Affichage des articles dont le libellé est Alain Delon. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Alain Delon. Afficher tous les articles

samedi 28 septembre 2024

Ne parlons plus de moi

Visconti suite (et peut-être fin? Je cale sur  "La Terre Tremble"...) Content d'avoir pu visionner "Rocco et ses frères", à la hauteur de sa réputation (là où "Le guépard" m'avait maintenu à distance)

Dans cette scène, Rocco (Alain Delon) retrouve fortuitement Nadia (Annie Girardot), aux abords d'une gare, tandis que tous deux s'apprêtent à revenir à Milan, après 14 mois d'absence (le premier pour cause de service militaire, la seconde retenue en prison). La plus belle scène du film.

— Tu es fâchée ?

— Pourquoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ?

— Excuse-moi. Je ne sais pas. Tu me fais de la peine.

— Quel compliment! ... Fais pas attention, je suis fatiguée. Finalement, c'était pas des vacances marrantes. Et ce qui m'attend non plus!  

— Chacun peut décider de sa vie. Mais faut pas avoir peur. Toi, tu as toujours l'air d'avoir peur. 

— Tu es un drôle de numéro. Mieux vaux que tu me dises plus rien. Tu vois le résultat. 

— Tu veux que je m'en aille ? 

— Tu es bête ! Accompagne-moi à la gare. Mais ne parlons plus de moi. C'est un sujet qui me déprime. A ma place, tu ferais quoi ?

— J'aurais confiance. J'aurais pas peur. J'aurais très confiance. 

— En quoi ?

— Je sais pas. En tout.

— Même en toi ?

— Oui, même en moi.

Luschino Visconti, Rocco et ses frères (1960)

dimanche 1 septembre 2024

Trente ans de cendres

La mort d'Alain Delon me donne l'impulsion nécessaire pour combler certaines de mes lacunes cinématographiques, les plus béantes relevant d'un même réalisateur : Luchino Visconti (1906 - 1976). Autant commencer par un film plusieurs fois abandonné : "le guépard".

Bilan : Burt Lancaster, Claudia Cardinale, Alain Delon, Serge Reggiani, ok, la Sicile, bien sûr, la fin d'une époque et le début d'une nouvelle, je comprends, tout ceci coïncidant avec la trajectoire d'un homme prestigieux au crépuscule de sa vie, soit.
Malgré ça, clairement, ce n'aura pas été un film pour moi.
Gageons que ses films narrant une histoire contemporaine me siéront davantage.


*
*       *

Prince Salina, discutant de l'opportunité de marier sa fille Concetta et son neveu Trancredi :

 Imaginez-vous Concetta ambassadrice ? A Vienne ou à Saint-Pétersbourg ? Je l'aime bien. Elle me plaît. Une jeune fille calme, obéissante. Mais Tancredi a un grand avenir devant lui. Comment Concetta, si passivement vertueuse, si timide, si réservée, pourrait-elle l'aider à gravir les marches glissantes de la nouvelle société ? [...]

 Oui, mais…

 Mais quoi? L'amour ? Bien sûr, l'amour. Un an de flamme, trente ans de cendres



Le Guépard, Luchino Visconti (1963)

samedi 9 juin 2018

La profonde solitude du samouraï

Ce n'est que récemment que je suis enfin arrivé à visionner un film de Jean-Pierre Melville (finalement assez peu repris au cinéma). Le premier, depuis "Le silence de la mer" (1947), vu étant enfant.
Le Samouraï.

Il ne m'aura pas fallu longtemps avant de comprendre que l'aura dont joui le réalisateur est totalement fondée. Vu peu avant, je n'avais trouvé  au "clan des siciliens" (Verneuil, 1969) qu'un charme désuet, sur une intrigue fade.
Si les ingrédients paraissent similaires (Alain Delon, Paris, les années 1960, des flics, des truands, des borsalinos, des imperméables et des flingues), l'ambiance est toute autre dans Le Samouraï, film noir intemporel.

Pour ne rien gâcher, la photographie (Henri Decae) est superbe
(surtout dans l'appartement gris occupé par Jef Costello). Un film marquant, donc, qui aura inspiré Ghost Dog à Jim Jarmush


Melville, le Samouraï (1967)

samedi 1 août 2015

Cette expression absolument libre

Je crois qu'il importe aujourd'hui que le cinéma se tourne vers cette forme intérieure, vers ces expressions absolument libres comme est libre la littérature, comme est libre la peinture qui parvient à l'abstraction.

(Michael Antonioni)

*
*      *

Il y a pas mal d'expositions printanières que j'ai omis de mentionner ici (dont l'expo Antonioni @ Cinémathèque). Je rattrape ces jours-ci mon retard, et ne résiste pas à publier ici quelques affiches des films incontournables du réalisateur italien. 






samedi 4 septembre 2010

Big Mouth Strikes Again / Smiths' Cover Arts part.4

Suite de la Story the Smiths, ah la la, j'ai pris du retard. Elle nous mènera cette fois jusqu'à la parution de the Queen is Dead en 1986.
Et plus vite que ça.

Après la sortie de Meat is Murder, suivirent les singles "The Boy with the Thorn in His Side" et " Bigmouth Strikes Again", l'un montrant Truman Capote (jeune et heureux), et l'autre, James Dean (jeune et violet), pris en photo sur une moto en 1948, soit 7 ans avant sa mort tragique au volant de sa Porsche. Bien lui en aurait pris de préférer les mikados aux bolides.



Morrissey était fan de cet acteur, à tel point d'ailleurs qu'il a sorti un livre à son sujet (en1983):



Ca commence comme ça:
James Dean would not have been recognised in his final role - that of a corpse slumped over the wheel of his wrecked Porsche Spyder. Hollywood's new apostle of beauty - reduced to an obscene mess, aged 24.

Enfin, vient l'album "the Queen is Dead",
et sa célèbre pochette, feat. Alain Delon, dans le film l'Insoumis (1964)

dimanche 28 juin 2009

Birds, Happiness and Still Not Worried



Le thème de la rubrique Crossed Covers du jour saute aux yeux comme votre neveu dans le petit bain...
"Oui", vos contributions sont toujours les bienvenues, et "non", Oasis, Be Here now, ça n'est pas possible.

L'image choisie pour illustrer ce post est extraite du film "La naissance des Pieuvres"... Elle a été reprise pour en illustrer la B.O., signée Para One :



L'eau bouillonnante, c'est la vie.
Plus calme, elle peut être sérénité, ennui...





...ou Mort, comme pour Black Box Recorder, et Why?



Poursuivons par des visions plus "incarnées".
Evidemment :



Sans oublier, ce fameux single des little rabbits, dont la simple évocation suffit à l'avoir en tête toute une journée.




Dans la piscine de tes parents / qu'est-ce qu'on s'emmerde


Si ça n'était pas suffisant, allez donc voir .
Bonne baignage !




Cinerama, Disco Volante (Scopitones, 2000)
Para One, la naissance des pieuvres [BOF] (Naive, 2007)
Coparck, Birds, Happiness and Still Not Worried (Labels, 2004)
ButterGlory, are you building a temple in heaven?
(Merge, 1996)
Dave, Doux Tam-Tam (Tôt ou Tard, 2004)
Black Box Recorder, Passionoia (One little Indian, 2003)
Why?, Oaklandazulasylum (Anticon, 2003)
Nirvana, Nevermind (Geffen, 1991)
Blur, Leisure (1991, EMI)
the Little Rabbits, la piscine (Rosebud, 1998)
la Piscine, de Jacques Deray (1969)
Swimming Pool de François Ozon (2003)

Edit :
Gus Gus, Polydistorsion (1997)
Chemical Brothers, Further (EMI, 2010)


Et encore:




Good Shoes, no hope, no future (2010)
Guards, Guards EP (autoproduit, 2010)
Tennis, Baltimore (underwater people, 2010)
Anari, Irla Izan (Megaphon, 2009)
Toro Y Moi, Blessa (Carpark, 2009)
Holly Miranda, Sleep on Fire (XL, 2009)
Jeanne Cherhal, l'eau (tôt ou tard, 2006)