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dimanche 22 novembre 2009

Where is my punk spirit?

Top Tape Vol.5 (S2) est en ligne ! feat. Bear in Heaven, Pants Yell!, Julian Casablancas, Clap Your Say Yeah, et un concours concernant l'album solo du chanteur de ce groupe : Alec Ounsworth !

Pour écouter l'émission, c'est ici.

Je profite de ce que je suis en train de parler de Radio Campus Paris, pour publier des photos de la dernière session acoustique que j'ai diffusée.

Elle a eu lieux un dimanche soir pluvieux, à la cool, en compagnie de Mariee Sioux (une copine d'Alela Diane) et Matt Bauer.
Un moment assez chouette.
(lien)

mardi 10 novembre 2009

Paint it Pink (3)

Paint it Pink, c'est une série d'article sur le rose. Le thème de l'uniformité y a été abordé dans la deuxième partie, via les monochromes de Joël Hubaut.

Aujourd'hui, c'est la troisième partie.

Toujours à propos d'uniformité et de formatage, par le biais des photographie de la coréenne Jeong-Mee Yoon. Elles questionnent le déterminisme culturel : rose pour les filles, bleu pour le garçon, c'est le Pink and Blue project.





D'où ca vient d'abord? J'ai googlisé et lu beaucoup de choses à ce sujet, que ça n'a pas toujours été comme ça, que l'association était même inversée jusqu'au début du siècle (dernier... enfin le XXème, quoi), que c'était pour telle ou telle raison.
Rien de tangible, cependant, que je puisse relayer ici. Internet est le royaume du copier-coller, aussi une redondance d'affirmations n'a que peu de valeur.

Si j'ai le temps, je me documenterai dans des vrais livres sur le thème Couleurs & Sociologie.





Cette série comporte plus d'une quarantaine de portraits... tous en ligne sur le site de la photographe :
www.jeongmeeyoon.com/aw_pinkblue.htm





"Il pourrait s’agir aussi d’un scénario-cauchemar, de la théorie du chaos à la théorie des catastrophes, le paradigme de la vie en rose dégoulinerait vers une flaque insupportable, une torture du bonheur, une sorte d’Ibiza totalitaire de couleur discriminante? Dans cette marée rose narcissique paranoïaque, on aurait fabriqué une réplique de camp de travail et de loisir, un goulag d’attraction avec lavage de cerveau à l’eau de rose pour modifier les personnalités dans une atmosphères idyllique où tout serait parfaitement purifié pour l’harmonie suprême tant convoitée par l’homme, un peu comme ces paradis purgés par intégrisme pour une mondialisation totalitaire méta-enchantée jusqu’au génocide jambon. On aurait déclenché l’extermination de toutes les exceptions non-conformes au programme magique rose. On aurait inventé une banque d’ovules et de sperme roses pour fécondation in roso jusqu’à la névrose pour l’espoir d’une croyance fanatique et bornée d’une vie en rose miraculeuse par épuration systématique. Alors on voudrait bien aussi construire des miradors roses et poser du fil de fer barbie laqué rose pour préserver la vérité unique avec une pensée unique, on voudrait bien défendre ce territoire paradisiaque et on rêverait d’une sorte d’arche de Noë mutant, un Titanic stérilisé dans la tempête pour recoloniser l’espace, le paradis rose ne serait plus qu’une analogie de clinique psychiatrique pour une vie en rose uniforme et fasciste, malaise au club! les antibiotiques provoquent toujours le développement de bactéries plus résistantes …
La peinture rose ne serait donc qu’une fausse couche!
Va falloir vomir dans le sac et se fondre dans la masse. Peu probable d’échapper à la mélasse exclusive, et si la mode-dictature s'était banalisée jusque dans les boutiques de prêt-à porter! et si le rose était devenu abject et fascisant comme un drapeau ultra nationaliste . Parfois aussi les répliquants régionalistes sont complètement uniquement tous jaunes ou tous bleus ou tous rouges ou tout verts mais Peggy la cochonne m’a avoué que dans l’amalgame idéologique dépendant de la mélasse rose se révèlent des signaux roses distincts que l’on peut déjà différencier et qui s’affirment rapidement comme des exceptions à l’état de soumission un peu comme les prémices de structures dissipatives pré-bariolées et dans le rose totalitaire affirmé, il parait qu’il y a parfois du rose mutant prét à gicler dans un virage multicolore métis imprévisible et chaotique …Oh! Putain ! merde! les gilets de sauvetages sont tous roses!
Maman les p’tits bateaux qui vont sur l’eau ont-ils des jambes? Mais quel est le con qui a posé des rideaux roses sur mes hublots ?
La vie en rose est la vie en rose est la vie en rose est la vie en rose est la vie en rose est la vie en rose…
Soudain, en pleine crise éthylique, l’éléphant rose venait de m’exploser en pleine gueule,
Alors je crois que j’avais bien horreur du rose, cette couleur rosbif de merde du bonheur. "

Joël Hubaut (2000)

mercredi 21 octobre 2009

Paint it Pink (2)

Suite de l'article rose du même nom. La première partie regroupait tout un tas de pochettes d'albums, dont certaines d'ailleurs m'ont été suggérées par la suite (allez voir!). Pourtant je mentionnais une omission volontaire, que je présentais comme étant LA pochette rose... Il s'agissait de celle illustrant La Grande Musique, des Little Rabbits:



On y voit l'une des oeuvres de l'artiste contemporain Joël Hubaut. L'oeuvre première est en effet l'installation, tandis que la photographie sert à en fixer la mémoire. D'un tel dispositif, Joël Hubaut tire en général plusieurs clichés, qu'il annote par la suite. En voici deux de la série "Rose", dont l'image ci-dessus dans son format original et sous sa forme finale.





Je vous encourage à cliquer pour agrandir ces photos et en observer les détails. Le format de ce blog me fait préférer pour la suite de cet article les photos prises horizontalement.

Car oui, il y a une suite.













...
Mais alors, quel est le propos?

"Par le monochrome, je peux faire glisser une métaphore de la pensée unique primaire que je montre du doigt, [sans faire] de dénonciation! je ne propose pas de révolution, je pointe juste le phénomène! C’est important tout de même! On peut observer aussi que par la multiplicité des signaux et des codes que je rapporte et que je peux intégrer dans chaque couleur, le grouillement est tel que chaque ensemble ne peut pas être totalement monochromique et harmonieux, y’a forcément une erreur, une disjonction quelque part. Il ne peut pas y avoir de pensée totalement unique dans mes assemblages d’apparence ultra radicale monochromique. C’est impossible. Je mêle trop d'éléments incompatibles ensemble. Dans les analogies et les métaphores, j’insiste juste sur le fait que même enrôlé, embrigadé, soumis à la pureté excessive imposée, les failles sont potentiellement innombrables encore pour perturber les programmes de couleur unique, et on les aura, toujours ! Le lavage de cerveau fait vraiment des ravages mais rien n’est absolu! Ca n’peut pas être toujours tout jaune ou tout bleu ou tout vert évidemment. On peut vouloir nous plier, nous coucher à terre, nous humilier, nous faire ramper, quand on a décidé d’être en état d’éveil, on peut résister à la norme imposée, l’histoire le prouve! Même si le contexte est une déception pure, j’ai cette approche positive et dans ce sens, mes monochromes sont des anti-monochromes, des anti-pensées uniques bien sûr! Au premier degré mes monochromes pourraient désigner d’hypothétiques mondes totalitaires qui ne seraient constitués que d’une couleur, mais je ne fais pas un rédactionnel pour un dictionnaire, c’est pas une démonstration. J’ai trop d’incohérences et de doutes dans mon planning aléatoire pour rester empêtré dans ce petit système. La couleur, c’est juste un outil, une machinerie pour déclencher une dérive d’expériences parce que j’aime la vie. Je parle de la couleur discriminante bien sûr, mais ça doit dépasser largement cette problématique. Tout est fuyant, la cohérence interne n’est qu’apparence, évidement, je travaille cette histoire de territoire de la pensée unique mais en même temps je me débine ailleurs et je ne sais pas trop où!!!! je sais que ça semble dire «quand c’est rouge, c’est rouge».vous le voyez, effectivement, ça paraît rouge mais en fait tout ce rouge n’est pas si rouge que ça et plus vous pénétrez dans cette suspicion à propos du rouge et plus vous voyez que le rouge n’est finalement pas rouge du tout alors qu’il n’y a pourtant en fait réellement que du rouge. Quel vertige! Ce serait trop simple de ne voir que ce qu’on pense voir?
On se rapproche là de la pipe: attention, ce qu’on voit n’est pas ce qu’on voit, ce qu’on lit n’est pas ce qu’on lit et ce qu’on dit n’est pas forcément ce qu’on dit."

à suivre...
(dans la troisème partie de cet article)

the Little Rabbits, La Grande Musique (barclay, 2002)
Le site de Joël Hubaut (dont est extraite l'interview ci-dessus)
http://joelhubaut.jujuart.com/




Magritte, La trahison des images (1929)

mercredi 14 octobre 2009

Paint it Pink

Ceci est un post en deux parties... La deuxième sera plus intéressante que la première.
Pas de bol (pour aujourd'hui).

Plutôt que de publier un texte sombre, je vous propose cette fois de voir la vie en rose, par le biais d'un nouvel épisode de la rubrique Crossed Covers (je sais que ça vous réjouit)








On finit sur des tons saturés (même s'ils jurent avec le reste).

En plus de celles que j'ai oubliées, il manque ici une pochette rose incontournable, que dis-je, LA pochette rose !
(un marron glacé à qui trouvera celle que j'ai en tête)

C'est elle qui entamera la deuxième partie de cet article...

No Age, Nouns (Sub pop, 2008)
Phoenix, Wolfgang Amadeux Phoenix (2009)
Boris, Pink [réédition] (Southern, 2009)
Blonde Redhead, Elephant Woman (4AD, 2004)
Sunny Day Real Estate, s/t (Sub Pop, 2009)
Windsor for the Derby, We fight 'til death
(Secretly Canadian, 2004)
No Age, Teen Creeps (Sub pop, 2008)
Boris, Pink (Southern, 2006)
Blonde Redhead, in an expression of the inexpressible (Touch&Go, 1998)
My Bloody Valentine, Loveless (Creation, 1991)


[Edit: Quelques ajouts, suggérés en commentaires...
Le marron glacé a d'ailleurs été gagné par bEN de Genève]





BS2000, Simply mortified (Grand Royal, 2000)
Casiotone for the Painfuly Alone, Pocket Symphonies (Tomlab, 2001)
Cat Power, the Greatest (Matador, 2006)
Royal City, little heart's ease (Rough Trade, 2004)
Meat Puppets - too high to die (London, 1994)

[Edit2: J'ajoute encore...]



Mi Ami, Techno 1.1 (Hoss Records, 2009)
Mi Ami, Cut Men (Thrill Jockey, 2009)
Ascii Disko, Alias (Ladomat 2000, 2006)
Atlas Sound, Let the Blind Lead Those Who Can See But Cannot Feel (4AD, 2008)