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lundi 13 août 2012

Les ondes silencieuses

Parcourant ce dimanche ma discothèque, je me suis aperçu, qu'il ne fallait pas confondre, lorsqu'on parle Musiques Electroniques :


l'electronica de Mira Calix (aka la londonienne Chantal Passamonte, signée chez WARP)


et l'electrop-pop de Masha Qrella (à l'origine chez Monika Enterprise, le label de Barbara Morgenstern et désormais signée sur Morr Music)


Electronica à nouveau, en remontant aux 00's, avec Dorine Muraille (aka Julien Loquet, de Cherbourg, signé chez Fat Cat)


bien distinct de la musicienne (et vidéaste) prolifique Anne Laplantine
(Gooom, Alien Transistor, Tomlab...)


Dans une veine musicale plus douce, il y a Cécile Schott, aka Colleen (encore une Française, chez Fat Cat). Bientôt un quatrième album ?  

annelaplantine.free.fr

(J'ajoute que chez Fat Cat, il y avait aussi ce très bon groupe suédois appelé Amandine...)

mercredi 27 juin 2012

Repenser le classicisme

" Le classique est ce qui me permet de maintenir une cohésion. C'est ce qui me donne une forme. C'est l'ordre que je n’ai pas à mettre en cause. C'est quelque chose qui dompte mon chaos ou qui le retient afin que mon existence puisse durer. Cela n'a jamais été problématique pour moi. C'est essentiel à la vie."


Gerhardt Richter, Prairie (1985)
Exposition Panorama, jusqu'au 24 septembre au Centre Pompidou

dimanche 12 juin 2011

Quelque part en Suède (2)




Bande-son pour une sieste au bord de l'eau :
Rone - So So So EP (InFine, 2011)



Bande-son pour une promenade matutinale en forêt, le long du lac Siljan :
Bon Iver, s/t (Jagjaguwar, 2011)

dimanche 27 mars 2011

Happy Needs Color

Profitons de ce que nous folâtrâmes en pleine nature dans l'article précédent, pour ajouter à la rubrique Crossed Covers un épisode tout aussi vert, avec ces trois visuels à la composition similaire.



the Cave Singers, Invitation Songs (Beggars Banquet, 2008)
Alex beaupain, Bande Originale Non, ma fille tu n'iras pas danser (Naive, 2009)
Spokes, Everyone I Met (Counter, 2011)
Slugabed, Time Team (Ninja tune, 2012)
Braids, In kind (Full Time Hobby, 2013)

[Le titre de cet article provient d'une chanson de l'album de Spokes]

mercredi 8 décembre 2010

le Moi de la photo (Part.3)

Mois de la photo OFF suite, avec Chiara Dazi qui exposait le mois dernier à la Fondation de l'Allemagne à Paris.


© Chiara Dazi

Je m'empresse de rapprocher ce cliché d'une série de pochettes qui était dans mes cartons depuis un moment :

En plus de l'album de Deadly Syndrome, j'ajoute un visuel glané sur leur site, ainsi que la pochette de l'album de Karaocake, déjà mentionné ici.


Je termine par une image extraite du clip d'Efterklang, I play drums :



the Deadly Syndrome, Nolens Volens (Dim Mak, 2010)
Karaocake, Rows and Stitches (Clapping Music, 2010)
Efterklang, Magic Chairs (Beggars Banquet, 2010)

Karaocake se produira ce soir à la flèche d'or, aux côtés de Marnie Stern.

lundi 18 octobre 2010

Quelque part à Paris

(Oui, car le Bois de Vincennes appartient à Paris)



En 2008, la ménagerie de Vincennes a fermé ses portes. Les installations vétustes devaient absolumment être rénovées. On avait déjà refait le faux Rocher aux singes, vaste et haute structure en béton et ciment entièrement évidée qui domine le zoo et en constitue en quelque sorte l'identité touristique, mais il y avait le reste.

Ce passage est extrait d'un livre dont je vous parlerai tantôt et qui a un tout autre sujet que celui-ci. Mais pour le coup, Samedi, j'étais pile à l'endroit évoqué ci-dessus, comme le montre cette photo prise avec mon téléphone... (qui a l'air plus doué pour restituer le Vert que mon appareil photo. La lumière était particulièrement belle, en même temps).

Vert encore, comme la couleur dominante à l'extérieur du Musée de la Vie Romantique.



Olivia Rosenthal, Que font les rennes après Noël? (2010)

vendredi 24 septembre 2010

Quelque part à Paris

L'avantage quand on reçoit à Paris des amis de Province, c'est qu'on peut saisir l'occasion pour jouer au touriste.

lundi 16 août 2010

Quelque part dans le Cantal


Rien d'exceptionnel ici, c'est juste que c'est vert...


Sinon:


"the golden tree"


"Close Encounters of the Third Kind"
(copyright Spielberg)


"the crying cow"


La suite, demain!
Cela se passera cette fois Quelque part dans l'Aveyron

jeudi 1 juillet 2010

Album Cover of the Week



Ceux qui me connaissent savent que j'aime bien les paysages verts, que c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je regarde Lost (enfin pas que), que j'ai beaucoup aimé Björk, et que je n'apprécie pas plus que ça les dirty projectors.

Björk & Dirty Projectors - Mount Wittenberg Orca EP
(self released, 2010)

jeudi 20 mai 2010

Sauver une Vie

[Les vacances sont arrivées vite, je n'ai eu le temps ni de vous prévenir, ni de planifier quelques articles comme je l'avais initialement envisagé. Ce temps de latence est révolu, vous pouvez recommencer à venir régulièrement.]

Quelques photos, donc:

à Genève...


Peut-être cette bouée a-t-elle servi pour le propriétaire de cette bicyclette?


Quelque part dans le Beaufortain...




vendredi 11 décembre 2009

un espace fait de solitude et d'oubli

"The best films are like dreams you're never sure you've really had"
C'est ce que disait un peu plus bas le personnage interprété par Tilda Swinton dans "the limits of control"... En l'occurence, je trouve que ça vaut aussi pour les romans.
En guise d'illustration, voici un (premier) extrait de Cent ans de Solitude, qui d'ailleurs rappelle certaines images d'"Aguirre ou la Colère de Dieu".


Les premiers jours, ils ne rencontrèrent aucun obstacle majeur. Ils empruntèrent le rivage caillouteux pour descendre jusqu'à l'endroit où des années auparavant, ils avaient découvert l'armure du guerrier, et de là, s'engouffrèrent dans les bois par un sentier d'orangers sauvages. Au bout de la première semaine, ils tuèrent et firent rôtir un cerf mais se contentèrent d'en manger la moitié et salèrent le reste pour les jours à venir. Cette précaution leur permettait de retarder le moment où il leur faudrait recommencer à manger du perroquet dont la chair bleue avait une âpre saveur de musc. Par la suite, pendant plus de dix jours, ils ne revirent plus le soleil. Le sol devint mou et humide, semblable à une couche de cendres volcaniques, et la végétation multiplia ses pièges, les cris d'oiseaux et le tapage des singes se firent de plus en plus lointains, et le monde devint triste à jamais. Les hommes de l'expérience se sentirent accablés par leurs propres souvenirs qui paraissent encore plus anciens dans ce paradis humide et silencieux, d'avant le péché originel, où leurs bottes s'enfonçaient dans des mares d'huiles fumantes et où ils s'acharnaient à coups de machette sur des lis sanglants et des salamandres dorées. Pendant une semaine, presque sans échanger une parole, ils progressèrent en somnambules dans un monde de désolation, à peine éclairés par la faible réverbération d'insectes phosphorescents, et les poumons oppressés par une suffocante odeur de sang. Ils ne pouvaient revenir en arrière car le chemin qu'ils ouvraient se refermait aussitôt sur leurs pas, étouffé par une végétation nouvelle qu'ils voyaient presque repousser sous leurs yeux. "N'importe, disait José Arcadio Buendia. L'essentiel est de ne jamais perdre le sens de l'orientation." Se fiant toujours à la boussole, il continua à guider ses hommes en direction du nord invisible, jusqu'à ce qu'ils réussirent à sortir de cette contrée enchantée. Ce fut par une nuit épaisse, sans étoiles, mais les ténèbres étaient impregnées d'un air pur, nouveau. Epuisés par leur longue marche, ils suspendirent lerus hamacs et dormirent à poings fermés pour la première fois depuis deux semaines. Quand ils se réveillèrent, le soleil était déjà haut: ils restèrent stupéfaits, fascinés. Devant eux, au beau milieu des fougères et des palmiers, tout blanc de poussière dans la silencieuse lumière du matin, se dressait un énorme galion espagnol. Il penchait légèrement sur tribord et de sa matûre intacte pendaient les vestiges crasseux de sa voilure, entre les agrès fleuris d'orchidées. La coque, recouverte d'une carapace uniforme de rémoras fossiles et de mousse tendre, était solidement encastrée dans le sol rocheux. L'ensemble paraissait s'inscrire dans un cercle coupé du reste du monde, un espace fait de solitude et d'oubli, protégé des altérations du temps comme des us et coutumes des oiseaux.



Cette image d'un navire perché au sommet d'un arbre est la première que j'ai vue du film de Werner Herzog... Et j'ai tout de suite su que ce j'adorerais ce film (un peu comme quand on entend 10 secondes de labradford)

100 ans de Solitude, Gabriel Garcia Marquez (1965)
Aguirre ou la Colère de Dieu, Werner Herzog (1972)

samedi 28 novembre 2009

Now with more girls!

Sol: There was a world, once, you punk.
Det. Thorn: Yes, so you keep telling me.
Sol: I was there. I can prove it.
Det. Thorn: I know, I know. When you were young, people were better.
Sol: Aw, nuts. People were always rotten. But the world 'was' beautiful.


J'ai revu récemment "Soylent Green", aka, en VF, "Soleil Vert". Sans doute l'envie de ré-évaluer ce film, dont la "photo" a certes vieilli, mais qui au final conserve sa force.




Wikipédions un peu (/!\ Spoiler /!\):

Soleil vert, comme 2001 : l'odyssée de l'espace, Orange mécanique ou THX 1138, fait partie de ces films d'anticipation « intellectuels », prophétiques, inspirés par un avenir lourd de menaces, en l'occurrence celle de la surpopulation et de l'épuisement des ressources naturelles. Le film est tiré d'un roman de Harry Harrisson, écrit en 1966: Make room, make room!
Aux thèmes abordés dans le livre, s'ajoutent celui de l'euthanasie des vieillards, puis une idée encore plus terrifiante : les tablettes vitaminées (le pain synthétique Soylent green) s'avèrent faites à partir de cadavres au lieu de plancton. Soleil vert est, lui aussi, devenu un classique et, de surcroît l'un des films d'anticipation les plus sombres jamais réalisé. Il exprime parfaitement la peur de « vivre dans un monde semblable à la mort».

Pas étonnant que l'atmosphère du film et certaines de ses scènes soient marquantes.




Soylent Green, Richard Fleischer (1973)
// càd l'année du premier choc pétrolier //

dimanche 8 novembre 2009

the other truths

Top Tape Vol.4 (S2) est en ligne.


Alors que ca faisait bien deux ans que les productions du label kranky m'ennuyaient (trop "ambiantes"), j'ai eu en cette rentrée quelques belles surprises. Des albums dont la texture sonore m'a, cette fois, immédiatement attiré (Felix en tête, sur lequel je reviendrai dans ces colonnes).


Sans compter que j'avais également dans les cartons quelques autres albums post-rock et/ou contemplatifs à diffuser. Tout ceci se trouve donc condensé dans cette émission, qui, je pense, gagne à s'écouter au casque.
http://www.radiocampusparis.org/?cat=157

En plus, et je sais que ça ravira certains, j'ai renoué (ponctuellement?) avec les concours, puisque des albums de Atlas Sound sont à gagner.

Bonne écoute!

mercredi 21 octobre 2009

Paint it Pink (2)

Suite de l'article rose du même nom. La première partie regroupait tout un tas de pochettes d'albums, dont certaines d'ailleurs m'ont été suggérées par la suite (allez voir!). Pourtant je mentionnais une omission volontaire, que je présentais comme étant LA pochette rose... Il s'agissait de celle illustrant La Grande Musique, des Little Rabbits:



On y voit l'une des oeuvres de l'artiste contemporain Joël Hubaut. L'oeuvre première est en effet l'installation, tandis que la photographie sert à en fixer la mémoire. D'un tel dispositif, Joël Hubaut tire en général plusieurs clichés, qu'il annote par la suite. En voici deux de la série "Rose", dont l'image ci-dessus dans son format original et sous sa forme finale.





Je vous encourage à cliquer pour agrandir ces photos et en observer les détails. Le format de ce blog me fait préférer pour la suite de cet article les photos prises horizontalement.

Car oui, il y a une suite.













...
Mais alors, quel est le propos?

"Par le monochrome, je peux faire glisser une métaphore de la pensée unique primaire que je montre du doigt, [sans faire] de dénonciation! je ne propose pas de révolution, je pointe juste le phénomène! C’est important tout de même! On peut observer aussi que par la multiplicité des signaux et des codes que je rapporte et que je peux intégrer dans chaque couleur, le grouillement est tel que chaque ensemble ne peut pas être totalement monochromique et harmonieux, y’a forcément une erreur, une disjonction quelque part. Il ne peut pas y avoir de pensée totalement unique dans mes assemblages d’apparence ultra radicale monochromique. C’est impossible. Je mêle trop d'éléments incompatibles ensemble. Dans les analogies et les métaphores, j’insiste juste sur le fait que même enrôlé, embrigadé, soumis à la pureté excessive imposée, les failles sont potentiellement innombrables encore pour perturber les programmes de couleur unique, et on les aura, toujours ! Le lavage de cerveau fait vraiment des ravages mais rien n’est absolu! Ca n’peut pas être toujours tout jaune ou tout bleu ou tout vert évidemment. On peut vouloir nous plier, nous coucher à terre, nous humilier, nous faire ramper, quand on a décidé d’être en état d’éveil, on peut résister à la norme imposée, l’histoire le prouve! Même si le contexte est une déception pure, j’ai cette approche positive et dans ce sens, mes monochromes sont des anti-monochromes, des anti-pensées uniques bien sûr! Au premier degré mes monochromes pourraient désigner d’hypothétiques mondes totalitaires qui ne seraient constitués que d’une couleur, mais je ne fais pas un rédactionnel pour un dictionnaire, c’est pas une démonstration. J’ai trop d’incohérences et de doutes dans mon planning aléatoire pour rester empêtré dans ce petit système. La couleur, c’est juste un outil, une machinerie pour déclencher une dérive d’expériences parce que j’aime la vie. Je parle de la couleur discriminante bien sûr, mais ça doit dépasser largement cette problématique. Tout est fuyant, la cohérence interne n’est qu’apparence, évidement, je travaille cette histoire de territoire de la pensée unique mais en même temps je me débine ailleurs et je ne sais pas trop où!!!! je sais que ça semble dire «quand c’est rouge, c’est rouge».vous le voyez, effectivement, ça paraît rouge mais en fait tout ce rouge n’est pas si rouge que ça et plus vous pénétrez dans cette suspicion à propos du rouge et plus vous voyez que le rouge n’est finalement pas rouge du tout alors qu’il n’y a pourtant en fait réellement que du rouge. Quel vertige! Ce serait trop simple de ne voir que ce qu’on pense voir?
On se rapproche là de la pipe: attention, ce qu’on voit n’est pas ce qu’on voit, ce qu’on lit n’est pas ce qu’on lit et ce qu’on dit n’est pas forcément ce qu’on dit."

à suivre...
(dans la troisème partie de cet article)

the Little Rabbits, La Grande Musique (barclay, 2002)
Le site de Joël Hubaut (dont est extraite l'interview ci-dessus)
http://joelhubaut.jujuart.com/




Magritte, La trahison des images (1929)