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dimanche 21 juin 2009

Something for all of us

Top Tape Vol.20, la dernière émission de l'année, est en ligne. Le fil rouge de la sélection musicale est le label canadien Arts and Crafts.

On y entend par exemple Broken Social Scene, the Most Serene Republic, Years, Timber Timbre...
mais aussi Dinosaur Jr, Magnolia Electric Co ou the Skygreen Leopards.

Bonne écoute !

dimanche 24 mai 2009

Dark Night of the Soul

Top Tape Vol.18 est en ligne !
J'aime particulièrement ce volume, je le tiens pour le plus réussi de cette fin de saison!

Pour chacun des morceaux bien sûr, mais aussi l'enchaînement et l'équilibre entre tout un tas de choses (entre voix connues, aimées et morceaux instru, entre production léchées et son "indie", entre morceaux rythmés et jolis, entre guitares, cordes et cuivres, etc...)

Y furent conviés Art Brut, les Thermals, Sparklehorse+Danger Mouse, Julian Casablancas des Strokes, Vic Chesnutt, BowerBird, Swell, Jason Lytle de Grandaddy, British Sea Power, etc...


Bref, si vous n'êtes pas un habitué de l'émission, c'est le bon moment pour voir si ça vous plaît. Ca s'écoute ici (avec la tracklist complète)

mercredi 21 janvier 2009

More revery

Ce Weekend, il y a aura eu beaucoup de choses...
J'en ai pris certaines en photo

Arnaud Cathrine, Florent Marchet et Valérie Leulliot, que je recevais Samedi à Radio Campus Paris, pour parler du roman musical Frère Animal.



"Écoutons ces gens, qu'ils soient Chipaya, Yanomami, Afar, écoutons ces gens, et donnons-leur un peu la parole afin qu´on puisse les entendre s´exprimer dans leur langue, avec leur façon de parler, leur expression du visage."

Raymond Depardon


Raymond Depardon, Paul Virilio - Terre Natale, Ailleurs commence ici
jusqu'au 15 mars à la Fondation Cartier
http://fondation.cartier.com/


Je termine en mentionnant la mise en ligne de Top Tape vol.9...

...ici

samedi 20 décembre 2008

Downy bearded isolation


I was listening to Will Oldham,
And he sings this line,
'When you live like a hermit
You forget what you know',
And I am once more in constant solitude,
And I'm remembering more now than ever.
There's a lot to be said for downy bearded isolation.

I was listening to the voices
That offuscate my head;
And I live still like a hermit,
And drink like the snow,
And my thoughts scatter like birds upon the hill.
But if I disappear forever,
There's something I have left
For those with ears to listen or the heart to care.
Yes, 'You will miss me when I burn'

Misophone - Goodbye
Be glad you're only human (Kning disk, 2008)
www.myspace.com/misophone

Palace Music - New Partner
Viva last blues (Drag City, 1995)

Palace Brothers
- You will miss me when I burn
Days in the wake (Drag City, 1994)

dimanche 14 décembre 2008

Suit the action to the word, the word to the action

Il y a, dans Hamlet, cette scène de la pièce dans la pièce. Hamlet s'apprête à faire jouer devant son oncle (le nouveau Roi) l'histoire du meurtre de son père. "J'ai oüi dire que des créatures coupables, assistant à une pièce de théatre, ont, par l'action seule de la scène, été frappées dans l'âme, au point que sur le champ, elles ont révélé leurs forfaits."
Avant la représentation, il s'adresse aux comédiens, dispense ses recommandations
et donne sa vision du jeu "juste"
(Acte III, Scène 2)

[version française ci-dessous]

Be not too tame neither, but let your own discretion be your tutor: suit the action to the word, the word to the action; with this special observance, that you overstep not the modesty of nature: for any thing so overdone is from the purpose of playing, whose end, both at the first and now, was and is, to hold the mirror up to nature; to show virtue her own feature, scorn her own image, and the very age and body of the time his form and pressure. Now this overdone, or come tardy off, though it make the unskilful laugh, cannot but make the judicious grieve; the censure of the which one must in your allowance overweigh a whole theatre of others. O, there be players that I have seen play, and heard others praise, and that highly, not to speak it profanely, that, neither having the accent of Christians nor the gait of Christian, pagan, nor man, have so strutted and bellowed that I have thought some of nature's journeymen had made men and not made them well, they imitated humanity so abominably.
And let those that play your clowns speak no more than is set down for them; for there be of them that will themselves laugh, to set on some quantity of barren spectators to laugh too; though, in the mean time, some necessary question of the play be then to be considered: that's villanous, and shows a most pitiful ambition in the fool that uses it. Go, make you ready.

S'en suivra la représentation...


William Shakespeare - Hamlet (1602)
Abbey Edwin Austin - The Play Scene in "Hamlet" (1897)

[Version française, selon la traduction d'André Markowicz]

Ne soyez pas trop timorés, laissez votre jugement vous diriger. Faites concorder l'action et la parole, la parole et l'action, avec une attention particulière, celle de ne pas outrepasser la modestie de la nature ; car tout ce qui surjoue ainsi s'éloigne du propos du théâtre, dont la seule fin, du premier jour jusqu'au jour d'aujourd'hui, reste de présenter comme un miroir à la nature ; de montrer son visage à la vertu, sa propre image au ridicule : au corps et à l'âge même du temps, sa forme et son reflet. Mais surjouer ou jouer trop faible, même si cela fait rire les ignorants, ne pourra qu'affliger les hommes de goût, dont l'opinion d'un seul doit avoir plus de poids pour vous que celle d'une salle entière. Oh, j'ai vu jouer des acteurs qui, je le dis sans blasphème, n'avaient ni l'accent, ni l'allure de chrétiens, de païens, d'êtres humains, et qui beuglaient et plastronnaient si fort que je les imaginais créés par je ne sais quels manouvriers de la nature, et créés de travers, tant leur imitation de l'homme était abominable. Et que ceux parmi vous qui jouent les bouffons n'en disent pas plus que leur rôle écrit, car j'en connais qui rient tout seuls pour entraîner le rire de quelques spectateurs pauvres d'esprit au moment même ou telle ou telle question cruciale de la pièce se trouve en jeu. C'est une chose vile qui montre la plus pitoyable des ambitions chez le fou qui s'en sert. Allez vous préparer.

lundi 27 août 2007

let's pretend that it's Sunday

La chanson des lundis matins
difficiles

Damn! Oversleeping again
Damn! I can't believe I did it once again

I can make it in time
if I jump out of bed
if I skip to wear clothes
and get running instead
if I get on my feet
if I skip to hit snooze
if I don't care to eat
and get running instead
I can make it in time

Been oversleeping on Monday
I don't care let's pretend that it's Sunday


I'm from Barcelona - Oversleeping
We're from Barcelona (EMI, 2007)
www.myspace.com/imfrombarcelona

jeudi 17 mai 2007

J'avoue, ma perte me convient

[Bertrand Betsch @ Café de la Danse]

Il faudra bien le dire
il faudra bien en venir aux mots
à défaut d'en venir aux mains
le geste, je le retiens
le geste, ça n'est rien

J'aimerais ne pas laisser grandir le ressentiment
ne pas dévaler la pente des sentiments
si durement gravie
que mon corps s'en souvient encore par coeur
s'en souvient encore...

Il faut du temps pour oublier, se remettre à neuf
il faut du temps pour regagner de l'ignorance

J'aimerais ne pas laisser pourrir la situation
qui me fait le temps bien long
j'aimerais sortir de cette cervelle de plomb
qui ne me sert que de poids
me maintient au sol
imbécile toiture molle

Il faut du temps pour fatiguer les souvenirs
qui, groupés, reviennent médire, me railler
il faut du temps pour enfin fléchir les volontés
il faut du temps pour regagner de l'ignorance

Impatient, je guette mes absences
j'avoue ma perte me convient
j'applaudis a mes défaillances
conscience ne m'est d'aucun soutien
la vérité ne me vaut rien
je renoncerais au sens
ainsi qu'à toute science
pour un seul moment d'absence

Paupières closes je laisse dans le flou
les choses prendre de l'avance
volontiers je myoperais tout
et perdrais connaissance
pour un seul moment d'absence


Bertrand Betsch - Pour un seul moment d'absence
La soupe à la grimace (Lithium, 1997)
www.myspace.com/bertrandbetsch