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lundi 17 juillet 2017

Dreams to remember

Honey, I saw you there last night
Another man's arms holding you tight
Nobody knows what I feel inside
All I know, I walked away and cried

I've got dreams to remember
I've got rought dreams to remember

I know you said he was just a friend
But I saw him kiss you again and again
These eyes of mine, they don't fool me
Why did he hold you so tenderly?

I've got dreams to remember
I've got rought dreams to remember,

I still want you to stay
I still love you anyway
I don't want you to ever leave
Girl, you just satisfy me, ooh-wee

I know you said he was just a friend
But I saw you kiss him again and again
These eyes of mine, they don't fool me
Why did he hold you so tenderly?

I've got dreams to remember
I've got bad dreams, rough dreams to remember
Don't make me suffer,
I've got rough dreams, bad dreams to remember

Otis Redding, I've got dreams to remember (1968)
in
the Leftovers, The book of Nora
(Damon Lindelof / Tom Perrotta, 2016)


*
*          *


Tristesse, puisque "the Leftovers" est bel et bien terminé. Cette chanson est extraite de la bande originale du dernier épisode (s3e08). Si la qualité scénaristique de certaines séries réside dans la succession haletante des actions et rebondissements, "the Leftovers" se distingue avant tout par sa liberté d'écriture, et l'exploration de territoires narratifs inconnus. A bien y réfléchir, cet aspect m'aura rappelé "Lost"... Je devais apprendre plus tard que les deux séries partageaient leur (co-)scénariste : Damon Lindelof.

Sur la base d'un événement initial expédié en 2min30 (la disparition simultanée, soudaine et inexpliquée d'une frange de la population mondiale de l'ordre de 2%), cette série montre des personnages, jamais loin de perdre pied, se débattrent avec le monde d'après. Chacun à sa manière, seul ou en groupe, avec ou sans prosélytisme, pétri de doutes ou de certitudes.

Beaucoup de ces pistes, même prometteuses, s'avéreront des impasses... Elles servent néanmoins la série puisqu'elles participent de son atmosphère générale d'une part, et occasionnent des scènes incroyablement fortes d'autre part (magnifiées par la bande originale de Max Richter).

Sur le plan des personnages, et malgré leur profondeur, je dois bien convenir que bien peu auront gagné ma sympathie. Etrange : j'aurais pourtant juré qu'un tel critère était déterminant pour que j'adhère à une série. Il faut dire que Kevin Garvey (Justin Theroux, par ailleurs vu dans "Mulholland Drive" dans le rôle du réalisateur Adam Kesher) et Nora Durst (Carrie Coon, vue dans "Gone Girl", et la troisème saison de "Fargo") l'emportent tout. Qu'on donne tout de suite à cette actrice la récompense qu'elle mérite, bon sang ! Elle, qui interprète son personnage jusqu'à la plus fugace micro-expression.

The Leftovers, 3 saisons, 28 épisodes dont un "final" admirablement pensé et qui conclut le tout en beauté : un rêve dont vous vous rappellerez.

jeudi 15 août 2013

Summer of Soul

Listen, baby
Ain't no mountain high
Ain't no vally low
Ain't no river wide enough, baby

Je me suis réveillé ce matin avec une chanson dans la tête : "Ain't no Mountain High Enough", chantée en duo par Marvin Gaye et Tammi Terrell. La raison est qu'elle a joué un rôle dans mon rêve...

Déambulant dans une ville non identifiée, j'entre dans une boutique à la devanture pourtant pas très attirante, une sorte de bazar à la déco rétro bleutée, néons 80's à l'appui. De grands rayonnages s'étirent jusqu'au fond de cet espace étroit mais profond. Je m'arrête néanmoins dès l'entrée : derrière un comptoir, une femme accoudée me regarde. Elle ressemble à s'y méprendre à la Martha Reeves d'aujourd'hui (hier de Martha and the Vandellas) - Rétrospectivement, je me dis que c'était elle. A sa droite, une pancarte relaye l'offre du moment : Une chanson personnalisée pour seulement xx euros ! Je fonce. D'ailleurs, les choses s'accélèrent un peu dans mon rêve : "Martha" me pose des questions sur ma vie personnelle, les thèmes qui me touchent, ainsi que sur mes affinités musicales en matière de Soul. Je cite "Ain't no Mountain High Enough" en référence ultime. Troisième millénaire oblige, c'est un ordinateur qui génère la chanson, ou en tout cas, musique et textes. Et là je me revois très bien décrypter mot à mot les paroles fraîchement sorties de l'imprimante, la feuille posée sur le comptoir, tandis que Martha ébauche la partie chantée. Et c'était vachement bien...

Si on revient à la réalité, ça veut dire que j'ai moi-même composé, écrit et arrangé une chanson soul (je me souviens avoir écouté intro, couplet et refrain) ! Je suis assez fier, mais... j'ai tout oublié (évidemment).
A défaut de pouvoir vous en faire profiter, j'embedde ci-dessous le morceau de Marvin Gaye et Tammi Terrell. Le texte est pas dingue, mais le morceau, oui.
De ceux qui me font dire que bon sang, mais c'est ça, la vraie musique, en fait.


If you need me, call me
No matter where you are
No matter how far
Just call my name
I'll be there in a hurry
You don't have to worry

'Cause baby,
There ain't no mountain high enough
Ain't no valley low enough
Ain't no river wide enough
To keep me from getting to you




Marvin Gaye and Tammi Terrel - Ain't no mountain high enough
United (Motown, 1967)



Et vous, vous arrive-t-il d'être créatif en rêve ?