'elle pourra habiter. Parce que, si l'édifice chancelant des souvenirs s'affaisse comme une tente maladroitement dressée, il ne va rien rester de Tamina que le présent, ce point invisible, ce néant qui avance lentement vers la mort.

Milan Kundera, Le livre du rire et de l'oubli (1978)
Magritte, La Mémoire (1948)






















