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mardi 13 septembre 2022

Tier List "the Notwist"



Nouvelle "Tier List" cette fois dédiée à ce groupe allemand originaire de Weilheim (au Sud-Ouest de Munich), que je suis déjà allé applaudir à huit reprises en concert : the Notwist. Un de ces groupes à la trajectoire étonnante, puisqu'ayant réussir à s'extraire de débuts punk/rock/métal en enrichissant leur musique d'influences électroniques ou même free jazz (à la faveur de l'arrivée de Martin Gretschmann) seyant à merveille avec le chant mélancolique de Markus Acher et la basse de son frère Micha.
Une discographie solide et de qualité, qui leur valut d'ailleurs de se rapprocher du groupe hip-hop (à l'époque) avant-gardiste, Themselves (= Dose one + Jel). Deux albums sont nés de cette collaboration, que j'ai choisi d'intégrer à ma liste.


THE NOTWIST
-
MÉMORABLES
Shrink (1998) [!]
Neon Golden (2002)


REMARQUABLES
The Devil, You + Me (2008)
12 (1995)


AGRÉABLES
Close to the Glass (2014)
Vertigo Days (2021)
13 & God - Own Your Ghost (2011)
13 & God - s/t (2004)
Nook (1992)


DISPENSABLES
The Notwist (1990)
Music for "Storm" (2009)
The Messier Objects (2015)


(*) Parmi mes disques favoris, tout groupe / artiste confondu
(**) très bons albums
(***) bons albums
(****) moins réussis / plus inégaux
[!] album par lequel j'ai connu le groupe

Note : pour aller plus loin, on pourra notamment aussi écouter
Lali Puna, Ms. John Soda et Console.

lundi 20 août 2012

Mille vingt-quatre couleurs

Voici un article Crossed Covers en bonne et due forme (ça faisait longtemps), et tout en couleur. Comme d'habitude, vos suggestions seront les bienvenues !

On commence par trois (et non pas quatre, malgré un mimétisme étonnant) disques de Chapelier Fou.


Chapelier Fou, Al Abama EP (Ici d'Ailleurs, 2011)
Grushenka, Tecnicas Subversivas (2012)
Chapelier Fou, Scandale 12'' (Ici d'Ailleurs, 2012)
Chapelier Fou, Scandale EP (Ici d'Ailleurs, 2011)

[Edit : Comme le suggère une lectrice, ces visuels de Grizzly Bear trouvent ici tout à fait leur place]
Grizzly Bear, Veckatimest Bonus Tracks (Warp, 2009)
Grizzly Bear, Live on KCRW (Warp, 2009)

Hot Chip, In our Heads (Domino, 2012)

En plus chargé :
Dose One, G is for Deep (Anticon, 2012)
Africa Hitech, 93 Millions Miles (Warp, 2011)

J'ajoute l'édition américaine du dernier Notwist (2008) :
et conclus par les 1024 couleurs de Gerhard Richter (à l'origine de cet article... mais je procède comme dans les reportages au journal TV, où le sujet est déroulé dans l'ordre inverse de la démarche du journaliste)
G.Richter, 1024 Farben (1973)

Une oeuvre encore visible jusqu'au 24 septembre à Beaubourg. De près, on s'aperçoit effectivement que chaque nuance est unique (ça n'est pas sur cette triste reproduction numérique que vous vous en rendrez compte. L'originale mesure 4,78m x 2,54m)

En guise de Bonus, la photo que je publiais ici le 5 mars 2009

[Edit: Death Cab for Cutie et Peter Von Poehl]

Death Cab for Cutie, Narrow Stairs (Barsuk, 2008)
Peter Von Poehl, Big issues printed small (s/r, 2013)

dimanche 29 mai 2011

We are rising

"we are rising", un volume électro de Top Tape a été diffusé dimanche dernier
(toujours à 19h, toujours sur Radio Campus Paris).

L'émission est en ligne depuis quelques jours maintenant à cette adresse.

Vous y croiserez 13&God, Notwist, Cex, Apparat, haushka et plein d'autres choses.

Enjoy.

samedi 15 janvier 2011

Musique, Frissons et Dopamine


Voilà, le concert de Godspeed You Black Emperor est désormais derrière moi.
Un grand moment, qui aura duré près de 2h30.
Ne m'aura manqué que la proximité avec la scène, comme lorsque je les avais vus en 2002 et 2003.

Un concert qui aura suscité quelques frissons...
Or, c'est là désormais un phénomène bien compris:


Une étude scientifique canadienne a récemment établi la corrélation entre le plaisir que peut provoquer l'écoute de musique chez certains sujets, les frissons et la sécrétion de dopamine.

[La dopamine est une substance (plus exactement un neurotransmetteur) produite par le cerveau en situation de plaisir, comme par exemple lors d'un repas, ou de prise de drogue.]

L'étude montre que deux zones différentes du cerveau sont activées, selon que le pic émotionnel d'un morceau survient, ou est anticipé.


Voici l'abstract de l'article, paru dans Nature.

Music, an abstract stimulus, can arouse feelings of euphoria and craving, similar to tangible rewards that involve the striatal dopaminergic system. Using the neurochemical specificity of [11C]raclopride positron emission tomography scanning, combined with psychophysiological measures of autonomic nervous system activity, we found endogenous dopamine release in the striatum at peak emotional arousal during music listening. To examine the time course of dopamine release, we used functional magnetic resonance imaging with the same stimuli and listeners, and found a functional dissociation: the caudate was more involved during the anticipation and the nucleus accumbens was more involved during the experience of peak emotional responses to music. These results indicate that intense pleasure in response to music can lead to dopamine release in the striatal system. Notably, the anticipation of an abstract reward can result in dopamine release in an anatomical pathway distinct from that associated with the peak pleasure itself. Our results help to explain why music is of such high value across all human societies.

L'article se termine par cet élargissement :

Dopamine is pivotal for establishing and maintaining behavior. If music-induced emotional states can lead to dopamine release, as our findings indicate, it may begin to explain why musical experiences are so valued. These results further speak to why music can be effectively used in rituals, marketing or film to manipulate hedonic states. Our findings provide neurochemical evidence that intense emotional responses to music involve ancient reward circuitry and serve as a starting point for more detailed investigations of the biological substrates that underlie abstract forms of pleasure.

Pour les curieux, les nostalgiques de la rigueur scientifique, ou ceux qui veulent tout simplement se confronter à de la littérature scientifique en bonne et due forme, l'étude complète est disponible au format pdf, et téléchargeable ici.


Cas pratiques :
Le concert de Godspeed You Black Emperor, hier, à la Villette
(et l'album "lift your skinny fists like antennas to heaven")

un concert de RIEN
- "the war criminal raises and speaks" ou "Westfall" d'Okkervil River

et encore :
Cat Power, Moonshiner
Subtle, She
Sole, Stupid things implode on themselves
Will Oldham, Same love that makes me laugh,
ou there's no-one what will take care of you
James, Ring the Bells

D'autres exemples à partager?

dimanche 7 novembre 2010

cromignon (ou pas)

Je crois que ça faisait un moment que je n'avais pas publié d'articles de Crossed Covers pures.
Celui-ci, vous allez vite le comprendre est lié aux chats.
Pas tous les chats, et encore moins tous les félins, juste les chats "collés" sur une pochette sans qu'on sache trop pourquoi.

Best Coast et Klaxons m'auront mis la puce à l'oreille.
J'entame cependant cette série par Themselves, et cet album de remixes sorti en 2003.





Themselves - the no music of aiff's (Anticon, 2003)
Best Coast - Crazy for you (Cooperative Music, 2010)
Klaxons - Surfing the Void (Universal, 2010)
Themselves - CrownsDown & Company (Anticon, 2010)
Mintzkov - rising sun, setting sun (Volvox, 2010)

Allez, en bonus, je vous mets la pochette de Low Birth Weight de Piano Magic,



qui reprend la Kitten Tea Party d'un certain Walter Potter
(taxidermiste anglais, fin XIX / début XXème)




Mignon et macabre à la fois...

Piano Magic
- Low Birth Rate (Rocket, 1999)

vendredi 15 octobre 2010

10 ans, 50 albums (Part.10)

10 ans , 50 albums, la fin.
Le choix de ces cinq derniers albums se sera constitué tout au long de la rédaction des précédents articles. Sur le papier, j'étais en effet parti sur une base de 45 albums, sachant très bien que je me rendrais compte d'oubli au fur et à mesure.



Dans la cinquième partie, je réalisais que Smog était peut-être sous-représenté. C'est désormais chose réparée, avec l'album Wild Love (feat. Bathysphere, repris plus tard par Cat Power dans Nude as the News). Dans la huitième partie, regroupant des albums indie rock US, j'annonçais avoir laissé de côté quelques groupes. Plutôt que Weezer, je place ici l'album des Rentals (par leur bassiste Mart Sharp). Sebadoh aurait pu être là, mais j'ai malgré tout décidé de privilégier le premier (~) album de Grandaddy (sachant que Sophtware Slump était arrivé 10ème de mon classement des années 2000). Dans une veine indie folk-rock, je retiens en sus Neutral Milk Hotel, groupe fondamental pour beaucoup des artistes que j'apprécie (Okkervil River en tête). Je pensais ne pas connaître ce disque si bien que ça, alors qu'à la réécoute, finalement, toutes les chansons m'étaient familières. Un album à fort potentiel. Enfin, hip hop again, et plus exactement hip hop déviant, avec l'écurie Anticon que j'aurais suivi par la suite durant de longues années. C'est un disque en forme de manifeste, au titre un poil prétentieux (Music for the advancement of hip-hop), mais il faut bien reconnaître que ce label avait son originalité, présentant un hip hop introspectif et dénué d'ego trip, des prod novatrices, le tout fait par des emcees et DJs ayant écouté (aussi) de la pop et du folk. Ils connaissent Silver jews, Daniel johnston ou Tom Waits, tout autant que DJ Shadow, collaborent avec hood et notwist, etc... Cette compile rassemble des gens comme Sole, Dose One, Slug, Sixtoo, Buck65, Alias, Pedestrian, Atmosphere, DJ Signify: le kif, quoi.

Neutral Milk Hotel - In the Aeroplane Over the Sea
(Merge, 1998)

Smog - Wild Love (Drag city, 1995)
Grandaddy - Under the western freeway (V2, 1997)
Rentals - return of the Rentals (Warner, 1996)
Anticon presents: Music for the advancement of Hip Hop
(Anticon, 1999)

C'était donc le dernier des articles de ce feuilleton quotidien que vous avez été nombreux à suivre. Un épilogue suivra, un peu plus tard, histoire de faire une synthèse de tout ça.
N'hésitez pas à faire part à cette occasion (ou dès maintenant, ici) des albums que vous ajouteriez bien!

jeudi 2 septembre 2010

Il ne faut pas confondre...

(avec la rentrée des classes, c'est le grand retour de cette petite rubrique)

Il ne faut pas confondre, donc:

Codes in the Clouds (post-rock, made in UK)

Cloud Cult (Minneapolis / Minnesota)
dont il a déjà été question sur ce blog



cLOUDDEAD (du label Anticon), aka Jel + Why? + Dose One


Cloud Nothings (Cleveland, Ohio)


Half-Handed Cloud (Berkeley, Californie),
sur le label de Sufjan Stevens:Le meilleur de toute cette sélection.



et the Cloud Room (NewYork)


Le cinquième album d'Half-Handed Cloud (As Stowaways in Cabinets of Surf, We Live-out in Our Members a Kind of Rebirth) paraîtra à la fin du mois.
www.myspace.com/handycloud

samedi 31 octobre 2009

Northern Lights

Ma semaine de concerts est sur le point de s'achever! Cinq concerts, tous différents, avec chacun une identité marquée.

Bowerbirds, pour commencer, groupe que j'écoute (et soutiens) depuis leur premier album autoproduit. C'est joli, avec il me semble un son et une écriture qui leur sont propres, et je me demande bien pourquoi tout le monde n'adore pas. Il y avait donc Phil Moore (guitare, chant) et Beth Tacular (accordéon, clavier, chant), plus un batteur, et c'était très bien.



Mercredi, autre univers, puisque le concert avait lieu au temple de l'art contemporain, Beaubourg. Un concert fauteuil, pour une programmation exigeante, celles des brooklynites de Stars Like Fleas [pop expérimentale]. J'apprécie l'endroit en général, et cette salle en particulier, sa lumière, la scène immense, sa disposition, propices à l'introspection. C'était d'autant plus vrai avec ce concert, que le groupe aurait voulu voir se dérouler dans le noir, invitant même les spectateurs à venir s'allonger sur scène à la fin du set. Guitare, clavier, piano à queue, harpe, violon, mégaphone, batterie accompagnait le chant de Montgomery Knott, le tout pour une musique oscillant entre Flaming Lips, Robert Wyatt et quelques groupes du label constellation.

Jeudi, Hold your horses en première partie (toujours sympathiques, pour la musique et le sourire de la batteuse), et Clues, ah la la, le nouveau groupe d'Alden Penner, ex-Unicorns, c'était un concert fou, que j'attendais de vivre depuis qu'était venu à mes oreilles un bootleg de leur prestation au Pop festival 2007 à Montréal.

Vendredi, une valeur sure en live, Themselves, aka Jel + Doseone, l'homme dont la classe, la présence, l'originalité et l'humour rendent les interventions aussi intéressantes que les morceaux. Du hip-hop (déviant), donc.



[Edit]
Ce soir... Ambiance post-rock made in Toronto, avec Happiness Project, Years, et Do Make Say Think, dans une maroquinerie complète. De la sueur, du décibel, et un final d'une puissance rare.
Mais bon, DMST, c'est quand même beaucoup moins bien que Godspeed You Black Emperor.