Affichage des articles dont le libellé est live. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est live. Afficher tous les articles

mardi 26 mars 2024

Le dernier concert (bis)

Si je tarde en 2024 à redonner à ce blog un rythme de publication décent, c'est que je sais devoir revenir sur un "au revoir" qui aura marqué la fin d'année précédente, je pense au dernier (!) concert de Taulard.


Mon cinquième concert de ce groupe énergique, simple et attachant, souvenir heureux et emprunt d'un voile de nostalgie.

De manière inéluctable, cela me renvoie à un récent autre dernier concert vécu à Petit Bain, plus "grand" : Mendelson.


Grande et belle consolation, j'ai en découvert un enregistrement intégral, à voir ici :
Frissons garantis

jeudi 25 novembre 2021

Mourir un peu

Ca y est... le "dernier" concert de Mendelson est derrière moi. Enfin peut-être pas tout à fait, puisque je m'imagine parfois rallier Rouen le 27 janvier prochain. Un luxe. Alors que d'autres, tout aussi fans que moi, n'auront pas cette chance. Pour eux, je me dois donc d'écrire quelques mots sur cette soirée importante. 

A l'affiche ce soir-là, Pascal Bouaziz suivi de Mendelson. Aucun morceau de "Haïkus" cependant en première partie, si bien qu'il eût été plus exact d'annoncer une double ration de Mendelson. 

Ou alors communiquer sur un stand-up d'ouverture.
Avec les années, Pascal Bouaziz a en effet réussi à développer son humour pince-sans-rire et sa verve, au point qu'il peut passer de longues minutes à discourir et à faire pouffer son auditoire. Ca fonctionne, puisque réalisé avec force intelligence et auto-dérision : de quoi fédérer son public de dépressifs.


Pinto
L'Ardèche
Le Sens commun
Le Soulèvement

Quel plaisir de réentendre "Pinto", tout de même, on replonge ainsi dans l'indépassable entame d'album de "Quelque Part".


Pascal Bouaziz quitte la scène, il reviendra avec ses musiciens et complices qu'il aime tant (citons Pierre-Yves Louis, Sylvain Joasson et Jean-Michel Pires dont l'épaisseur n'est plus à démontrer. Avec ces cinq là et la profondeur des morceaux qu'ils délivrent, on peut bien s'abîmer dans les eaux de la Seine. 


La Force quotidienne du mal
Algérie
Les Chanteurs
Ville nouvelle
Héritage
1983 (Barbara)
La Dernière Chanson
-
Il n'y a pas d'autre rêve

Quelques commentaires tout de même sur la setlist :

- Algérie en fût bien entendu le moment le plus intense (un "moment" d'une vingtaine de minutes)

- 1983 (Barbara) aura un poil perdu de sa superbe, desservie par le mix...

- et... Pourquoi, COMMENT manquer l'occasion de refermer le concert par "La dernière chanson" ? Je comprends l'idée ("il n'y aura pas d'autres histoires à raconter")... mais je ne m'en remets pas! D'autant qu'une fois le morceau achevé, j'ai totalement lu dans l'attitude et le visage de Pascal Bouaziz le sentiment mêlé qu'il évoquait en interview :

"Je crois qu’après le dernier concert de Mendelson, je vais avoir comme un sentiment de soulagement, comme un manteau trop lourd, trop vieux et un matin vous vous levez en te disant « Ah, ce matin, je ne suis plus obligé de porter ce vieux manteau. Ah dis, donc je me sens vachement léger ». Peut-être que dès le dernier concert, je vais me rendre compte de la connerie que j'ai faite. Pourquoi avoir construit toutes ces années un truc et le suicider soi-même ? On verra…"

dimanche 24 octobre 2021

The second life is calling

[Photo : JMA]

Entre deux vagues de COVID, un élan d'optimisme me poussa à  prendre des billets pour assister au retour d'Arab Strap sur ses terres, à savoir à Glasgow ! Ma cote d'amour du groupe étant ce qu'elle est, et leur album étant une telle réussite, ça ne pouvait être que formidable !



Comme on pouvait s'y attendre, Aidan Moffat a fait son entrée sur scène sur le beat du sompteux "the turning of our bones"


I don't give a fuck about the past, our glory days gone by
All I care about right now is that wee mole inside your thigh
And my confidence might crumble but my brio is unbroken
Let me loosen all your knots
Let our bodies be awoken
It's been another seven years
It's showing round the eyes
Another seven years entombed in lethargy and lies
But let's dig out our old clothes and prepare for celebration
I am The Son of Sleep
All I need's an invitation

The heart began to putrify and then the body bloated
As our hair and teeth fell out, we did our best to be devoted
But let's squeeze the maggots from our flesh like tiny poison pustules
Abandon all decorum
Boil us down to our essentials
We're all just carbon, water, starlight, oxygen and dreams
And the sun, the moon, the earth, the neighbours long to hear our screams
So if Bacchus is a friend to Love, then take this cup of kindness
Just one sip, one chug, one kiss could cure us of our blindness
Hear my wanton whispers
My loud, intemperate plea
We've been down among the dead men,
now you're coming up with me

Dig us up and hold us high
Raise our carcass to the sky
Wrap us up in sequin skin
And we can dance again in sin
Just take my hand and be brave
We'll say goodbye to this grave
Tonight we salsa, we rave
We are upcycled and saved
We've got the hay so let's roll
Surrender all self control
Quick now before the bell tolls
Let's sing the sighs from our souls

In the long grass, underneath the sun I saw you
In Tesco with your buttons undone I saw you
Hand in hand as we do the school run I saw you
In a mask with a secret someone I saw you

Let's not be bashful
Don't be oblique
The flesh is willing but the spirit is weak
The second life is calling
Feel its pull, feel its tow!
So let's live now before we're back below

Arab Strap - The Turning of Our Bones
As Days Get Dark (2021)

lundi 2 mars 2020

J'apprivoise la mélancolie



Rares sont les retours en France du désormais montréalais Jérôme Minière. Si rares, que le public de l'Auguste Théâtre (courant Novembre) était constitué en bonne partie de proches, ce qui collait tout à fait avec l'aspect intimiste de ce spectacle tendre et drôle, parcellé de références autobiographiques. Le dispositif scénique voyant Jérôme Minière accompagner des vidéos de lui vieilles de plus d'une vingtaine d'années était très réussi.


De manière plus conventionnelle, il aura également égrainé des morceaux de ses deux précédents albums, notamment le très beau "Vaste".


J'apprivoise la mélancolie de la fin de l'été
Suspendue sous un grand arbre
J'ai vu le rivage entre les feuillages
Qui semblait poser une question sans réponse
L'air moite, un nuage sur ma droite
L'intensité de quelque chose de vaste
Ce paysage que l'on va laisser derrière soi
Pour retrouver des préoccupations plus étroites

J'apprivoise la mélancolie
Parce que je travaille pour une boîte et pas pour l'horizon
Dans une ville champignon
Agglomérée en strates de plastique et de béton
Loin des forêts et les lacs
J'ai déplacé le curseur de mes humeurs
La ligne de mes pensées
La ligne de mes préoccupations
Des diagrammes et des fleurs

J'ai toujours l'appétit de ce qui est juste
De ce qui est juste à coté de l'incompréhensible solitude des villes
Et semble poser une question sans réponse

Le goût de ce qui est vaste
Le goût de ce qui est vaste

Jérôme Minière, Vaste
Une clairière (Objet Disque, 2019)

jeudi 12 décembre 2019

2019, un palmarès

Et hop, je vous délivre avec un peu d'avance mon bilan musical de l'année écoulée. Il pourra évoluer à la marge, notamment dans la sélection de morceaux isolés, lorsque je m’attellerai à la constitution d'une playlist. Ce qui ne changera assurément pas, c'est la sur-représentativité de noms issus des 90s/00s... Et pour vous, ça donne quoi ?
Un bilan décennal devrait suivre courant 2020. La tâche s'annonce ardue.


Les Albums
Purple Mountains - s/t
Mount Eerie with Julie Doiron - Lost Wisdom Pt.2
DIIV - Deceiver
Spencer Radcliffe and Everyone Else - Hot Spring
the Flaming Lips - King's Mouth

Black Midi - Schlagenheim
Black Belt Eagle Scout - At the Party With My Brown Friends
Jérôme Minière - Dans la forêt numérique *
(Sandy) Alex G - House of Sugar
Foxwarren - s/t


Mais aussi
Baden Baden - La nuit devant
Bill Callahan - Shepherd in a Sheepskin Vest
Bonnie 'prince' billy - I Made a Place
Brandt Brauer Frick - Echo
Bruit Noir - II.III
Damien Jurado - In The Shape Of A Storm
Efdemin - New Atlantis
Fujiya And Miyagi - Flashback
Gontard - 2029
Hildur Guðnadóttir - Chernobyl
Howe Gelb - Gathered
Kazu - Adult baby **
Labelle - Orchestre Univers
Lomelda - M for Empathy
Mountain Goats (the) - In League With Dragons
Nick Cave and The Bad Seeds - Ghosteen
Pan American - a son
Pixies - Beneath the Eyrie
Requin Chagrin - Sémaphore
Sacred Paws - Run Around The Sun
Sasami - s/t
Shana Cleveland - Night of the worm moon **
Slowthai - Nothing Great About Britain
Thom Yorke - Anima **
Tindersticks - No Treasure But Hope
Tr/st - The Destroyer Part.1
Vivian Girls - Memory
Wilco - Ode to joy


Les morceaux
(en plus de tous ceux figurant dans les albums ci-dessus) :
Baden BadenPost romantiqueElbow - Empires ; Fat White Family - Feet ; Glauque - Robots / PlaneHot Chip - SpellIlgen-nur - Silver Future ; Jérôme Minière - VasteKanye West - Follow God ; Kishi Bashi - Angeline ; Labelle - Playing at the end of the Universe ; La Dispute - Rhodonite and Grief ; Metronomy - Lately ; Rodrigo Amarante - That Old Dreams Of Ours (demo) ; Titus Andronicus - (I Blame) Society ; Vagabon - Flood

Des concerts
28/06 Fujiya + Miyagi @ Super Sonic
05/07 Glauque @ Hôtel de Ville
16/09 Black Midi @ Boule Noire

Des séries
Chernobyl / Successions / Big Little Lies / Watchmen

Des films
Ne croyez surtout pas que je hurle (Frank Beauvais) ; Joker (Todd Philipps), Parasite (Bong Joon-ho) ; Le daim (Quentin Dupieux) ; Ad Astra (James Gray) ; Once upon the time... in Hollywood (Quentin Tarantino)



(*) sorti décembre 2018
(**) envisagés pour faire partie du top10

mardi 20 novembre 2018

Trois femmes

Ce mois de novembre, trois artistes féminines hautement charismatiques et que je suis assidûment se produis(ai)ent à Paris.

Mattiel, tout d'abord, que j'aurai donc vue pour la 2ème fois en un an, après son concert du 8 novembre à l'Espace B

Scout Niblett, ensuite, que je suis depuis ses débuts sur le label Secretly Canadian. Elle joue ce jeudi à Petit Bain... malheureusement, ça a l'air d'être complet (je viens d'acheter la dernière place #TrueStory). Sixième fois que je vibrerai aux sons de sa performance scénique, depuis un plateau mémorable Scout Niblett + June Panic + Daniel Smith un soir de Décembre 2002

My brightest Diamond, aka Shara Worden (Shara Nova depuis son mariage). Magique sur scène (ce que ne laissent pas forcément présager ses albums), je l'avais découverte en première partie de Sufjan Stevens au Point Ephémère en 2005... avant de retourner l'écouter en trois autres occasions. Je décide cependant de faire l'impasse cette fois, après avoir brièvement écouté ses récents titres.

mercredi 25 juillet 2018

Pitchfork Festival 2018

Météo tempérée, proximité de la ville, très bonne programmation, le tout sans gigantisme : il a eu l'air de faire bon être au festival pitchfork à Chicago cette année. Comme de coutume sur ce blog, une sélection de photos des groupes et artistes s'y étant produit.
[via BrooklynVegan, crédits photos James Richards IV]
Les photos sont classées par luminosité décroissante (du début d'après-midi à la tombée de la nuit, comme si tout cela s'était déroulé en une seule et même journée)

Beaucoup de femmes, me direz-vous, c'est que cette année la volonté d'équilibre aura été particulièrement marquée, comme me le confirme cet article.

Sandy (Alex G)

Zola Jesus

Circuit des Yeux

Julie Byrne

Julien Baker

Moses Sumney

Blood Orange

Japanese Breakfast

Japanther

Big Thief

Courtney Barnett

Kelela

Tame Impala

Fleet Foxes

 
Lauryn Hill

[Crédits Photos : James Richards IV]

dimanche 4 mars 2018

Friends of Wonder

Si je devais franciser la formule d'un célèbre meme américain, je dirais : 

"Vous êtes peut-être cools, mais vous ne serez jamais aussi cools que Courtney Barnett et Kurt Vile jouant leur album dans un magnifique cinéma construit dans les années 20 à Jersey City".


Friends of Wonder: Courtney Barnett + Kurt Vile (Documentary)

Irene Chin and Kurt Vincent (2018)
Photos : Laura June Kirsch

La vidéo du dimanche soir, c'est donc ce documentaire, à voir, sur Youtube

mardi 5 septembre 2017

La saison des festivals

Outre plage, ciel bleu ou décors exotiques, la saison estivale est aussi celle des festivals

36h de St Eustache
Je triche un peu car ce festival débute traditionnellement la veille de la fête de la musique, soit à quelques heures de l'été. Buvette y jouait dans une formule allégée [photo], le résultat aura été moins probant que Buvette illimité(e)... Egalement présent ce soir là, Stranded Horse (accompagné de Boubacar Cissokho) [video].

Garage MU Festival
Courant Juillet, le collectif MU investissait la Station, un de ces lieux éphémères qui fleurissent l'été dans la ceinture parisienne... Ambiance Berlin (en tout cas selon mon imaginaire), pour être IN, il fallait arborer une coupe mulet ou au bol, porter un survêtement (soit trop petit, soit trop grand) et des mocassins, exhiber ses chaussettes blanches ou jacquard, et se munir d'un accessoire vintage type bandana ou banane. Dans ce contexte, on aura pu apprécier Jessica93 [photo] et Taulard (au look so norm core)

Pendant ce temps là, en Bretagne...

Route du Rock
❤ BZH...ne serait-ce que parce que la Route du Rock avait eu l'idée de convier Arab Strap (aka le meilleur concert d'un festival qui sait ménager son lot de temps morts...)

Belle formation (6 personnes sur scène), un Aidan sobre (*), en bermuda, et heureux d'être là, un Malcolm sobre (**) et efficace, une Setlist bien équilibrée et du meilleur goût... A revoir dans des circonstances similaires sur ArteConcert, ici : [video]

(*) sobre: "Qui mange ou boit avec modération et, en particulier, qui boit peu de boissons alcoolisées." (**) sobre : "Qui montre de la mesure, de la réserve en quelque chose".


Retenons tout de même aussi le concert de Future Islands [video], feat. un Samuel T. Herring barbu, convergeant ainsi dangereusement vers François-Xavier Demaison... Pas de surprise, à l'exception de quelques nouveaux "special moves" chorégraphiques.

Rock en Seine
Pourquoi Rock en Seine cette année, alors que je n'y avais pas mis les pieds depuis 2003? Parce que At the drive-in. Et aussi Beach Fossils, the Shins... et Franz Ferdinand [photo + video]

Prochain festival, le Paris Popfest, avec notamment : Michael Hiscock & friends play The Field Mice

mercredi 5 juillet 2017

This is not a love song

Retour en images sur le festival nîmois
(grâce à la galerie photo de leur site internet)
[Crédits Photo : Boris Allin (1), Stéphane RIP (2), Yoann Galiotto (3), Adelap (4), Gabriel Popoff (5), Martin Hugo (6), et Arise Therefore (*)]

Yassassin (1)

Andy Shauf (2)

the Make-Up (1)

lundi 27 mars 2017

In the wine​-​dark sea

C'était ce samedi, Stanley Brinks + Freschard, de passage à Paris pour un concert en appartement.

jeudi 2 mars 2017

Spring and by Summer Fall

Diaporama des concerts de ces deux derniers jours : Frànçois and The Atlas Mountains et Tinariwen à la Maison de la Radio d'une part, et Blonde Redhead d'autre part, dont je me suis promis de ne plus rater aucun concert.

Frànçois and The Atlas Mountains
Tinariwen
Blonde Redhead
Pour les curieux, voici la setlist [via]
Hormis les morceaux extraits de "Misery...", mention spéciale à "Spring and by Summer Fall", et bien sûr, toujours, "23".


Falling Man
Bipolar
Elephant Woman
No More Honey
Where Your Mind Wants To Go
Three o' clock
Doll Is Mine
Dr. Strangeluv
Defeatist Anthem (Harry and I)
Dripping
Spring and by Summer Fall
+
Give Give
Pink Love
Equus
23

vendredi 3 février 2017

Fin de siècle

Retour sur les concerts parisiens de Divine Comedy aux Folies-Bergères, 
en photo d'abord...

puis en affiche, grâce au travail de Mathieu Persan
(ancien musicien, actuel illustrateur, éternel admirateur de Neil Hannon)
qui était présenté sur place

jeudi 23 juin 2016

Here is my prayer

En plus de m'avoir fait passer un très bon moment en guise de clôture du festival This is Not a Love Song, le concert de Shellac aura finalement eu sur moi un effet insidieux à plus long terme. Non seulement il m'est assez souvent revenu à l'esprit, mais en outre il a un temps ébranlé ma condition de spectateur. Pour employer de grands mots, j'ai eu l'impression que, de la même manière qu'après Louis-Ferdinand Céline il n'était plus possible d'écrire comme avant, après avoir vu Shellac sur scène, il n'est plus possible d'assister à un concert comme avant.

Cette pensée m'est venue lundi alors que j'assistais à la prestation de Mermonte aux 36h de St Eustache. Joliette et inoffensive. Car s'il y a bien des notions sur lesquelles j'ai mis des visages grâce à Shellac, c'est celles de d'intransigeance, intégrité et radicalité artistiques...


...incarnées par le charismatique Steve Albini, bientôt 54 ans, no look, l'assurance bonhomme de Bob Weston à la basse, et l'aura inquiétante (intimidante?) du batteur Todd Trainer.
Leur "Prayer to God" aura été particulièrement marquante.

To the one true God above:
here is my prayer -
not the first you've heard, but the first I wrote.
(not the first, but the others were a long time ago).
There are two people here, and I want you to kill them.

Her - she can go quietly, by disease or a blow
to the base of her neck, 
where her necklaces close,
where her garments come together,
where I used to lay my face...
That's where you oughta kill her,
in that particular place.

Him - just fucking kill him, I don't care if it hurts.
Yes I do, I want it to,
fucking kill him but first
make him cry like a woman,
(no particular woman),
let him hold out, hold back 
(someone or other might come and fucking kill him).
Fucking kill him.
Kill him already, kill him.
Fucking kill him, fucking kill him,
Kill him already, kill him,
Just fucking kill him!


Succédant à Mermonte sous le grand orgue de l'Eglise de St Eustache, j'imaginais continuer de m'ennuyer devant la prestation pop 80s second degré de Ricky Hollywood, avant peu à peu de trouver ce garçon fort décalé et amusant, et sa musique au final très dansante.
C'aura donc été un premier accroc à la phrase définitive que je m'étais amusé à formuler plus haut...

Le surlendemain, deux concerts me montraient à nouveau une voie autre que celle de la "radicalité" : celle de la démarche artistique personnelle et entière (on rappelle qu'il n'est désormais plus permis d'utiliser l'expression " vrai univers").

C'était à Petit Bain, pour une soirée Souterraine.
Eddy Crampes tout d'abord.
Seul sur scène, il alterne speeches pince-sans-rire et morceaux touchants, chantés sur une simple bande-son pré-enregistrée. Doté d'une présence incontestable, il arpente scène et salle muni de son micro sans fil, jouant avec les spectateurs et interagissant avec les vidéos propres à chaque chanson.
L'originalité de la démarche surprend, ce n'est qu'ensuite qu'on remarque qu'il chante très bien.



Chevalrex ensuite, puisque cette soirée correspondait finalement à la release party de son album "Futurisme". Là encore, beaucoup de consistance, un mélange de fragilité et d'assurance qui occupe l'espace sonore et scénique, résultat d'une trajectoire artistique cohérente construite sur le long terme (J'écris cela tel que ca m'est apparu).
A noter la participation dans cette formule live, de l'excellent guitariste Mocke.


Suite des concerts exaltants, mardi, avec Moonface + Sinai @ Espace B
-

Chevalrex, Futurisme (Vietnam, 2016)
https://www.youtube.com/watch?v=KsAEsM20Wn4

Eddy Crampes, s/t (Objet Disque, 2016)
https://objetdisque.bandcamp.com/album/eddy-crampes-disque012

Shellac - Prayer to God
1000 Hurts (Touch and Go, 2000)