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dimanche 27 mars 2011

Happy Needs Color

Profitons de ce que nous folâtrâmes en pleine nature dans l'article précédent, pour ajouter à la rubrique Crossed Covers un épisode tout aussi vert, avec ces trois visuels à la composition similaire.



the Cave Singers, Invitation Songs (Beggars Banquet, 2008)
Alex beaupain, Bande Originale Non, ma fille tu n'iras pas danser (Naive, 2009)
Spokes, Everyone I Met (Counter, 2011)
Slugabed, Time Team (Ninja tune, 2012)
Braids, In kind (Full Time Hobby, 2013)

[Le titre de cet article provient d'une chanson de l'album de Spokes]

lundi 15 novembre 2010

La belle personne

A trop être à l'affut de rapprochements entre pochettes d'albums, forcément, ça finit par gagner les affiches de cinéma (les belles, hein). La naissance d'une nouvelle rubrique?

Quoiqu'il en soit, l'affiche de Belle Epine m'a immédiatement rappelé celle des chansons d'amour.



Pour compléter la gamme chromatique, on peut ajouter l'affiche de La belle personne. En plus d'avoir une identité visuelle proche, ce film possède un point commun avec chacun des précédents: l'actrice Léa Saydoux pour le premier, le réalisateur Christophe Honoré pour le second.



Belle epine, Rebecca Zlotowski (2010)
Les chansons d'amour, Christophe Honoré (2007)
La belle personne, Christophe Honoré (2008)

dimanche 14 novembre 2010

le meilleur est à venir

"Dans Paris" est le premier des films de la trilogie parisienne de Christophe Honoré. Conversation téléphonique impromptue entre Guillaume et Joanna.
Mise en musique par Alex Beaupain.


Lui : Sais-tu, ma belle, que les amours les plus brillants ternissent? Le sale soleil du jour le jour les soumets au supplice. J’ai une idée inattaquable pour éviter l’insupportable, avant la haine, avant les coups, de sifflet ou de fouet, avant la peine et le dégoût, brisons là s’il te plait.

Elle :Non je t’embrasse et ça passe, tu vois bien. On ne se débarrasse pas de moi comme ça. Tu croyais pouvoir t’en sortir en me quittant sur l’air du grand amour qui doit mourir, mais vois-tu je préfère les tempêtes de l’inéluctable à ta petite idée minable. Avant la haine, avant les coups de sifflet ou de fouet, avant la peine et le dégoût, brisons là dis-tu.

Lui :Mais tu m’embrasses et ça passe, je vois bien. On ne se débarrasse pas de toi comme ça. Je pourrais t’éviter le pire…

Elle :…mais le meilleur est à venir.

Les deux : Avant la haine, avant les coups de sifflet ou de fouet, avant la peine et le dégoût…
[...]
Elle : …brisons là dis-tu.

Lui : Mais tu m’embrasses et ça passe, je vois bien. On ne se débarrasse pas de toi comme ça.

Elle : On ne se débarrasse pas de moi comme ça…

Alex Beaupain - Avant la haine
BO "Dans Paris" (naive, 2006)

La réaction de Joanna ici me rappelle celle de Julie, dans "Frère Animal".
Pour celles et ceux d'entre vous qui souhaitent voir et entendre cette scène, la vidéo est dispo ici!

dimanche 18 octobre 2009

Vois ce que je perds en sang et en eau

"Les chansons d'amour", celles écrites par Alex Beaupain pour le film de Christophe Honoré, c'est comme les albums d'Arnaud Fleurent-Didier ou de Mendelson, je pourrai les écouter sans me lasser pendant des années et des années.



Elles étaient ce Samedi le thème principal de la deuxième soirée des quatre que passera Alex Beaupain aux trois Baudets. Beaucoup ont été chantées, certaines avec le concours d'Alice Butaud ou de Louis Garel...
Chiara Mastroiani n'était pas là, dommage!
(même si c'était prévisible)



Les yeux au ciel
Les nuages blancs dans le bleu parfait
nul trace de dieu au ciel
ces nuages lents dans le bleu défait
le soleil inonde le ciel
mes jours en hiver passés a t'oublier
où chaque seconde
est une poignée de terre
où chaque minute
est un sanglot
Vois comme je lutte
vois ce que je perds en sang et en eau

Je jette au ciel
ces galets polis que tu peignais en verre
mais nulle réponse du ciel
nul ricochet sur cette mer à l'envers
le soleil inonde le ciel
mes jours en enfer passés a t'enterrer
où chaque seconde
est une poignée de terre
où chaque minute
est un caveau
vois comme je lutte
vois ce que je perds en sang et en eau

J'espère qu'au ciel
des diables malins coupent aux anges leurs ailes
pour que tu retombes du ciel
dans mes bras ouverts, cadeau providentiel

mais chaque seconde
est une poignée de terre
et chaque minute
est un tombeau
vois comme je lutte
vois ce que je perds en sang et en eau


Alex Beaupain, Louis Garel - Delta Charlie Delta
Alex Beaupain, Louis Garel - Les Yeux au Ciel
Les chansons d'amour, B.O. (naive, 2007)

L'affiche ci-dessus est celle qui a été utilisée en Angleterre. Elle a été créée par l'excellente agence All City, qui avait par exemple également réalisée cette affiche alternative, pour Two Lovers


jeudi 10 septembre 2009

Vivez libre


C'est la rentrée...
càd, prosaïquement, la fin des vacances, et fondamentalement, le retour à une vie jugulée par la norme sociale. La bonne nouvelle, c'est que la rentrée a sa déclinaison culturelle.




Parmi quantité d'annonces, ayant émergé dans les couloirs du métro, deux affiches de film abordent le thème de la liberté, chacune à sa manière. Liberté d'aller et venir (nu... disons que l'idée de liberté sexuelle est sous-tendue) pour l'une. Liberté de s'affranchir des conventions et normes familiales pour l'autre.

Le premier film, c'est "Les derniers jours du monde" des frères Larrieu. Il illustre l'évolution des comportements, moeurs et valeurs morales, dans un contexte de fin du monde certaine et d'
Etat en déliquescence. Une certaine liberté en émerge... rapidement ternie par ce qu'engendre cette situation.



Car ces deux conditions portent en elles - séparément - le germe de la violence. La fin de l'état de droit équivaut à la disparition de l'éventualité d'une punition. Tandis que la fin du monde certaine annihile à elle seule toute idée de future. Or, c'est la perspective d'une potentielle rencontre ultérieure qui favorise l'émergence de la coopération dans une société.

A cette lumière, on peut donc à loisir se poser la question chère à Hegel :
"L'Etat restreint-il la liberté individuelle ?"
A vos copies...

* * *

Le second film, c'est "Non, ma fille, tu n'iras pas danser", de Christophe Honoré. "Vivez libre" exhorte l'affiche. Néanmoins, l'histoire et les personnages portent en eux plus de questions que de réponses. Et je pense que ce film parlera d'avantages aux spectateurs qui ont plutôt tendance à "se poser des questions dans la Vie", plutôt qu'à ceux qui ne s'en posent pas ou plus.



Dans un contexte familiale (exagérément) compliqué, on suit dans ce film Léna (Chiara Mastroiani), mère divorcée de deux enfants, qui cherche sa voie, son souffle, son "oxygène", entre l'amour qu'elle porte à ses enfants et son désir de liberté.



Elle rejette le modèle de vie que représente sa mère (sans pour autant renier l'amour). Léna étouffe (depuis qu'elle est née, selon sa mère) , tandis que sa mère "ne respire pas et ne s'en rend pas compte".


On touche là encore à un thème à portée philosophique, celui de la recherche du bonheur.
Qui est la plus heureuse?
Il faut voir le film...
Qui aura été la plus heureuse?

L'essentiel à la fin étant de ne pas se dire,
comme Phyrse dans la dernière réplique de
"la Cerisaie":
"La vie, elle est passée. C'est comme si on n'avait pas vécu".

Extraite de la bande originale du film, cette chanson d'Antony and the Johnsons.


I need another place.
Will there be peace?
I need another world.
This one’s nearly gone.
Still have too many dreams.
Never seen the light.

I need another world.
A place where I can go.
I’m gonna miss the sea.
I’m gonna miss the snow.
I’m gonna miss the bees.
I’m gonna miss the trees.
I’m gonna miss the sound.
I’ll miss the animals.
I’m gonna miss you all.

I need another place.
Will there be peace?
I need another world.
This one’s nearly gone.
I’m gonna miss the birds.
Singing all this songs.
Been kissing this so long.
Another world.
Another world.
Another world.
Another world…


Antony and the Johnsons - Another World
The Crying Light (Secretly Canadian, 2009)
www.myspace.com/antonyandthejohnsons

Non, tu n'iras pas danser (Christophe Honoré, 2009)
Les derniers jours du monde (Arnaud et Jean-Marie Larrieu, 2009)

samedi 24 novembre 2007

A part toi

Même soleil d'hiver, même bruit de brindille
Le bout des doigts glacés, le givre sur les grilles
Mêmes odeurs d'humus, la terre qui se terre
Tout y sera, tout y sera...
...A part toi

Parc de la pépinière, fin de semaine
Encore une heure, encore une heure à peine
Encore une heure de jour et la nuit vient

Même température, le mercure à zéro
Même mélancolie fauve aux portillons du zoo
Mêmes parents pressés, leurs enfants en manteau
Tout y sera, tout y sera...
...A part toi


Parc de la pépinière, fin de semaine
Encore une heure, encore une heure à peine
Encore une heure de jour et la nuit vient

J'aurai beau décalquer, refaire les mêmes parcours
Reprendre les mêmes allées, aux mêmes heures du jour
J'aurai beau être la même, j'aurai beau être belle
Tout y sera, tout y sera...
...A part toi


Parc de la pépinière, fin de semaine
Encore une heure, encore une heure à peine
Encore une heure de jour et la nuit vient
La nuit vient, et puis...
...Rien...


Chiara Mastroianni - Au parc
Les chansons d'amour [BO] (naive, 20007)
www.myspace.com/leschansonsdamour