jeudi 7 janvier 2010
mardi 3 novembre 2009
Mon seul pouvoir magique
(en même temps, c'est la raison d'être de ce blog)
Je sais faire tomber la neige
Elle te couvrira les épaules
De son parfum humide elle te rafraîchira
Et tes cheveux deviendront bleus
Je sais faire tomber la neige
Et d'autres objets brillants
Qui peuvent s'offrir et s'envoler
Comme du papier d'argent
Je sais faire tomber la neige
Et faire gronder le vent
Repousser les ennemis loin de toi
Eviter les flèches trompeuses
Je sais faire tomber la neige
Et te faire rire aux éclats
Soigner du bout des lèvres
Tes gerçures et tes plaies
Je sais faire tomber la neige
Assourdir les fracas du dehors
Faire du bruit de nos pas
Des rythmes parfait pour nos coeurs
Je sais faire tomber la neige
C'est mon seul pouvoir magique
Je le donnerai à mon ennemi
Quand tu viendras vêtue de blanc

mardi 6 octobre 2009
Sinon, il n’y aurait rien
Dans ses BB Sides, Bertrand Betsch s'y est essayé...
et c'est très réussi.
On pourra déplorer que ce blog ne fournisse aucun moyen d'en convenir, pour qui ne possèderait pas l'album.
Certes.
On pourra également objecter que le poème de Paul Eluard n'est pas en vers.
C'est vrai aussi.
Il n’y aurait rien
Pas un insecte bourdonnant
Pas une feuille frissonnante
Pas un animal léchant ou hurlant
Rien de chaud rien de fleuri
Rien de givré rien de brillant rien d’odorant
Pas une ombre léchée par la fleur de l’été
Pas un arbre portant des fourrures de neige
Pas une joue fardée par un baiser joyeux
Pas une aile prudente ou hardie dans le vent
Pas un coin de chair fine pas un bras chantant
Rien de libre ni de gagner ni de gâcher
Ni de s’éparpiller ni de se réunir
Pour le bien pour le mal
Pas une nuit armée d’amour ou de repos
Pas une voix d’aplomb pas une bouche émue
Pas un sein dévoilé par une main ouverte
Pas de misère et pas de satiété
Rien d’opaque rien de visible
Rien de lourd rien de léger
Rien de mortel rien d’éternel
Il y aurait un homme
N’importe quel homme
Moi ou un autre
Sinon il n’y aurait rien.

Le monde n'est rien
juste un château de sable que le vent
à tout moment
d'un seul souffle
peut emporter
Le vide n'est pas autour
il est à l'intérieur
et il ne demande qu'à grandir
L'estourbir sous des tonnes de mélodica
est un bon moyen de le contenir.
A la fin cependant il fait entendre
son écho absurde
lundi 11 mai 2009
If I could write poetry

- feat. Sébastien Schüller, Dominique A, Chapelier Fou,
Casiotone for the painfully alone, Ladytron -
est en ligne.
mercredi 24 décembre 2008
White Christmas
avec des flocons...

Puis-je vraiment avec (seulement) 2 pochettes dire que j'alimente la rubrique 'crossed covers' de ce blog? Allez, disons oui. D'une part parce qu'il suffit d'être deux pour dialoguer. D'autre part parce que c'est une rubrique participative, destinée à être complétée par vous, amis lecteurs.J'en profite pour glisser que cette pochette de Weezer reprend une estampe d'Ichiryusai Hiroshige (1797-1858), contemporain d'Hokusaï. Elle est extraite de la série des "53 étapes de la route du Tokaido", route reliant Kyoto à Edo.
(cf. l'original ici, par exemple)
Weezer - Pinkerton (Geffen, 1996)
Ichiryusai Hiroshige - Kambara: Night Snow (1933/34)
Vivian Girls - s/t (In the Red, 2008)
Glass Vegas - s/t (Columbia, 2008)
mercredi 25 juillet 2007
Nos révolutions intérieures, nos capitulations extérieures

comme un château de cartes en béton armé
nos bras tendus avec nos poings au bout
lucides sur notre propre médiocrité
conscients de la menace
Juste pouvoir se regarder, pendant des heures et même après,
en face
Je me fous de ce qu'ils pensent, de ce qu'ils disent, de ce qu'ils sont
de cet espoir qu'ils écrasent, de ces illusions qu'ils pourrissent
J'ai encore envie de croire, j'ai encore envie de rêver
qu'on peut aller quelque part, avec quelqu'un à coté
Nous construirons quelque chose ensemble, je te le promets
nous repeindrons les murs de la couleur qui nous arrange
nous choisirons tous les objets de préférence abandonnés parce qu'ils auront vécu
nous en ferons un décor, une amélioration, un aménagement du regard
point de départ à cette longue improvisation
Etablir une correspondance entre nos actes et nos idées,
nos révolutions intérieures, nos capitulations extérieures
Réinventer au jour le jour, changer de rue dans mon parcours quotidien
Savoir que si je parle, je ne dis rien qui n ait déjà été entendu et rabâché
écrit ou lu, à la minute où j'y ai pensé
Malgré tout ca, voir en grand
Réflechir aux bons moments que l'on ne retient pas
Qui finiront par manquer, à la minute où j'y ai pensé
Malgré tout ca…
Malgré tout ca…
J'ai encore envie de croire, j'ai encore envie de rêver
Juste pouvoir se regarder, pendant des heures et même après,
en face
dimanche 27 mai 2007
Anything can happen in life (especially nothing)
Anything can happen in life -especially nothing, mainly nothing.
Once you know that, you're fine.
Once you know that, you can retire.
Set your clock by your heart.
Work's over-rated and it will kill you.
Finish nothing you start
and start nothing you think you'll continue.
I'm disaffected now.
I'm disaffected now.
And to this model I've kept.
I surface at 3 in the clothes that I slept in.
And though I'm drowning in debt,
I'm richer through all the things I'm rejecting.
And in a rare, certain light,
I have a strange charm, I think you'd like me.
And the rain brings me out.
The rain makes me happy.
I'm disaffected now.
I'm disaffected now.
Set your clock by your heart.
Work's over-rated and it will kill you.
mardi 12 décembre 2006
I want total peace of mind
I want total peace of mind
To leave the hurting world behind
I'm not scared; I swear I'm free
It may collapse the fear
That burns to bring the worst from me
Much too smart to sound uptight
Not to cheat what I deserve
Nothing hidden and nothing wasted
So far from dead, frustrated
Too smart to ask for more
This is all I've waited for
Nothing hidden and nothing wasted
Nothing past the love I've tasted
It's wrong but right: magic change
I finally hurt to live on up to this name
Not right; it never changes
When finally hurt to live on up to this thing
III (Domino, 1991)


