mardi 5 novembre 2013

The world is yours

Ce week-end de Toussaint aura été bien rempli, ne serait-ce parce qu'il est synonyme depuis trois années maintenant de Festival Pitchfork.
J'avoue y être allé un peu en dilettante, de quoi assister à des concerts plaisants (youth laggoon, jagwar ma, baths), tripant (colin stetson), ébouriffant (deaf heaven, qui était vraiment LE groupe que je voulais voir) et transcendant (la claque Darkside).


Pas de photo pour le moment, mais ça viendra peut-être
(ça dépend de ce que le webzine met en ligne)

Sinon, côté cinéma : 'Scarface', que je n'avais encore jamais vu !
De quoi comprendre d'avantage en quoi ce film a pu devenir culte à ce point dans les banlieues ghetto (le côté "the world is yours", le code de conduite de Tony Montana... et le caricatural aspect "touche pas à ma soeur" ?).

Trêve d'analyse bancale, si on parle "références" et "liens" maintenant :

- Clairement, le morceau dont s'est inspiré Daft Punk pour "Giorgio by Moroder" est le morceau d'intro de Scarface (par le même Moroder donc)

- J'ai trouvé que le personnage de Michelle Pfeiffer préfigurait le rôle de Sharon Stone dans le génial 'Casino' de Scorcese.


- A croire qu'il est décidément difficile de raccrocher, dans le milieu de la drogue : Certains acteurs sont également au casting de Breaking Bad. Ca sent le clin d'oeil.


 Un peu plus tôt, j'avais cédé à la pression (affiches + bouche-à-oreille) qui dictait d'aller voir Gravity. Bon, et bien oui, il faut aller voir Gravity, j'y souscris sans la moindre réserve !

/!\ Spoiler /!\


Le film place le spectateur en immersion, à tel point qu'au sortir de la salle, on a vraiment l'impression d'avoir séjourné dans l'espace, et d'avoir appréhendé pratiquement les règles physiques en vigueur là-haut. Le cadre et le contexte donnent lieu à des images inédites, d'ailleurs filmées en étant libéré de toute notion d'horizontalité et verticalité.

J'entends dire que le scénario est léger. Intellectuellement, on peut effectivement le réduire à une succession de "trajets" d'un point A à un point B. Les péripéties sont cependant multiples, et les instants critiques nombreux, d'autant, que, ouais, en effet, dans l'espace, toute erreur d'appréciation dans un déplacement peut s'avérer définitive, et tout mouvement imprimé perdure indéfiniment.

Le jeu de Sandra Bullock est particulièrement juste, surtout dans les instants où la peur (de dériver à jamais, de se voir mourir) la domine. Des émotions qui s'entendent, plus qu'elles ne se voient.

Rien à redire sur la fin non plus, réussie sur le plan de la narration comme celui de la symbolique.


Pour prévenir toute déception, disons qu'il ne faut juste pas s'attendre à voir un film d'action, ou encore une oeuvre de la dimension de 2001.

Scarface, Brian de Palma (1983)
Gravity, Alfonso Cuarón (2013) 

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